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NOUVEAU LIVRE !

ULTRA RUNNING MAN

 

LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


2018.05.20 Trail des Allobroges, 67 km, 4800 m environ de dénivelé

Dimanche matin à 5h, à Bellevaux, hameau situé à une vingtaine de km de Thonon-les-Bains, dans la vallée du Brevon, j'ai pris le départ du Trail des Allobroges. Environ 160 coureurs au départ, je termine 23ème du scratch et 2ème V2 en 10h18.04. http://live.l-chrono.com/raceevent/trails-du-brevon-2018/

http://trailsdelavalleedubrevon.weebly.com/

J'étais vraiment content de mes sensations et du résultat, seulement une semaine après l'Ultrathlétic Ardèche. J'étais bien un peu limite au début dans les descentes, j'avais l'impression que mes jambes n'étaient pas encore très fortes, mais ça a passé au fil des km de descentes, pour dévaler la dernière à toute trombe. Il faut dire que dans la dernière bosse, au premier tiers de celle-ci, je rattrape un V2 et la trouille de me faire rattraper en descente par la suite m'a aussi aidé à déployer mes ailes. J'ai dû toutefois m'arrêter en pleine descente, très brièvement, pour finir une gourde avec de l'eau minérale où j'avais rajouté du sel, car j'étais de nouveau limite avec les crampes. Le quadriceps de la jambe droite serrait un peu parfois aussi, mais au final, je n'ai pas eu de crampes. Les montées, comme les descentes du reste étaient assez droits en haut et droits en bas. J'aime ça et je sentais que j'avais un bon rendement, je rattrapais toujours un peu. Au premier poste, je passe en 41ème position et à mesure que la course avance, je remonte au classement. Je rattrape 4 coureurs dans les derniers 15 km, alors qu'on m'annonçait avoir plus de 5 minutes de retard à 8 km-9km de l'arrivée sur ceux qui me précédaient.
Magnifique vue sur le Mont-Blanc et les sommets qui l'entoure, spécialement depuis la crête du deuxième sommet de la course, de la Pointe de Chavan à la Tête des Follys. Le panorama était vraiment de toute beauté.
Quelques bonnes éraflures aux jambes suite à de petites chutes, dont une sur de la neige dure, gelée. A savoir qu'on a eu plusieurs tronçons de neige avant d'atteindre le premier sommet, dont la couche atteignait par endroit encore le mètre! Le matin, la neige portait, elle était bien dure. Des traces de pas avaient été bien marquées ou même taillées dans un raidillon, pour nous aider à l'escalader. 

Très belle course pour ceux qui aime du dénivelé aux pentes très raides autant en montée qu'en descente. Comme l'an passé après les 24h de Belfast, j'avais fait la Montagn'hard de 65 km et 5500 m, aux mêmes caractéristiques, je me suis dit que cette année, une semaine après les 208 km de l'Ultrathlétic, cela devrait aussi me convenir. L'effort est totalement différent et le fait que le rythme soit lent mais assez axé sur la force semble me convenir après des courses où ce sont surtout des foulées de courses plus naturelles qui priment.
Très beau week-end, bonne ambiance, j'ai élargi mon cercle de gars sympa en discutant après la course avec différents coureurs. Que du bonheur!

News postée le : 21.05.2018

Ultr'Athlétic Ardèche de 208 km, 3690 m de dénivelé, vendredi 11.05.18

Vendredi de l'Ascension, Privas, chef lieu de l'Ardèche, 6 heures du matin. Le départ de l'Ultr'Athlétic Ardèche est donné dans un temps frais, légèrement nuageux. Au terme de cette épreuve, j'ai la grande joie de couper en tête la banderole d'arrivée. Je gagne en 23h27.54 tout heureux une fois d'enlever une épreuve en ligne sur route de plus de 200 km après plusieurs 2ème place (UTLéman 2013, Milan San Remo 2015 et Nove Colli 2016)

J'ai été un peu aidé par l'abandon au 80ème km du vainqueur de l'an passé Dominique Jacquemet suite à une inflammation à un genou et des départs assez rapides de 3 autres coureurs, dont le futur 2ème Christian Dal Corso et Fernando De Magalhaes, futur 5ème, qui ont ensuite un peu payé leur effort dès le 60ème kilomètre. Un peu plus de chaleur nous a aussi rendu la digestion plus délicate, j'ai moi-même été au bord de vomir entre le 80ème et le 110ème km, mais l'ami Christian Dal Corso vomissait plusieurs fois selon ses dires d'arrivée. Sa volonté lui a permi de surmonter ces difficultés qui lui ont fait perdre pas mal de temps dès le 100ème km et de bien tenir jusqu'au bout.

Pour ma part, je n'ai jamais voulu dépasser le 11,5 km/h, même en descente, pour être si possible très régulier du début à la fin. L'estomac est toujours un problème en ultrafond et je peine sur les 28 derniers kilomètres car un peu saturé de toutes boissons et nourritures, j'oublie même de boire entre le 180 et le 190ème km et probablement que cela me coûte en énergie. La longue descente jusqu'à 5 km de l'arrivée me crispe passablement les quadriceps, malgré mon entraînement riche en dénivelé. Souffrant dès le 135ème kilomètre environ d'une périostite sur ma jambe gauche (une fois n'est pas coutume la droite ne m'a en rien procuré de douleurs) cela me freine aussi un petit peu dans les descentes mais c'est surtout le manque de tonus qui m'a fait ralentir. J'espèrais pouvoir battre le record pour le passer sous les 23 heures, mais au fur et à mesure que je me rapprochais de l'arrivée dans les 20 derniers kilomètres, après la dernière ascension sérieuse, j'ai vu que ce serait toujours plus improbable, car même en descente, il m'était impossible d'aller vite, j'étais un peu cassé et rien n'y faisait, les kilomètres semblaient en faire 1.5, c'est du moins le temps qu'il me fallait pour en venir à bout, comme s'ils étaient entre 1/3 et 1/2 plus long... Au final, le record de Dominique Jacquement de 23h15 tient toujours, je l'ai loupé de 12 minutes. Bravo encore à lui, car il l'a fait dans la canicule en 2017!

http://www.ultrathletic-ardeche.fr/

Les résultats: http://www.ultrathletic-ardeche.fr/index.php/course-race/live-2018

La première femme, Claudine Bealchazeau termine en 30h52.51. L'an passé, après un départ très rapide, elle avait arrêté en cours de route victime de sa générosité dans l'effort sur le premier tiers du parcours. Elle a bien appris car elle a bien géré sa course cette année. Bravo Claudine!

Julia a participé aux 60 km qui compte environ 1200 m de dénivelé, sans se donner totalement à fond, se préservant pour les 24 h des Championnats d'Europe de Timisoara en Roumanie. Ils ont lieu dans 2 semaines, soit les 26 & 27 mai 2018. Cela ne l'a pas empêché de gagner chez les femmes, 3ème en tout en 5h38.36. Elle se disait satisfaite des sensations et espérait que cela faisait encore une bonne séance d'endurance avant son échéance des Championnats d'Europe.

 

A relever la superbe équipe de Gérard Ségui, dont plusieurs bénévoles sont des membres de sa famille. Des gens qui viennent de Paris, de Nancy, de Metz, de Bourges, ou d'autres coins de France. Des bénévoles à nos petits soins, une ambiance formidable. J'ai été reconduit à mon hôtel en voiture par Virginie, une charmante personne. J'ai eu le privilège d'avoir une voiture ouvreuse dès le 80ème km, ce qui m'a passablement rassuré durant la nuit, je n'avais pas trop à me soucier du fléchage, car Philippe, le chauffeur m'attendait à chaque carrefour et juste après pour être sûr que je prenais la bonne route. Mis à part quelques très courts tronçons, nous étions toujours sur de très petites routes de campagne ou de montagne où la circulation est vraiment très très faible. Une grande chance avec la météo, car l'an passé, c'était les canicules et aujourd'hui, un jour après, c'était pluie et 7 degré à 11 h du matin en partant de Privas pour rentrer à la maison. Vendredi et samedi, c'était un temps idéal pour notre sport. Je pourrais citer plein d'autres personnes méritantes mais je risquerais de toute manière d'en oublier, donc je vais m'arrêter là. A relever toutefois le bon passage de témoin entre Gérard Cain et son épouse Marie, l'ancien organisateur, toujours présents comme aides, et Gérard Ségui, l'actuel qui organise aussi depuis l'an passé les 6 jours de France à Privas, autre course mise sur pied auparavant par Gérard Cain. Selon les médias locaux et à juste titre, Privas est devenu un lieu incontournable de l'ultra sur route en France avec ces 2 rendez-vous. Alors, l'an prochain, venez renflouer le peloton. C'est en effet un peu dommage de voir une baisse de fréquentation des coureurs de courses sur route, car avec une si belle région et une course si bien organisée, le travail des organisateurs est mal récompensé.
A bientôt

News postée le : 13.05.2018

MIUT Madeira Island Ultra Trail 115 km, 7200 m de dénivelé

Lors du 10ème MIUT de 115 km et 7200 m de denivele, traversant l'ile de Madère de Porto Moniz (nord-ouest) a Machico (sud-est) j'ai pris la 1ere place de ma categorie 55-60 ans, et ce qui me fait très plaisir est que je suis 3ème si l'on prend la tranche d'âge des 50 à 60 ans. Je suis dans ma dernière année de cette tranche d'âge.

J'ai mis 20h53.23, 85ème sur 880 partants mais seulement 496 classés.

La pluie s'est invitée durant la nuit (départ a 00h00 samedi matin) et le terrain très technique et glissant m'a valu 5 chutes dont une ou j'ai vu les étoiles du sol, après avoir tapé la tête sur un bout de rocher.
J'ai vu les étoiles une seconde fois en me cognant à la montee sous un rocher surplombant le sentier que je n'avais pas vu, la visière de ma casquette me masquant partiellement la vue.
Je suis tombé à la renverse, et du fait d'être sonné et d'avoir la tête plus bas que les pieds, je n'arrivais pas à me relever, plusieurs essais se sont avérés infructueux. Finalement, j'ai été aidé par un coureur suisse que je venais de rattraper. Je me suis tordu le poignet gauche et sur la fin, j'avais de la peine d'utiliser mes bâtons, utiles pour m'aider à descendre dans les parties techniques. Le poignet s'est assez fortement manifesté la nuit après la course, m'empêchant de bien dormir.

Ces 2 chocs à la tête m'ont fait être plus prudent en descente dans les parties très techniques, où je perds quand même pas mal de temps de Fanal à Chao de Ribeira, d'Estanquinhos à Rosario, sauf sur le début de la descente sur le chemin à camions très large et très caillouteux, mais peu pentu. Par contre, je pétouille sur les escaliers métalliques très raides entre Pico Ruivo et Pico de Areira. Je connais un gros coup de mou ensuite, je profite de bien m'alimenter et j'arrive à bien finir la descente avant Ribeiro Frio et bien remonter pour la dernière vraie ascension jusqu'à Poiso. De là, je rattrape même en descente, car ce sont principalement des sentiers pas trop techniques ou de larges chemins assez roulants. Le fait de relancer pas mal à 35 km de la fin, je le paie un peu sur les tous derniers kilomètres où j'attends impatiemment l'arrivée. Je perds une place au général sur un petit tronçon technique à 5 km de la fin avec un coureur que j'ai vu depuis le début, moi montant mieux, lui descendant plus vite. Plusieurs fois, j'ai cru qu'il était fini car il montait mal, mais moi j'étais parfois très lent dans les descentes périlleuses...et finalement, il est arrivé peu avant moi, à la faveur du final descendant.

Au départ, le ciel était étoilé et la météo semblait prometteuse. Toutefois, le temps change très vite à Madère sur la partie nord de l'ìle et déjà après la seconde montée, le brouillard épaississait la nuit et rendait le terrain humide et glissant. Ensuite, il commençait sérieusement à pisser et finalement une forte pluie nous rinçait et nous refroidissait pour plusieurs heures. Comme d'autres coureurs, je passais pantalons de pluie et veste imperméables, afin de garder la musculature au chaud. Quelques coureurs continuèrent sans s'habiller, mais au détour des sentiers, certains passaient leur vêtement imperméable plus loin, commençant à souffrir du froid. Le sentier était aussi par endroit un vrai ruisseau, étroit et il n'était pas possible de garder les pieds secs. Au ravitaillement-base de vie de Curral das Freiras, je profitais de changer de socquettes avec le retour du temps sec et des grimpées aux sentiers exempts d'eau. Les cloques n'étaient pas loin avec les pieds complètement fripés et tout blancs. J'ai évité les cloques aussi en raison que j'ai des semelles orthopédiques qui ne se gorgent pas d'eau.

https://madeiraultratrail.info/#/event/69/summary

Mon voyage avait assez mal commencé, mon vol ayant été avancé d'une heure, je ne suis arrivé que 25 minutes avant, donc 1h25 avant mon horaire prévu. Ne trouvant pas le no du vol sur l'écran des départs, je me suis renseigné au check-in. C'est là que j'ai appris ce changement d'horaire. N'ayant qu'un bagage de cabine, je pensais encore pouvoir l'attraper. L'hôtesse téléphonait au steward pour avertir de mon arrivée imminente, mais ils n'ont pas voulu de moi, ils disaient que l'avion était déjà plein. Plein ou prêt pour le départ, je ne le saurai pas vraiment, mais j'ai dû racheter un vol, avec l'aide de l'agence qui m'avait vendu le vol initial. Théoriquement, j'aurais dû recevoir un e-mail de changement d'horaire. Après une nuit passé à l'hôtel IBIS de l'aéroport, je partirai à 6 h du matin et le seul vol disponible de retour fut trouvé pour le mardi matin, soit 36 heures plus tard. J'ai pu profiter du dimanche et du lundi ainsi à Madère, ce qui n'était pas plus mal, d'autant plus que les podiums et proclamation des résultats avaient lieu le dimanche à midi. Mais cela valait clairement la peine d'aller courir là-bas, malgré cette péripétie. L'ìle offre des sentiers et des paysages de toute beauté. Le trail est très bien organisé, on rencontre des coureurs d'horizons très divers et j'ai fait la connaissance de 6 personnes d'une famille de Philippins, qui habitent écartelés entre les USA, l'Irlande du Nord et les Philippines. Et mon résultat m'a vraiment réjoui car les sensations étaient très bonnes dans les parties où le physique joue un rôle. Par contre où c'est l'agileté qui prime pour maintenir un bon rythme, comme dans les descentes scabreuses et glissantes, c'est plus compliqué pour moi mais j'aime ça quand même, malgré que je perde du temps. J'ai gardé une bonne semaine, une croûte au front à gauche de mon choc qui m'a ouvert la peau. Durant quelques jours, j'évitais de dormir sur le côté gauche, ça me faisait quand même un peu mal, comme la base du pouce et le poignet. Il faut savoir garder quelques souvenirs durables, le plaisir doit se payer d'une manière ou d'une autre. Dès le dimanche, je vais trottiner 4 km et marcher un peu ou courir chaque jour entre 8 et 11 km jusqu'au jeudi soir. Vendredi repos, avant un 30 km au seuil le samedi 6 jours après et 42 km et 2400 m de dénivelé le dimanche, soit une semaine après, afin de garder le corps dans une relative activité avant une semaine avec un seul footing de 13 km avant l'Ultr'athlétic Ardèche de 208 km et 3690 m de dénivelé le vendredi de l'Ascension.

Je remettrai une nouvelle avec un clavier en francais, plus complete aussi, ne trouvant pas les accents sur le clavier portugais

News postée le : 30.04.2018

Un poème de morilles

"Oh les morilles, fille, au lait m'horrifient" Un titre qui vous fait déjà travailler vos méninges et ça c'est rien...
Bonne lecture et ne cauchemardez pas !http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=64

 

News postée le : 24.04.2018

15 avril 2018, 100 Km de Seregno, championnat italien des 100 km

Dans les environs de Milan, nous avons couru dimanche les 100 km du championnat national italien. C'est la 4ème fois que nous nous rendons là-bas. Actuellement, le parcours fait 5 boucles de 20 km. Départ à 8 h du matin, température idéale. Beaucoup de changements de directions, quelques petites montées suite à des passages en sous-voie de route ou autoroute mais balisage très bien marqué avec des bénévoles à presque chaque carrefour et des km de barrières ou de rubalises. La circulation était bloquée à chaque carrefour, chaque fois qu'un coureur arrivait. Très bien organisé, avec nos temps par tranche de 10 km consultable. La 2ème partie de la boucle était un peu plus difficile avec les petites montées précitées.
Julia fait une magnifique course toute de régularité, comme à son habitude. Elle termine 2ème femme du scratch, 1ère de sa catégorie d'âge. Evidemment, elle n'avait pas droit à la médaille du championnat d'Italie. Elle termine 21ème au scratch avec les hommes en 8h48.06
Pour ma part, m'étant bloqué le dos en arrivant à l'hôtel samedi soir, en me relevant d'un siège, j'ai très mal dormi et je ne pensais pas que je serais capable de courir. Je pars avec Julia mais son rythme n'allait pas avec mes problèmes ni mon entraînement sur route. Je tiens assez bien mon rythme jusqu'au 30 pour espérer 9h environ, puis je faiblis beaucoupe pour 50 km mais je finis les 20 derniers en accélérant continuellement et de ce fait je rattrape une bonne quinzaine de coureurs sur les derniers 20 km. En 10h04.51, 8ème de ma catérorie, 57ème du scratch sur 125 classés. Mon chrono est mieux que l'an passé à la Ronde des Eléphants à Chambéry, ma jambe ne me cause plus de grosses douleurs, juste encore un peu sous le pied par moment, mais rien qui ne me fasse vraiment ralentir. Il me manque surtout des km de route et du rythme et un dos qui ne me fasse pas trop souffrir. C'est surtout aujourd'hui qu'il m'a fait souffrir. Il faut bien payer quand on court avec des problèmes...
Toutefois, un de mes premiers objectif important est à venir avec le Madeira International Ultra Trail, départ dans la nuit de vendredi à samedi 28 avril à 0h00. J'espère que mon entraînement paiera la moindre. A bientôt

News postée le : 16.04.2018

Trail des Crêtes de Ste-Victoire, à Rousset (Var)

60 kmannoncé et 3250 m de dénivelé à ma montre Polar. Après une semaine à crapahuter dans les gorges du Verdon et dans le Lubéron, à raison de 21 km lundi, 25 mardi, et 3 x de 32 à 35 de mercredi à vendredi, en marchant, marchant-courant ou courant, avec 5500 m de dénivelé, plus la course de dimanche passé à digérer avec ses 2850 m, je me sentais émoussé, les jambes vides, sans force, avec de la peine à faire monter les puls mais tout de suite hors d'haleine. Drôle de sensations... mauvaises pour la confiance, car durant 22 km, je ne vais que me faire rattraper, plongeant dans les profondeurs du classement. Seul la partie à escalader en s'aidant des mains par endroits, donc très raide, qui mène la première fois sur la crête de la montagne Ste-Victoire m'a vu dépasser facilement du monde, bien qu'emprunté un peu avec mes bâtons inutiles dans ce passage. Heureusement, mon corps va se réveiller et après le 2ème ravitaillement du 22ème kil, je vais faire une double bonne ascension pour la 2ème et plus importante montée du trail. Je monte comme un gars neuf la montagne et remonte plein de coureurs au classement. Peu se sont encombrés de bâtons, mais j'ai appris de la semaine passée et ils vont m'aider à rattraper en descente, car j'amortis et garde l'équilibre grâce à eux. En fait, je vais remonter dans tous les secteurs, spécialement dans les montées, ce qui me rassure passablement, tout comme le fait de savoir que je peux être plus compétitif et même rattraper en descente grâce aux piolets. Vu que j'étais vraiment dans les choux après 22 km, il était assez normal que je remonte pas mal au classement, car je ne me trouvais pas à ma place. Je n'ai plus été rattrapé jusqu'à l'arrivée dès ce moment-là. C'est moi qui regrettait alors que la course ne soit pas plus longue afin de continuer ma remontée. Course aux paysages grandioses, la Ste-Victoire est très technique avec ses lapiaz et ses sentiers abruptes plein de caillasse sur certains secteurs. On m'annonçait un parcours plus difficile qu'à Signes, mais au final, j'ai préféré les lapiaz, dont les roches sont fixes, qu'aux pierres roulantes de Signes. Il est clair que les lapiaz en dévers nécessite une concentration totale. Il vaut mieux ne pas mettre son pied dans une fissure. La roche était sèche, bien adhérente, j'avais une totale confiance en mes semelles qui agrippait bien à la roche. Le vent était encore plus fort qu'une semaine auparavant. Sur la crête, j'ai même été stoppé. Mes bâtons devaient être tenus fermement, je crois qu'ils se seraient envolés. J'avais mis un beuf en lieu et place de casquette. Le vent était moins froid qu'à Signes, c'était plus agréable de ce côté là. Je me tord une fois assez fort la jambe droite à réception d'un saut, mais quelques minutes plus tard, je pouvais retrouver toutes mes sensations. Mes bâtons m'ont vraiment avantagé par rapport aux coureurs qui n'en avaient pas sur les secteurs descendants et techniques. Les singles très étroits étaient souvent bordés de genêts très piquants. Les bâtons étaient inutilisables dans ces secteurs si étroits, un bras en avant, l'autre en arrière. Il valait mieux ne pas s'encoubler et finir dans ces plantes ressemblant à des cactus. Ma petite reconnaissance du soir avant m'avait conforté de partir couvert. Toutefois, j'étais quand même marqué de quelques éraflures. Certains courageux en short court ont dû avoir de bons massages par moment. Ces piqûres les ont peut-être réveillé, aiguillonné pour les lancer à pleine vitesse. Ce qui m'a franchement manqué au début. Très belle course dans un paysage et un environnement très beau et sauvage. Encore une fois, j'ai vu que mon endurance n'était pas nulle. J'espère que ces 2 trails, totalisant 119 km et plus de 6000 m de dénivelé m'auront préparé à bien courir le MIUT, Madère international ultra trail de 115 km et 7000 m de dénivelé que je courrai à fin avril. Cette semaine de vacances était prévue pour cela.
9ème V2, 88ème sur 400 coureurs au départ, 308 classés.

News postée le : 13.04.2018

Trail de Montrieux à Signes (Bouche du Rhône) dimanche 1er avril 18

La sardine ayant bouché le port de Marseille a créé un embouteillage de vents dans les voiles bloquées au port qui nous sont venus en retour dans la campagne, et principalement sur les crêtes. Par 2 fois, ma casquette s'est envolée. Le froid était ainsi pénétrant, car ce vent était plutôt polaire. Afin de ne pas perdre mon couvre-chef, mon buff faisait office d'assurage, reliant le dessous du menton au sommet du crâne tout en protégeant mes oreilles, afin qu'elles ne frisent pas. Le départ directement en montée sèche m'a placé assez vite en bonne position, que je n'ai pas pu tenir dans la descente hyper rapide car tracée sur un chemin blanc à 4x4, pas trop raide. La montée suivante, je reprenais quelques coureurs qui me redépassaient dans la descente suivante... et rebelote dans la montée, je rattrapais à nouveau et ainsi de suite... Je n'avais pas pris mes bâtons qui m'auraient bien aidé dans les descentes très techniques, car les sentiers, souvent des singles assez raides en descente étaient jonchés de cailloux assez gros et non fixes, donc roulant. Attention aux chevilles. Ma jambe immobilisée durant 4,5 semaines cet hiver n'était pas encore très aguerrie pour jongler entre les cailloux à la recherche rapide de l'appui idéal. Donc, j'ai perdu beaucoup de temps en descente. Heureusement, la deuxième moitié fut moins technique et plus roulante. Je rattrape une dizaine de coureurs depuis le dernier ravitaillement à l'arrivée, et ce, autant en montée qu'en secteurs plats ou légèrement descendants. Il faut dire que je suis plus naturellement endurant que rapide et mes années de course paient sur les km finaux, au contraire des coureurs qui se lancent à la découverte de trails de plus d'une trentaine ou quarantaine de km. Après, certains peinent vraiment à finir. J'ai eu le plaisir de décrocher la 3ème place de ma catégorie, 27ème en tout sur un peu plus de 70 coureurs. J'ai au moins eu le plaisir de constater que je tenais bien le coup jusqu'à la fin, puisque je finis les derniers km à 12 km/h alors que sur certaines descentes, je faisais à peine du 6... comme sur certains secteurs pleins de cailloux ou de lapiaz sur le plus haut sommet. 58.9 km, 2865 m de dénivelé à ma Polar. Beau parcours, belle ambiance d'après course avec une discussion très intéressante avec le sympathique médecin du SAMU,  Salut Bernard! 

News postée le : 12.04.2018

Trail d'Epinal de 23 km, 25 mars 18

Pour une reprise de la compétition, rien de tel qu'un trail sur un terrain forestier, mou et pas trop agressif pour les jambes encore peu remises à la dure réalité des terrains durs. Belles successions de parties boueuses, de petites côtes, de tronçons à travers la forêt dans les branchages jonchant le sol, sur des singles aux racines traçantes des épicéas, sur des chemins forestiers où le turbo est conseillé pour quelques centaines de mètres. Beau panachage donc de différentes surfaces. J'ai eu le plaisir après un départ assez prudent, de remonter au fil de la course, dès le 3ème km et le premier passage bien boueux en descente. Les petites montées étaient meilleures pour moi que pour certains mais je ne me sentais pas encore assez à l'aise. Les derniers km m'ont par contre bien convenu, plusieurs coureurs à mes côtés, fléchissant assez nettement. Je n'ai perdu qu'une place sur la fin, ma vitesse n'étant pas encore assez bonne. Le trac était intense pour moi au départ, comme si je n'avais jamais couru. J'avais presque une envie de vomir et le coup de pistolet m'a libéré... incroyable, après environ 40 ans de compétitions que je ressente encore de telles émotions au départ. En tout cas, le plaisir ensuite a été très apprécié, j'en ai eu beaucoup. Julia termine 1ère femme, à un peu plus de 3 minutes derrière moi. Sa séance de vitesse de la semaine, probablement mal digérée. Moi, j'avais préféré faire une montée en forêt au-dessus du village. Je termine 8ème V2 assez content des sensations éprouvées en course, 73è sur 342 classés.

News postée le : 12.04.2018

Reprise de l'entraînement

Après un mois de béquilles et une attelle bloquant ma jambe droite du pied au genou, j'ai pu me remettre à m'entraîner il y a une semaine. Un peu de course et du spinning. Le temps va être assez court pour être prêt pour le Madère ultra trail, mais en alternant les sports, j'arrive à faire le volume qui prépare déjà le cardio. C'est toujours encourageant de se préparer pour un but qui nous fait saliver. Et quel plaisir de recourir... même au ralenti. Mon poème "C'était un beau jour" écrit en décembre 2013 est à nouveau d'actualité
http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=51

News postée le : 06.03.2018

Jambe droite bloquée

Depuis le mercredi 24 janvier, ma jambe droite est bloquée dans une attelle. Le but est de guérir mes douleurs récurrentes apparues en Australie et renforcées en janvier 2017. Malgré plusieurs examens l'an dernier, le diagnostic n'a jamais été très clair, car ma jambe a plusieurs problèmes:  calcification sur les os et dans les tissus mous, de nerfs pris là-dedans, de fissure peut-être, de tissus nécrosés, du tendon poplité externe fortement abîmé et le muscle poplité extrait en janvier 1982, etc... j'ai décidé de ne pas courir en janvier pour essayer de guérir. Les douleurs ne diminuaient aucunement et me provoquaient de trop fréquents spasmes nerveux douloureux. La décision du médecin: blocage du bas de ma jambe dans une attelle pour 4 semaines et demie. J'arrive à la fin et je remarque de nettes améliorations. J'espère pouvoir bientôt recommencer à m'entraîner.  J'espère surtout que ma jambe me laisse tranquille et que je puisse à nouveau concourir sur routes comme sur trails, sans les douleurs qui m'ont fortement pénalisé l'an dernier. Sur route, je n'ai jamais connu une course exempte de douleurs l'an passé. Et par là-même, des résultats à la hauteur de mes espérances. En trail, j'ai connu des hauts et des bas mais j'ai eu de la chance que ça fonctionne quelques fois sans être trop pénalisé.
Après quelques trails de préparation début avril, le premier but de cette année sera le MIUT, Madère Island Ultra Trail de 115 km pour 7200 m de dénivelé positif. Après des vacances de Noêl à Madère, j'ai vraiment été emballé par cette île.
En 2017, j'ai réussi à parcourir 6170 km. Depuis l'an 2000, il n'y a qu'en 2001 que je n'avais pas dépassé cette barre. Avec la pointe à plus de 10'000 km en 2009. Et j'ai battu mon record de dénivelé avec plus de 200'000 m positifs. J'ai hâte de m'y remettre. A bientôt et bonnes courses à chacun pour 2018!

News postée le : 22.02.2018

Bonjour et meilleurs voeux à tous qui me lisez

Bonne Année 2018, qu'elle vous apporte satisfaction et que le possible remplace l'impossible après la réussite de vos propres défis lancés à vous-même.
Faut-il être masochiste pour faire de l'ultra-trail ? Telle est la question que se pose Cyann Winkler en titre de son travail de maturité. En étant honnête avec vous-même, vous arriverez peut-être à vous classifier ou non masochiste. TM à lire qui donne à réfléchir. Bonnes courses à chacun-chacune et respectez-vous mais ne vous apitoyez pas trop sur vous-même si vous voulez finir vos compétitions. L'ultra est en effet un sport où on finit par souffrir. Est-ce qu'on aime l'ultra pour cela? Ou est-ce que le plaisir de finir malgré la souffrance est ce qui nous tire en avant et nous fait récidiver? Chacun /cune à sa propre réponse, sa propre définition de la douleur et de l'acceptation de celle-ci et de son seuil de tolérance, qui peut varier selon l'importance de l'objectif que représente chaque course. Bonne lecture!!!
http://www.christianfatton.ch/presse/_upload/tm_de_cyann_winkler_faut_il_etre_masochiste_pour_faire_de_l_ultra_trail.pdf

 

News postée le : 01.01.2018

24 h de Barcelone du 16-17 décembre 17

Samedi et dimanche passé j'ai encore pris part à un 24 h sur piste à Barcelone, sans grand entraînement sur route,
ou autre terrain dur, en raison des nerfs qui me donnent des douleurs à ma jambe droite. De courir en forêt n'habitue pas suffisamment les muscles à la dureté du sol.
Le kilométrage que j'ai atteint n'est pas terrible pour moi, 192.976 km, ce qui m'a classé 18ème sur 131 partants.
Le vent glacial qui soufflait nous a certainement péjoré la performance, car l'ensemble des résultats n'est pas à la hauteur de la plupart des coureurs. Beaucoup couraient avec la doudoune et le buff sur le visage. Malgré tout, beaucoup de plaisir à revoir des amis coureurs et de faire de nouvelles connaissances. Le rythme des premières heures fut trop rapide pour beaucoup eu égard aux performances réalisées. Je fais partie de ceux là...Avec la forme que je pensais avoir, c'était probablement 1 km/h trop rapide. Je suis sûr que mon résultat aurait été meilleur, mais on se croit tous plus fort... on croit encore au miracle, c'est ça qui est joli...

Je vous laisse découvrir un de mes nouveaux poèmes: http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=62

News postée le : 22.12.2017

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