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Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


25-27 juin 2021 Witiker Backyard Ultra

Tout d'abord, qu'est-ce qu'une course Backyard ? La règle est des plus simple. Il s'agit de courir un parcours de 6,706 km en moins d'une heure. Et on remet ça l'heure suivante. Et l'heure suivante... etc... Il faut savoir gérer son effort et sa fatigue. Il y a ceux qui vont assez vite pour bénéficier de temps pour se reposer voir dormir une dizaine-quinzaine de minutes et il y a ceux qui vont tourner assez lentement pour juste avoir le temps de se ravitailler, aller aux wc, éventuellement apporter quelques soins au corps avec un minimum de temps, afin que le corps ne se refroidisse pas trop. 

Si le tracé est plat, cela peut durer très longtemps... la meilleure marque est tenue par le Belge Karel Sabbe en 2020 avec 75 tours effectués, donc durant 75 heures d'affilées, il a fait son tour de 6.706 km, ce qui fait 502.95 km au total. Il a arrêté, car une autre règle indique qu'il faut au minimum 2 coureurs en course. Si un des deux arrête ou n'arrive pas à finir son tour dans l'heure, le coureur n'a plus qu'un tour à faire, comme un tour d'honneur, pour être déclaré finisher et vainqueur. Tous les autres coureurs ayant arrêté avant sont déclarés DNF, did not finish, non finiher. 

La meilleure femme sur ce genre d'épreuve est l'Américaine Courtney Dauwalter, avec 68 tours, soit 456 km. Contrainte de s'arrêter après 68 tours, car le coureur encore en course avec elle, Harvey Lewis, s'est arrêté au 67ème tour. Ses 68 tours étaient du reste la meilleure performance mondiale avant que le Belge Karel Sabbe fasse mieux... aidé en cela par le 2ème meilleur coureur, Merijn Geert, son compatriote qui a tenu durant 74 heures. Donc pour essayer de battre le record, il vaut mieux y aller à deux et que chacun puisse tenir aussi longtemps que l'autre. Vous avez compris, c'est réservé à quelques coureurs exceptionnels de courir si longtemps.
C'est donc une course tactique pour athlètes ayant une endurance phénoménale. Il vaut mieux avoir un estomac à toute épreuve et ne pas être sujet aux bobos qui peuvent devenir un frein. 

Avec Julia, nous avons donc pris part à notre première course Backyard à Witikon, vendredi 25 juin. Départ à 18 heures, pour moi après une journée de travail et un lever à 5h28. J'ai opté pour un rythme contrôlé qui me permette d'avoir 6-8 minutes de repos couché sous une tente. On pouvait se tenir debout dans la partie centrale et nous avions chacun un côté pour nous coucher et déposer notre sac d'habits. Dans la partie centrale, nous avions une table avec nos propres affaires de ravitaillement personnel, nos boissons, les choses à avoir rapidement à disposition, comme la lampe frontale, des crèmes anti-échauffement, des gels et barres pour manger à l'emporter si le temps à disposition était utilisé pour essayer de dormir. 
Tout a assez bien fonctionné pour moi durant une quinzaine d'heures, soit dans la matinée de samedi. Puis j'ai commencé à courir à peine plus lentement car j'avais une grosse envie de dormir, étant debout depuis presque une trentaine d'heures. J'essayais de dormir mais je n'y suis jamais arrivé. J'ai longtemps tourné en 47-49 minutes. A l'arrivée, je buvais rapidement quelque chose, et je mangeais un peu. Il me restait alors entre 5 et 7 minutes à disposition pour me coucher. Notre tente était à une bonne trentaine de mètre de la ligne de départ. Mais il fallait soit passer sous une barrière métallique (qui enserrait le terrain de football transformé en camping, pour moi qui ne suis pas souple, ça n'était pas indiqué) soit il fallait contourner d'autres pavillons ou tentes et faire un détour. Cela coûtait vite une minute pour l'aller-retour. Avant chaque nouveau départ, des coups de sifflet  anonçaient le futur prochain départ, au 57, au 58 et au 59 de chaque heure. Je me levais au 58 et j'allais au départ. Je remplissais et j'emportais avec moi une petite bouteille de 1 dl de boisson hypotonique pour reboire en milieu de parcours. Chaque tour avait 120 m de dénivelé. Après 24 h, mon GPS indique 2916 m de D+. Cela raccourcit drastiquement la possibilité  de durer en comparaison d'un parcours plat.  
Durant la journée, j'ai pris une bouteille de 5 dl de boisson hypotonique en courant. Après 2 km, il y avait une fontaine et j'ai profité de rapidement me rafraichir en m'aspergeant la tête. Les cheveux mouillés donnent une impression de fraîcheur et la température corporelle redescend un peu. Cela me faisait le plus grand bien.

L'envie de dormir s'accentuant au fil des heures, quelques courbatures arrivant dans les quadriceps et sifflements dans les articulations des genoux, immanquablement, j'ai commencé à courir dans les 50-52 minutes. Plus trop le temps d'essayer de dormir, même pas toujours le temps de manger correctement les pâtes ou le risotto proposé à certaines heures. Je me suis mis à m'alimenter avec une barre ou un gel pris en courant. Un arrêt involontaire pour aller au wc en forêt me coûte 2 minutes dans le 20ème tour alors que je n'allais déjà pas très bien. M'étant fait des repères chronométriques à quelques endroits du parcours, j'ai vu que j'étais assez en retard et beau dernier. Avec le risque d'arriver hors délai. Je ne voyais personne devant moi à 300 m. Heureusement pour moi, le retour était principalement en montée et je montais mieux que beaucoup de coureurs qui privilégiaient la marche. J'ai donc forcé et j'ai rattrapé le temps perdu pour boucler un tour en 56 minutes. Mettre des gaz m'a permis de totaliser ce tour commencé. Cela m'a inévitablement coûté des forces et de la fatigue supplémentaire. Je voulais arrêté... J'avais toujours cette grosse envie de dormir, plus un certain ras-le-bol de sentir des douleurs aux genoux et aux quadriceps...même si ces douleurs étaient encore supportables. Julia m'a convaincu pour au moins finir les 3 prochains tours, donc rester en course pour les 3 heures à venir et boucler mes 100 miles, mon objectif premier.
Nous étions 49 au départ. On ne se rend pas vraiment compte des premiers abandons. 
Au 100 miles, donc après 24 heures, 24 tours de 6.706 km,  9 coureurs ont arrêté. Un classement est fait alors selon le nombre de tours effectués et le cumul du temps de chaque tour.
On peut donc constater la différence de temps entre le plus rapide et le plus lent des coureurs qui ont le même nombre de tours. Pour ceux qui ont fait 24 tours, il y a 2 h11 minutes de différence.
Une règle bizarre est le fait de ne plus pouvoir courir si on se retrouve seul. Imaginons que 2 coureurs veuillent essayer de battre le record. Un des deux est au plus mal et se rend compte qu'il ne pourra plus suivre et donc n'aura pas le record, car l'autre coureur a l'air encore assez bien. Il va peut-être abandonner pour empêcher l'autre de battre le record, à un tour près...
Le fondateur de ce concept, Lazarus Lake, un Américain n'a à mon avis pas réfléchi à toutes les subtilités pour permettre à quiconque, même seul, de courir jusqu'à épuisement total, sur ce principe d'un tour de 6.706 km en moins d'une heure et à perpète... s'il est le seul à pouvoir le faire. Il est donc impossible pour les meilleurs coureurs de prévoir combien de temps va durer la course, vu qu'ils sont tributaire d'avoir au moins un coureur qui puisse courir au même niveau.

Ce fut une première expérience pour nous et une découverte. Après course, si je devais reprendre le départ d'une autre Backyard, j'opterais pour un rythme de 53 - 55 minutes au tour, histoire d'avoir le temps de se ravitailler et juste s'asseoir quelques minutes éventuellement. Le corps se refroidirait moins et ce serait moins dur à repartir. Et se mettre dans la tête de peut-être passer 2 nuits... Choisir un parcours peut-être moins traumatisant pour la musculature, donc assez plat. Avoir son petit stand, chaise - ravito personnel à proximité immédiate de la ligne de départ - arrivée, pour éviter des pas inutiles et ne pas perdre du temps à se déplacer.
Avec une heure à disposition pour 6.706 km, le rythme paraît très lent... cela favorise les discussions entre coureurs. J'ai été très content de faire la connaissance d'une bonne douzaine de coureurs, en faisant une partie ou un tour complet à discuter. 
Julia a pris un rythme un peu plus lent que moi dès le début. Nous courons parfois des bouts ensemble et une fois un tour complet mais elle trouve que c'est un peu vite... donc je ralentis pour rester avec elle. Subitement, elle s'est sentie mal après avoir bouclé son 25ème tour. Nausées, maux de ventre, vomissements ou envie ensuite de vomir avec quasiment rien qui ne sort. L'estomac vraiment en délicatesse, elle n'arrive plus rien à avaler. Elle tourne alors 5 minutes plus lentement, en 56-58 minutes... Son aspect ne respire pas la santé, blanche de visage, je sais que pour elle ce n'est pas bon signe. Après son 28ème tour bouclé juste sous les 58 minutes, elle reprend le départ mais va devoir rapidement se mettre à marcher. Sur la ligne de départ-arrivée, après 1h05, nous commençons à nous faire du souci. Un cycliste part à sa rencontre, elle va finir le tour sur le vélo en plus d'une heure quinze, le cycliste finissant en courant... Hors délai, ce 29ème tour n'est donc pas compté.
Nous sommes assez satisfaits de notre prestation, je totalise 24 tours, je suis classé 20ème, nous sommes 9 à avoir réalisé 24 tours du 15ème au 23ème. Julia termine en 7ème position, avec 28 tours, soit 187,768 km, c'est dommage pour elle d'avoir eu ces problèmes d'estomac, je la voyais courir encore la nuit entière. Mais l'alimentation fait partie de la course intégralement en ultra, des fois ça va bien et d'autres fois moins bien. Certains ont des problèmes à chaque fois, et d'autres digéreraient même des clous.
A refaire ? La question reste ouverte... 
Les résultats https://backyardultra.ch/live/ 

News postée le : 27.06.2021

Swiss Canyon Trail 112.3 km et 5500 m de dénivelé annoncé

Samedi 4 juin, 5 h du matin. Il pleut des cordes sur le stade d'athlétisme de Couvet. Je n'ai pas enfilé ma veste de pluie, car je sais qu'on a tout de suite trop chaud. Et qu'on perd forcément du temps à l'enlever et à la ranger dans le sac. Il pleut à rendre les routes en ruisseaux. Impossible de ne pas avoir les pieds mouillés très rapidement. Ceux qui les auraient eu en quittant l'asphalte après les 2 kms de chauffe servant à décanter le peloton, les auront rapidement dans les champs. 

Je fais un début de course comme souhaité, dans mes temps de 2019. Je sais qu'il ne faut pas trop partir vite sur ce parcours exigeant jusqu'à la fin. Je me sens très bien, sans fatigue apparente liée à mes 4 étapes courues à la Geh-Heim Lauf de dimanche à mercredi. Je prends quelques risques à courir vite dans les descentes du début, sur un tronçon asphalté, ou sur chemins forestiers. Après 40 km commence la descente du Chasseron sur Vuiteboeuf. Je ne sais pas si c'est le froid relatif qui règne sur les hauteurs, j'ai comme des crampes dans les muscles des bras. Et je sais ce que ça signifie pour moi.... Souvent, ce sont des crampes ensuite aux jambes, principalement à l'intérieur de la cuisse. Et Bingo, je gagne au loto. Une crampe bien forte me tétanise l'intéreur de la cuisse gauche. Je sors mon sel illico presto et sale abondamment l'intérieur de ma paume. Une bonne léchée, à l'image des vaches sur leur pierre salée, et je peux repartir. Je vais répéter l'opération 2 fois en descendant, sentant que ça va peut-être revenir. Mais je vais être tranquille avec les crampes pour le restant de la course.

Mon dessous de pied droit commence à s’enflammer dans cette descente assez raide où on peut aller assez vite. Dans la montée encore plus pentue qui suit qui mène aux Monts de Baulme et à l'Aiguille de Baulmes à 1580 m d'altitude, la pression sur l'avant du pied est forte. Cela me brûle d'autant plus vite à ne pas trop comment savoir poser mon pied. À mon avis cette ascension est la plus exigeante, après le Soliat et le Chasseron, les 2 précédents sommets. Et la descente qui suit est très aérienne à l’entame et très technique, d'autant plus cette année car elle est très très glissante après la pluie diluvienne qui nous a arrosé depuis le départ à 5 h du matin. J’imagine que je boite en courant davantage sur la jambe gauche car le mollet devient dur au point de m’inquiéter sérieusement. Il va se détendre quelques heures plus tard avec les 40 derniers kms moins traumatisants du parcours à partir de Noirvaux. Là après une descente depuis le Chasseron dans sa pente Nord, faite en mode équilibriste et ponctuées de nombreuses glissades,vu la forte pente sur un terrain terreux détrempé, j’avais des pensées à me faire couper le pied. J'arrive à Noirvaux un peu dépité. 

Jusqu’à l’arrivée j’en ai souffert hormis les trop rares tronçons boueux de la fin du parcours. 

Je vois défiler une bonne trentaine ou quarantaine de coureurs pour la 2ème partie de la course. C'est du moins l'impression que j'ai après la course. Mais en consultant la situation de temps et de rang disponibles après course, je me rends compte qu'au début j'étais 117ème au classement après 12 km et que je suis remonté au mieux à la 86ème place avec une fluctuation entre la 86ème et la 93ème le plus souvent. Ce qui veut dire aussi qu'il y a ceux qui vous dépassent et s'arrêtent longtemps aux postes de ravitaillements. C'est vrai que certains, ou certaines m'ont dépassé plusieurs fois. Et il y a aussi quelques abandons j'imagine ou ceux qui s'arrêtent de si longs moments qu'ils n'arrivent plus à rattraper ensuite. Bref, pour en revenir à mes pieds, je dois trop chercher comment les poser, car le gauche commence aussi à me faire sérieusement mal. Forcément ça limite quand même pas mal le rythme. Un moment donné, j'ai pensé lever le pied, couper l'effort et finir pour finir, en essayant de me ménager et surtout en espérant que j'aie moins mal. Mais j'avais une envie de podium de catégorie sur cette course, et pourquoi pas viser la 1ère place. Donc, ça me relançait dans ma motivation à tenir malgré tout, du mieux que je pouvais. Après avoir été largement rattrapé, c'est moi qui arrive à revenir sur 4 coureurs sur les 4 derniers km, dont un à 500 m de la ligne. Ma motivation était aussi d'améliorer mon chrono de 2019. Réussi pour 2 minutes. Les descentes boueuses nous ont fait perdre du temps car il était difficile de rester debout, et nous freinaient malgré notre meilleure volonté de bien faire.

J'étais toujours très rapide aux ravitaillements, ça me permettait de rester au contact avec quelques coureurs, qui prenaient davantage de temps, qui pétouillaient selon moi...

Au final, 89 eme et 2 eme de ma catégorie sur 600 coureurs au départ. Je me suis parfois haï de supporter ces douleurs au lieu d’arrêter. Mais si on vise un résultat et que malgré des problèmes on est toujours quand même dans le coup, le choix se fait de lui-même, il faut rester en course et serrer les dents. Mais j’ai pesté ma rage de souffrir quand ça devenait vraiment trop douloureux. Cela dépendait beaucoup de la nature du terrain. J’avais pourtant testé mes semelles et chaussures ces derniers temps. Jamais cette année ces semelles ne m’avaient fait souffrir. J'ai fait différentes compétitions sans avoir de véritables problèmes. Mais des montées et descentes raides sur plusieurs heures ont vite fait de m’enflammer le nerf "Morton", qui m’embête depuis 2016. Peut-être qu'il aurait été judicieux cette année de courir avec les bâtons de trail, pour gagner en équilibre dans les descentes glissantes. Cela aide aussi à monter et peut-être que la pression sur les pieds auraient été moins forte ? A voir... 

Finalement, je suis très content d'avoir tenu le coup. Ça me ralentissait quand même pas mal d’avoir mal. Et si on arrête à chaque fois qu'on a mal, on risque de ne plus finir de courses, en ultra-trails, ou ultra-marathons. Ce qu'il faut savoir !
A bientôt

News postée le : 06.06.2021

Geh-Heim Lauf Freudenstadt/D, du 30 mai au 5 juin

Profitant d'une semaine de vacances, de mon vaccin anti-Covid et d'une belle envie de courir dans la Forêt-Noire, je suis allé courir les 4 premières étapes... jusqu'au 2 juin, en essayant de ne pas me donner à fond. Enfin... avec un dossard sur le ventre, forcément qu'on est à fond de temps en temps. De magnifiques parcours, une météo parfaite, c'était une belle mise en jambe pour refaire un bond fond de volume. La première étape à 2 minutes du 1er, la 2ème je gagne, la 3ème on décide de la faire ensemble avec Sascha, le gars avec qui je me tire la bourre.et la 4ème je finis 2ème derrière Dominique, un coureur venu faire 3 étapes dès ce jour. Après un jeudi à paresser avec les jambes surélevées et à me reposer au maximum, j'ai senti vendredi 3 juin que la forme devrait être similaire pour les 112.3 km du Swiss Canyon Trail du samedi 4 juin.Enfin, c'était mon impression.
Les étapes faisaient 46, 48, 46 et quasi 50 km et entre 700 et 900 m de dénivelé à chaque fois mais avec des profils bien différents. Parfois en 3 bosses bien pentues pour la 1ere étape, et un faux plat montant sur 40 km avant un dernier becquet de 360 m environ de dénivelé sur 2 km maximum pour la 4ème étape. 
Une belle ambiance au long de ces 4 jours. J'ai regretté de ne pas pouvoir finir la course, mais je voulais aussi honorer mon dossard du Swiss Canyon. Lisez la suite dans la nouvelle qui suit.

News postée le : 06.06.2021

HARD 100, Zunzgenberg BL, 100 km et 1450 m de dénivelé

Samedi, sur la montagne de Zunzgen (Zunzgenberg, à proximité de Sissach, BL) nous avons couru la course de 100 km "HARD 100" Parcours en boucle, 20 x 5 km, très vallonné avec 2/5 de routes asphaltées et 3/5 de chemins forestiers. 

1450 m de dénivelé au total avec 4 montées distinctes et 2 descentes assez casse-pattes par tour. Ce qui nous obligeait à de fréquents changements de rythme. Une montée avec pas mal de cailloux apparents nous demandait d'être attentif afin de ne pas trébucher et de choisir la meilleure ligne. Temps très agréable jusqu'à 14 h, puis dégradation avec du vent et une petite pluie fine qui incite la plupart des coureurs à enfiler une veste.
Très fortes crampes dans les jambes pour moi après la course. Je peux la résumer ainsi: Tempo régulier durant 50 km que je passe en 4h53. Léger moins-bien ensuite, avec des douleurs dans le genou gauche spécialement, dans les descentes sur asphalte. Ce qui me freine. Depuis le 70 ème km, je cours 4 tours au contact de Claire Bannwarth, pas au mieux ce jour pour des douleurs au niveau du fessier. Cela me relance car j'étais en train de me laisser un peu aller. Je refais du 10 km/h pour les 10 derniers km, en relançant sans cesse. Je fais mon kikomètre le plus rapide du 98 au 99ème. Le dernier étant en côte et avec la montée caillouteuse, le rythme cardiaque battait peut-être même encore plus fort, mais le rythme était forcément plus lent. Cela me fait toujours bien plaisir de finir à fond. J'ai réalisé au passage des 90 km, que je n'avais pas envie de faire 10h30 ou juste dessous, si je continuais sur mon rythme. Donc j'ai accéléré et me suis motivé pour aller le plus vite possible. Une "bizarrerie chronométrique" nous a tous gratifié de 32 ou 33 secondes supplémentaires par rapport au temps qu'on nous a annoncé à l'arrivée et aux résultats. D'ailleurs nos montres donnaient à quelques secondes près, le temps annoncé à l'arrivée. Pour moi 10h21.33

Julia Fatton gagne la course en 9h38.02. La 2ème des 24 h Freelap EspaceVal Couvet, Claire Bannwarth, fait 11h01.23. Elle était en difficulté avec des douleurs dues probablement à une surcharge d'entraînement (1354 km en avril)

Je termine 4ème, 3ème homme en 10h22.13. Pas très bien cette semaine et encore moins après ma 2ème dose de vaccin contre le Covid reçue mercredi, ce résultat m'a convenu sur ce parcours exigeant mais de toute beauté.

Une course de 50 km a aussi eu lieu avec le vainqueur, Severin Lang, qui réalise un très bon chrono en 3h19.28

Les résultats: https://www.mso-chrono.ch/fr/results/1514-hard100/dashboard

News postée le : 16.05.2021

24 h Freelap EspaceVal Couvet des 24 & 25 avril de 12 h à 12 h

Comme les courses tombent à l'eau en raison du Covid et que nous ne faisons pas de natation, nous avons décidé d'organiser le Covid... euh, le coup,.... vide de tout regret de ne pouvoir courir où on voulait participer.

13 coureurs dont 4 femmes. Je crois que tout s'est bien passé. La météo a joué au yoyo en nous donnant des coups de chaleur le samedi après-midi et le froid glacial durant la nuit descendant vers les 5-6 h du matin proche du zéro degré. Beat a vu de la glace sur sa table.
De magnifiques performances, de belles batailles. Claire Bannwarth qui mène le bal durant 22 h, Julia Fatton tout en métronome refait son retard de 10 km aux 12 h en 10 h de temps, toujours régulière et remonte d'abord Dominik Erne 5 km devant elle aux 12 h, puis donc finalement Claire Bannwarth, qui a bien impressionné. Tout comme Julia, avec son rythme sous contrôle,

Le chronométreur Freelap m'a toutefois envoyé le commentaire suivant :
il faudra quand même noter que Julia a légérement faibli entre le premier et le 573 ème tour:

Tour 1:     2 minutes 30 secondes 24 centièmes
Tour 573:  2 minutes 30 secondes 40 centièmes

Sans commentaires...

Fidèle à mon habitude de donner le maximum à la fin, j'ai fini très fort la dernière demi-heure, après avoir déjà repris un rythme plus élevé à 1h45 avant la fin, suite à une accélération de Matteo Tenchio qui me suivait au classement.
Alors que Julia, Dominik et Mattéo comptabilise chacun 37 tours, Claire 36, j'ai le meilleur score pour la dernière session de 1h41 avec 38 tours. 

Voici un reportage de Sandra Stehli de CanalAlha, présente sur les lieux durant 24 h, de l'émission Canal Sportif
https://www.canalalpha.ch/play/le-canal-sportif/episode/22493/stephane-frossard-pilote-de-moto

et celui de Margaux Deagostini de la radio RTN :
Une course hors du commun - RTN votre radio régionale

Bientôt quelques articles de journaux en complément.
Les Résultats
1 Julia Fatton 229.345 km
2 Claire Bannwarth 228.424 km
3 Dominik Erne, 1er H, 223.084 km
4 Christian Fatton, 2è H, 196.443 km
5 Matteo Tenchio, 3è H, 188.417 km
6 Eusebio Bochons, 4è H, 149.799 km
7 Marc Graf, 5è H, 148.518 km
8 Emilia Rais, 3ème F, 143.399 km
9 Beat Knechtle, 6è H, 132.918 km
10 Edda Bauer, 4ème F, 103.682 km
11 Pierre Fournier, 7è H, 91.748 km12 Roland Barbezat, 8è H, 88 km
13 Markus Jörg, 9è H, 64 km
Bravo à tous les participants, dont 2 faisaient la découverte de ce genre d'épreuve, dont Pierre, qui normalement fait du 800 m en 2 minutes...et qui n'avait donc pas l'entraînement adapté. Mais puisqu'il ne trouvait pas de compétitions sur stade ouvertes aux amateurs, il s'est lancé... Quel Courage ! Non, de l'inconscience, m'a-t-il dit. Certainement un peu des 2, j'ai souvent réfléchi à ce qui nous poussait dans ce genre de course. On souffre, on se dit plus jamais, mais après la course ou le lendemain, on sait déjà qu'il y en aura d'autres.
Merci à tous nos bénévoles qui nous ont permis de courir le Jour J, ils ont été aimables en plus à nous encourager et ont fait un travail indispensable et donc très apprécié.

Un grand merci à Freelap SA, à EspaceVal de Couvet et la Commune de Val-de-Travers pour leur soutien généreux, ainsi qu'à LBG Génie Civil et DUV Statistik et CDS Automobiles.
A remercier aussi les médias CanalAlpha, la radio RTN, les journaux Courrier du Val-de-Travers hebdo et ArcInfo.

 

 

News postée le : 26.04.2021

Canal Alpha, la TV régionale de NE-JU-JUBE et Yverdon parle des 24 h Freelap Espace Val Couvet

https://www.canalalpha.ch/play/le-canal-sportif/episode/22451/christian-et-julia-fatton-organisateurs-des-24h-freelap-espaceval

de samedi 24 à midi à dimanche 25 avril à midi.
Merci à Canal Alpha et Thierry Siegfried

 

News postée le : 22.04.2021

Noiraigue-Lucerne et Tour du lac des 4 Cantons en 7 jours

Durant nos vacances de Pâques, nous nous sommes rendus à Lucerne en 3 jours en courant, 179 km en utilisant au maximum les pistes cyclables ou les sentiers pédestres quand ils longeaient l'axe d'une route assez directe.
Ensuite, en 4 jours, nous avons fait le tour du lac des 4 cantons, à la marche et à la course, selon l'état des sentiers, notre envie du moment et les conditions hivernales revenues. Bientôt, sous Expérience--Tour d'entraînement particulier, un résumé avec quelques photos de notre périple. 335.5 km et 4790 m de dénivelé, avant de faire un 51 km à fond quelques jours plus tard. Il faut bouger pour garder la forme, alors on essaye de bouger...
Je mettrai le lien pour faciliter la recherche.
Christian Fatton - Noiraigue-Lucerne et Tour du Lac des 4 Cantons en 7 jours, du Vendredi Saint 2 avril au jeudi 8 avril 2021

A bientôt

News postée le : 11.04.2021

30.01.21 100 km des coureurs fous

Samedi nous avons pu nous offrir un petit luxe par ces temps moroses en prenant part à une compétition de 100 km. Tout en respectant les mesures sanitaires en vigueur...

Nous aurions dû être 10 au départ, nous étions 9 en 2 groupes. 6 ont terminé l'épreuve de 10x10 km = 100 km
La météo n'a pas été tendre avec nous mais le plaisir de pouvoir faire une compétition était plus fort que tout pour rester jusqu'au bout et en profiter pleinement.

C'est cela le petit luxe... La forme était similiaire à celle que nous avions à fin décembre aux 6 heures "Auf der Hard" de la région de Bâle campagne.(Julia avait 68 km en 6h, moi 62 km. Elle gagnait le scratch, je faisais la 3ème perf sur une dizaine au départ aussi)
Un parcours de 10x10 km varié. Le 1er tour sans vent et sans pluie, puis ça a bien changé. Le froid m’oblige à me changer après 70 km atteint en 6:59:40, mouillé jusqu’à l’os. Le vent de face ou de dos nous faisant faire des écarts de 40-50 secondes par km. J’étais content d’atteindre l’arrivée après mes crises de douleurs aux genoux de début janvier. J’ai levé le pied question course ces 2 dernières semaines pour compenser par du skating et de la peau de phoque. Au final, 10h24.32, ça me convient très bien au vu de la météo et de l'orthopédie !!!

Julia, avec qui j'ai couru les 20 premiers km, fait 9h27. Une métronome comme à son habitude. Quelques arrêts prématurés de 2 coureuses et d'un coureur.
https://statistik.d-u-v.org/getresultperson.php?runner=4910 

News postée le : 01.02.2021

RTS la 1ère,

Une émission qui parle de plusieurs problématiques liées à la dépendance au sport, et à ce monde fait de sponsoring, de médias, de résultats, qui le complètent. Ce petit monde auquel on est perçu et auquel aussi on s'identifie. Bonne écoute!

https://www.rts.ch/play/radio/quinze-minutes/audio/quinze-minutes-dans-la-tete-des-sportifs?id=11882281

Cliquez ici pour accéder au podcast ce lien n'a plus l'air de fonctionner

News postée le : 17.01.2021

Forum de la RTS du 10 janvier 2021, L'invitée Sport Mélanie Hindi

Forum de la RTS du 10 janvier 2021, L'invitée Sport, Mélanie Hindi nous parle de la santé mentale des sportifs

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/linvitee-sport---melanie-hindi-a-propos-de-la-sante-mentale-des-sportifs?id=11865688

News postée le : 11.01.2021

RTN, avec Armelle, La Petite Vadrouille du 22.12.20

https://www.rtn.ch/Scripts/Index.aspx?id=5335104

Le grand plaisir d'avoir rencontré Armelle de RTN

 

News postée le : 23.12.2020

Âpre est le marathon, Satire de partout, suivi de Inspirations poétiques aux sueurs pédestres

Le 5ème livre issu des limbes de mon cerveau et de mes observations a paru le 26 novembre 2020 aux éditions Jacques Flament alternative éditoriale.
https://www.jacquesflamenteditions.com/453-apre-est-le-marathon-satire-de-partout/

Ce livre est assez inclassable selon l'éditeur et pour un libraire déjà livré, il paraît que c'est très bien ainsi !

Ce livre est en fait 2 livres en un. Âpre est le marathon, Satire de partout constitue la première partie. C’est à tendance satirique pour me moquer de certains aspects du sport, l’ultra ou la course principalement. Le titre est en fait une holorime, une autre consonance pour vous dire Après le marathon, ça tire de partout. Vous voilà fixé sur une des particularités de mon livre. Autant la première partie que la 2ème, Inspirations poétiques aux sueurs pédestres comportent des holorimes, diverses sortes de rimes, des rimes babebines, des oxymores, des petits textes jouant à fond sur les sonorités et des petites réflexions en prose, pour varier le rythme et des changements bienvenus aux pages, afin de vous provoquer quelques sourires. Quelques poèmes sont d'inspirations fortement biographiques, vous les découvrirez vous-même, certains donnent la précision du déclencheur d'idées.

Exemples : Pathologie, Moi mon étranger, La tarte démo, Mon premier cône (vous allez lire celui-là avant les autres précités... hahaha, et j’en passe)

Un poème presque sans fin "Pars Olé ! Muse Zick m'inspire en courant" (le titre étant aussi une holorime) est issu de mes sensations éprouvées au long de mes entraînements ou des compétitions d'ultra-marathon.

Un autre parle d'hallucinations (voir Bouffonneries hallucinatoires de randonnées alpestres, dont l’idée m’est venue lors du SwissPeaks 360 km et 26'600 m de dénivelé d'Obergoms au Bouveret. Sur de telles distances en non-stop où on rabote les heures de sommeil–> 5h30 à dormir pour moi en 7 fois pour 112 h d’effort, bonjour les hallucinations !)

Quelques combles traitant de sport, dont un texte avec la marque des nombreuses chaussures de course (oui les Crocs aussi) en sous-entendu. Et mes petites réflexions sur ce qu’est l’extrême.

La 2 ème partie "Inspirations poétiques aux sueurs pédestres" comporte 4 chapitres. Les textes vont des plus récents aux plus anciens. Deux poèmes donnent la forme d'un regard ou d'un objet, pour accentuer le propos. (Regards à coeur ouvert dans Parfums de vie et Rien n'est jamais vain dans Vu dans mon jardin) Vous y trouverez « Parfums de vie » dont les idées viennent de faits divers, de l’actualité, de généralités etc…
Dans « Vu de mon jardin », des choses ayant trait à la nature, des observations, des sensations, des rêves, des réflexions, parfois en fable si j’ose dire, etc…

Dans le chapitre "Sonorités musicales" je revisite la définition de chaque lettre de l'alphabet, j’ai une "digression de chiffres" qui donne de curieuses mathématiques, je vous parle des divers membres de ma famille agrandie et imaginée pour l'occasion dans « Diffamie, dit famille » (oui diffamation, voir l’explication dans le livre). « Mes définitions » vous feront rentrer dans ma logique parfois un peu étrange. Enfin, ma dictée « Les jours de la semaine » vous fera à coup sûr faire des fautes d’orthographe. Deux versions se côtoient en parallèle. Etc…

Le 4ème chapitre vous fera découvrir mes «Singuliers pluriels » destinés à ricocher dans votre esprit avec de biens étranges pluriels.
Exemples : Du saut à ski - des os tassent qui, La gym artistique – l’échine arthritique, Un pro a signé, des preux assignés, La grimpe - legs reins pieux, Mon lama - mêle amas (de salive), Un shampoing - des chants à la pelle, Ce monde - s'émonde, Une passion - dépasse sillons, etc… sur 54 pages de voyages dans de curieux pluriels, mais non dénué de sens ou d'élan à nous faire réfléchir.

334 pages de pur bonheur (élément marketing, attention ? Non, c'est la vérité (:-)

Vous découvrirez, toute la complexité de ma "Pathologie", le premier poème qui suit le prélude de la 2ème partie, moi tiraillé par les mots, les syllabes, les sonorités, les vérités et ses contrevérités tout aussi véridiques…

Votre curiosité a été titillée ? Suivez le lien, ça en vaut la peine, commande en ligne chez l’éditeur https://www.jacquesflamenteditions.com/453-apre-est-le-marathon-satire-de-partout/
ou dans les librairies de la région neuchâteloise, ou sur commande dans les librairies. Merci d’avance pour votre intérêt. Bonne lecture à vous !

News postée le : 06.12.2020

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