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Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


7 mai 2022, Hard 50 km, Zunzgen BL

Samedi sur la montagne du Hard, au-dessus de Zunzgen BL, nous avons couru la Hard 50 km.
Environ 70 m de dénivelé par tour de 5 km à parcourir 10 fois.
Nous partons Julia et moi assez prudemment, ne sachant pas trop où se situe notre forme après les 24 h Freelap de Couvet.
Et je pars mardi pour un 48 h en Ardèche à Vallon Pont d'Arc, départ mercredi 9 h du matin. Donc, ne pas trop se mettre dans le rouge.
Je passe à 25 km en 2h20 assez exactement, Julia suit à 9-10 minutes.
J'ai pris l'option petit tube de crème pour mon pied, et je m'arrête 2 fois au début pour pommader rapidement ma semelle
mais je perd un peu trop de temps. Donc, ensuite, je vais profiter de flaques d'eau assez profondes pour me tremper le pied gauche chaque tour.
Je ne souffre pas trop, je n'en ai pas envie, mais lors du dernier  ça va être compliqué pour tenir le coup jusqu'à l'arrivée, car je saute le trempage des pieds et les 4.5 km restants jusqu'à l'arrivée, vont être très pénible ne sentant progressivement plus l'avant de mon pied gauche.
En enlevant la chaussure à l'arrivée, plus de 3 minutes de sensation débattue intense.... Michaël, l'organisateur, me verse de l'eau sur mon pied, ça  fait du bien en diminuant la douleur mais ça reste tenace. Des spasmes nerveux vont me faire des impressions d'électrocution une dizaine de fois jusqu'au soir., ça dure 1 seconde environ mais très désagréable, incontrôlable et imprévisible.
Mais je suis content de mes 25 derniers km, fait en négative split, soit près de 6 minutes de gagnées sur les 25 premiers kms. Julia fait pareil, puisqu'elle est toujours à 9-10 minutes derrière moi

https://statistik.d-u-v.org/getresultevent.php?event=86413

Il y avait aussi d'autres courses organisées, 100 km, 12 h, 24 h, mais trop peu de monde. Si on cherche une perf', ce n'est pas un parcours idéal, trop difficile par contre c'est très plaisant pour courir et faire une bonne séance au seuil, comme course de préparation pour d'autres objectifs. Super ambiance, on a ensuite un peu traîné à l'arrivée à prendre du bon temps.Très bonne organisation, professionnelle avec puces électroniques, temps à chaque tour consultable après coup etc... A recommander et faire connaître.

News postée le : 10.05.2022

23 et 24 avril 2022, 24 h Freelap, EspaceVal Couvet

Mes 24 h Freelap, en tant que coureur. (version organisateur, voir FB)

Après les 100 km de Belvès où mon pied a été très enflammé, j'avais de la peine à randonner durant nos jours de vacances en Périgord Noir.

Je ne pensais vraiment pas courir encore le jeudi matin, 2 jours avant le départ des 24 h. Puis je me suis dit j’essaye de faire au moins 45 kms pour mes statistiques DUV pour me rapprocher des 42’000 kms, mon but à atteindre en km de compétition, avec la statistique du DUV comme référence. Alors, en course j’ai beaucoup réfléchi au début car j’en bavais pas mal. Soit j’accepte et je peux encore faire des ultras ou alors je peux dire adieu aux 42’000 km.

J’ai vu qu’avec l’eau ça n’irait pas cette fois pour refroidir mon pied car ça m’irritait trop et j'avais peur d'attraper des ampoules. On m'a conseillé de faire une pédicure, ce que j'ai fait après Belvès, mais la peau toute fine en lieu et place de ma corne plantaire a à mon avis encore accentué le mal de l'inflammation, car la peau fine ne protège pas les métatarses qui sont affaissés… donc j’ai pensé qu’avec de la graisse, comme en mécanique, ça refroidirait ma mécanique douloureuse qui s’échauffe trop… j’ai pas pensé qu’il faudrait autant de graisse et j’ai vite réalisé qu’avec mes tubes à moitié vides j’irais pas au bout des 24 h de course.

J’ai alors demandé à l'amie de mon fils aîné, bénévole pour la course, d’aller m’acheter 500 g de graisse à traire. Je pensais que c’était bon marché. 4 pots pour 600 g au total coûte 30.- dans un commerce réputé bon marché. J’ai presque tout utilisé. Chaque demi-heure environ, je tartinais ma semelle et spécialement la pelote plantaire. Je ne regrette pas cet achat ni les 30.- mais pour les prochains ultras il me faudrait quand même trouvé une crème ou graisse meilleur marché.

Comme quoi des solutions existent pour des problèmes qu’on croit insolubles. Je ne pensais pas que ce tartinage de semelle durerait si peu longtemps, environ 30 minutes sans douleurs à faible allure et encore moins longtemps à la fin où je recours à plus de 9 voir 10 km/h. Des fois j’ai couru 40 minutes pour économiser du temps sur les arrêts mais ça m’en coûtait 2 fois plus arrêté car la douleur au pied devenait si forte en enlevant la chaussure qu’il me fallait déjà attendre que le pic de la douleur passe pour commencer à tartiner la pelote plantaire et la partie avant de la semelle. Certaines fois, j’avais vraiment de la peine à finir un tour si je me disais ça peut encore aller. Car la douleur montait en flèche s’il n’y avait plus de graisse à traire.

C’est là que j’ai vu que j’atteindrais pas mon objectif de 211 km
211 km pour un record de Suisse de ma catégorie. Malgré que je courais entre 9.5 et 9.7 km/h, avec les arrêts à répétition ça me faisait a peine du 9.1 de moyenne.
Donc réfléchir au sens de continuer ou non lors des premières heures.
Après 6 h j’avais 54 kms et quelques poussières.
Donc j’ai pensé faire au moins 100 kms, que je pensais atteindre en 11 h environ et après au moins 12 h et si possible près de 108 km, quand j’ai commencé à ralentir.

Mais les 100 km m’ont pris 12:21., aux 12 h, j'avais dans les 98 km. Pourquoi si peu ? Pourquoi une telle baisse de rythme ?

Malgré la graisse sur ma semelle gauche, je boitais quand même pas mal car une gêne était omni-présente. Supportable mais quand même... Et si la graisse diminuait beaucoup l’échauffement et donc la douleur, le fait de boiter m’a donné une tendinite toujours plus forte au tendon d’Achille et j’avais aussi très mal à l’adducteur gauche, ou en tout cas au pli de l’aine à l’intérieur.Mon cerveau tournait bien plus vite que moi sur le stade, lui il a dû faire dans les 350 km, le double des jambes.
Je cherchais une solution car ça devenait vraiment gênant et très désagréable voire douloureux.

Une talonnette était la solution mais j’en avais pas prévu. Couper une semelle de rechange, oui mais pas une semelle orthopédique à 400.- ou 500.- la paire. J’avais 2 autres paires de chaussures et là j’ai réalisé que j’avais des talonnettes collées dans une paire de trail. Donc je les ai décollées et mises sous le pied gauche. La tendinite va alors peu à peu disparaître et l’adducteur devenir de moins en moins douloureux.

Ça va me permettre de retrouver une allure de footing et de ne plus marcher. Ma vitesse avait chuté à moins de 5 km/h. J'étais aussi motivé à garder ma place, Roland se rapprochant à 3 km de moi à un moment donné. Je retrottine, je reprends ainsi pied dans la course et remonte au classement petit à petit grâce aussi au fait que sous la pluie abondante de la nuit, certains s’arrêtent un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Pendant que je tourne inlassablement, avec 5 couches d’habits dont une doudoune et une pèlerine par dessus tout pour rester au sec au moins au corps. Les manches vont un peu percé sous l’abondance de l’eau malgré une veste qui coûte un bras pour soi disant supporter 30’000 « schmerber » de colonne d'eau.

Bref je suis toujours en course motivé dorénavant à essayer de passer les 174 kms et de maintenir ma 4e place que j’ai acquis avec persévérance.

On court toujours plus vite que ce que l’on croit quand on est fatigué. Mais la lecture des chiffres ne ment pas, alors que je croyais être à plus de 8.5 km/h. c’est plus ou moins du 8 km/h. qui me fait passer les courbes du stade. Pas de danger d’être déporté à cette vitesse.
Progressivement j’accélère pour finir à 10 km/h les derniers tours et être sûr d’avoir mes 174 km.
D’accélérer jusqu’à la dernière seconde, je gagne des minutes durant la dernière heure qui me permettent de gagner 1 km et de totaliser 175 km et 40 mètres.
Pourquoi voulais-je absolument 174 kms?
Pour passer la marque de 37’800 kms, vu que j’en étais avant la course à 37’626 kms de compétition d’ultra à mon compteur DUV.
Et que j’espère arriver à 42’000 km de compétition d’ici 2-3 ans si possible. Et prendre ma retraite sportive des objectifs.

Comme quoi ce sont quand même les buts élevés qui nous tirent le plus haut, même si ces buts intermédiaires sont trop hauts, ça motive beaucoup pour essayer de s’en approcher au plus près. Idem pour le but final. J’espère arriver aux 42’000, même s’il me faudra quelques années supplémentaires.

J'ai enfin un diagnostic à mon problème, métatarsite des 2è et 3è métatarses. La voûte plantaire transversale s'affaisse avec l'âge, ai-je appris de cette spécialiste du pied et chirurgienne.

Et ceux qui ne courent pas sont aussi touchés, mais cela ne me console pas pour autant. On peut opérer, 4 mois et demi d'arrêt. Ce que j'entrevois peut-être pour cet automne. D'ci là, je vais commencer une thérapie d'Hydrotomie, soit des injections d'eau de mer. Thérapie que Corinne Gruffaz a semble-t-il essayer et qui lui a réussi. C'est encore peu connu, mais je place de l'espoir que ça aille mieux grâce à ça en redonnant peut-être un peu de volume sous le pied. Nouvelle semelle orthopédique aussi en vue une pelote et différentes couches plus ou moins dures, bien placées pour retarder au moins l'inflammation à la marche et à la course si possible. Ces jours, j'ai repris l'entraînement et je teste différentes chaussures avec différentes méthodes de refroidissement du pied durant l'entraînement. Arrêt simple, trempage dans l'eau, injection de graisse genre Nok ou d'autre sur la semelle, j'ai même essayé le savon liquide mais ce n'est pas assez écologique à mon avis et pas assez concluant non-plus. Et par temps de pluie, je ne veux pas que les dépôts moussent dans la nature. Bref, la graisse reste encore le plus efficace. Mais je cherche et teste.

Je compte bien pouvoir faire les compétitons auxquelles je suis déjà inscrit depuis cet hiver, pour me garantir un dossard. Et si possible sans trop souffrir. Je ne suis pas maso... même si j'essaie d'aller au bout lorsque je décide de prendre le départ. C'est au moins la satisfaction que j'ai eu aux 24 h Freelap, vu que je suis resté sur le circuit sans arrêt, les seules pauses et aussi courtes que possible mais aussi longues que nécessaires ont été la seule raison de ne pas me voir avancer, aussi bien ou aussi mal que possible. C'était clairement une victoire sur moi-même. J'avais une conférence de prévue une semaine plus tard à Couvet, invité par le Cinéma du lieu durant laquelle j'avais prévu de parler motivation et volonté, buts à définir pour rester en course quand ça ne va pas comme on le voudrait. Donc, je ne pouvais tout simplement pas me permettre d'arrêter avant la fin des 24 h. Encore une chose qui m'a poussé en avant. Et c'est justement n'importe quelle chose qu'il faut trouver pour se formater l'esprit à rester positif et trouver une satisfaction qui fait qu'on reste en course. Dans l'ultra, si on n'accepte pas un minimum de douleurs, de contrariétés, de redéfinition de son but en cours de route si ça ne fonctionne pas comme voulu, on risque de ne pas être souvent à l'arrivée.

Et là, je vous livre une de mes phrases de ma conférence : Il faut être fort pour accepter d'être faible

https://statistik.d-u-v.org/getresultevent.php?event=81614

News postée le : 10.05.2022

9 avril 2022, 100 km du Périgord Noir, Belvès

Belvès, 100 km du Périgord Noir, 9 avril 2022
Charmant village de Belvès, dont nous découvrirons le dédale des ruelles le lundi matin avant de repartir.
La course fait office de Championnat de France des 100 km. Un peloton de près de 300 coureurs attend le départ à 7 h du matin. A l’arrivée, j’aurai 100.9 km et près de 800 m de dénivelé.

Je pars sur une base de 9h25 espéré, le parcours n’étant pas tout plat et ayant un peu perdu la forme à mi-mars avec une semaine de bonne grippe.
Je me fie à ma montre mais j’ai de la peine à me régler après les 3 premiers kms, plutôt descendants.
Mon rythme varie de 15 secondes par km, sur du plat… pas très bon signe pour moi.
Mon pied gauche commence à s’échauffer dès le 15ème km. Je recroqueville les orteils pour libérer un peu la voûte plantaire qui chauffe trop. Cela va être de plus en plus difficile de recroqueviller le pied et il s’enflamme toujours plus, mais je tiens ainsi jusqu’au 55ème où je dois vraiment m’arrêter à un stand et tremper mon pied dans l’eau, en fait j’asperge abondamment le pied et la semelle intérieure et je repars, environ 1 minutes de perdue. Mais quel bien énorme, ça me procure. Quelques kms fait plus ou moins normalement, et ça recommence à chauffer. Pas d’eau en vue, j’asperge avec une gourde ou alors je mets mon pied à l’air. C’est aussi assez efficace pour soulager la douleur.

Aux 50 km de ma Suunto, j’ai 4 h34, donc si je double, cela me fait un temps de 9h08, soit en doublant, cela me ferait arriver dans mes temps de février aux 100 km des Mines Réjouies, 9h08.22, sauf qu’aux 50 km, j’avais passé en 4h25.

Bref, avec les douleurs que j’ai, j’espère finir dans les 9h25 comme espéré. Sauf que sur les 45 derniers kms, je vais devoir m’arrêter une dizaine de fois, parfois déjà après 2-3 km, pour mettre mon pied à l’air ou alors mouiller abondamment ma semelle intérieure avec de l’eau. Je perds parfois une bonne minute et en plus je n’arrive plus à tenir mon rythme avec ce pied douloureux. Difficile de savoir quelle serait ma forme sans ces problèmes ? Je pense que j’aurais pu passer sous les 9h30, mais c’est de la supputation, une impression selon ma forme et le dénivelé.

Peu importe finalement, je n’ai rien lâché mentalement, mis à part ces arrêts pour refroidir mon pied le moins souvent possible mais aussi souvent que nécessaire pour pouvoir supporter la douleur, j’ai toujours avancé en y croyant pour faire le meilleur temps possible. Au 55ème km, nous nous sommes croisés avec Julia et j’avais entre 12 et 14 minutes d’avance. Elle me rattrape au ravitaillement du 90ème km et me prend 8 minutes sur les 10 derniers jusqu’à l’arrivée. C’est dire.

A l’arrivée, grosses douleurs durant 1 bonne heure, je suis un peu choqué par l’intensité, le froid de l’asphalte sous mes pieds me calme un tout petit peu, mais je vais avoir mal toute la nuit suivante, sans pouvoir fermer l’œil. Les promenades durant nos jours de vacances de la semaine qui suit vont être pénibles, je ne sais pas trop comment marcher et avec quelles chaussures, quelles semelles.
Je n’ai plus envie de souffrir pareillement en compétition, ça m’a un peu choqué et dégoûté.
Je ne comprends pas ce qu’il s’est passé à mon pied, mais il s’enflamme beaucoup trop vite, toujours davantage depuis fin février et spécialement durant cette course.

Finalement, je suis classé 3è de ma catégorie du Championnat de France, mais n’étant ni Français ni licencié en France, je suis classé 1er Open de ma catégorie. Environ 80 coureurs étaient classés dans le championnat de France, les autres en open. Julia finit 4è de sa catégorie du championnat, 1ère en open de sa catégorie. Nous gagnons chacun des produits du terroir, c’est sympa et émoustille nos papilles. Belle course, surtout la boucle initiale jusqu’à St-Cyprien et la boucle finale, qui retourne là-bas. Sinon, le bourg de Monpazier où nous tournons au 55ème km est très beau.
https://statistik.d-u-v.org/getresultevent.php?event=85632

News postée le : 10.05.2022

CONFERENCE ULTRA MARATHON 29 AVRIL 2022

LE CINEMA COLISEE M'INVITE A DONNER UNE CONFERENCE SUR L'ULTRA MARATHON LE VENDREDI 29 AVRIL A 20H30. 
AU PLAISIR DE VOUS VOIR BIENTÔT

 

News postée le : 05.04.2022

2022.03.05 La Patat'off, 6 heures autour de l'aérodrome de Vesoul

Samedi 5 mars à 9 h du matin, à l'aérodrome de Vesoul-Frotey, nous avons pris le départ des 6 h de la Patat'off. (La région s'appelle en patate, à ce qu'on m'a expliqué). Nous étions 15 au départ.

La boucle de 3.75 km qui tournait autour de la piste d'atterrissage comportait environ 50 m de dénivelé par tour. (mon GPS indiquait 890 D+ et 905 D-, j'ai fini en début de montée)

Il était très dur de se régler. Il y avait des kms rapides en descente et des plus lents avec une longue montée et le dénivelé principal. Cela nous donnait une différence de 30 à 40 secondes par km. Et il y avait encore une petite montée assez raide, plus courte mais qui finissait par faire mal avec les répétitions et les heures passant. Quelques petites portions de plat, sinon en descente. J'étais constamment en train de changer de rythme au niveau des jambes. Il fallait sans cesse relancer et ne pas se mettre en zone de confort. Même pas en descente, vu que cela permettait de gagner les secondes perdues en montées, pour être proche de la moyenne donnée par mon GPS, qui a indiqué très longtemps une moyenne de 5.03 par km durant 12 tours sauf erreur avant que la moyenne ne grimpe jusqu'à 5.16 par km, sur l'ensemble, soit 11.39 km/h. J'ai peut-etre un peu présumé de mes forces avec cette moyenne de 5.03 que j'ai essayé de tenir le plus longtemps possible. Mais les derniers tours, avec quelques épisodes de crampes (pour ramasser un gel tombé par terre, je suis étalé avec la jambe gauche en arrière pleine de crampes, j'arrive à me relever mais les crampes reviennent.. Heureusement ma salière va rapidement me tirer d'affaire, en léchant ma main saupoudrée de sel.)

En optant pour un rythme de 5.07, je pense que j'aurais pu avoir au final une moyenne de 11.6 environ et dépasser les 69 km.  Au final, le dénivelé joue aussi son rôle. Il devenait toujours plus difficile de passer la plus longue côte. 
Le froid du départ avec son zéro degré (-4 à 8 h du matin) nous a directement motivé à partir à une bonne allure, pour nous réchauffer. Puis, dès 10h30 cela est devenu agréable jusqu'à 15 h, à la fin de l'épreuve.

3ème durant 6 tours, je passe en 2ème position au tiers environ de la course et je passe en tête un peu plus tard, sans m'en rendre compte, car le premier était arrêté au ravitaillement (ce que j'ai appris après la course). Je passe aux 50 km en 4h16.20, soit 9 minutes plus vite qu'au 50ème km des 100 kms des Mines Réjouies, j'avais encore 5.07 /Km de moyenne. C'est assez clair que ma fin de course a un peu trop baissé. Mes crampes qui me font perdre je pense 2 x 1 minutes, mes pieds qui surchauffent et me font mal me freinent un peu, mais c'est difficile de savoir de combien de secondes par km. Quand je les trempe dans mon bacquet d'eau, par 3 fois seulement, cela fait bien 20 secondes par trempage, donc 1 minutes de perdue sur la course, je mets un pied l'un après l'autre. Tout ça fait partie de la course et de ses aléas, mais je trouve intéressant d'analyser les fins de course qui me coûtent toujours du temps malgré le désir d'en perdre un minimum. Les crampes, durant des années, je ne savais pas ce que c'était. Cela a vraiment commencé il y a une dizaine d'années. Je ne pourrais pas dire quand précisément, mais des fois, cela me prenait sitôt l'arrivée franchie ou sur la table de massage d'après-course, au dos par exemple au 100 km de Seregno, soit en 2009 ou en 2011, lors de mes 2 premières participations à ce 100 km. Pour les faire passer, durant la course, je prends du sel et je complète avec du magnésium, mais c'est vraiment le sel le plus efficace. Après la course, je bois si possible des boissons minéralisées et je complète avec du calcium et du potassium, 2 sels minéraux qui ont plusieurs fois été en valeurs trop basses dans le sang. Du moment que la prise de sels minéraux les fait passer, il me paraît assez claire que mes valeurs sanguines doivent être trop basses avec ces sels minéraux.

 Voici mes 18 temps de tours : 0:19:08 / 0:19:10 / 0:18:42 / 0:18:46 / 0:19:07 / 0:18:39 / 0:18:54 / 0:19:02 / 0:19:00 / 0:19:15 / 0:19:22 / 0:19:41 / 0:20:19 / 0:20:12 / 0:21:41 / 0:21:52 / 0:21:32 / 0:20:57. Mes tours les plus rapides sont dans l'ordre en moins de 19 min: le 6ème, le 3è, 4è, 7è, puis sous les 20 min: le 9è, le 8è, le 5è, le 1er, le 2è, le 10è, le 11è, le 12è, puis sous les 21 min le 14è, le 13è, le 18è, puis 3 tours entre 21 & 22 minutes, le 17è, le 15è et le 16ème le plus lent. On remarque donc que jusqu'au 12ème tour, il y a 62 secondes de différences entre le plus rapide et le plus lent, mais ce n'est pas du plus rapide au plus lent vu que le plus rapide est le sixième tour, et que le 9ème tour est enocre le 5ème le plus rapide. A partir du 12ème il y a 2 paliers avec les 3 tours les plus lents du 15ème au 17ème. 

Julia remonte au classement pour finir 2ème scratch derrière moi, dépassant le 2ème dans la dernière boucle, Le  coureur parti en tête finit 4ème. Julia finit fort en faisant son meilleur temps dans le dernier tour.

J'étais très content de ma performance, car je peux dire avoir été très régulier durant 11 tours, mais sur l'ensemble de la course, je peux aussi dire ça. Après coup, on peut toujours dire ceci ou cela, comme je l'ai écrit plus haut, mais le risque de mon rythme rapide pour moi me semblait quand même raisonnable. Et il faut parfois oser un peu pour passer des paliers. 

J'arrive toutefois à bien finir. J'ai été à moins d'une minute de Julia, à environ 100 m, mais n'ai pas réussi à lui prendre un tour. A ce moment-là, sauf erreur au début de mon 13ème tour, j'ai pris le temps de me tremper les pieds pour les refroidir dans mon baquet d'eau et je perds 100 m d'un coup. Puis elle va prendre un peu le large, moi ayant mes problèmes de crampes et de pieds qui brûlent. La routine, mais pénible quand même. 

J'ai trop peu bu durant un bon tiers de course, comme parfois quand il fait froid et les conséquences sont souvent les mêmes avec les crampes. Mais comme dit plus haut, je dois être limite avec certains sels minéraux. Les crampes surviennent uniquement en compétition, car sur de longs entraînements, l'intensité n'est pas comparable. Je ne fais pas mes compét' en zone de confort et cela change beaucoup. Pourtant, je n'ai pas l'impression d'avoir soif. Et je me fais souvent avoir. Quand les jambes commencent à devenir dures, je pense à boire davantage et le fais mais c'est un peu tard. De plus, j'avais peut-être pas assez salé mon sirop de menthe. J'avais aussi de l'isotonique mais ce n'est pas assez salé non-plus à mon goût quand je suis en plein effort. J'ai mangé 2 madeleines et avalé 3 gels de 35 g. Tout a bien passé, sans être écoeuré. Une belle journée qui nous a fait plaisir. Avec les kms rapides fait en descente, j'attrape mon premier ongle violet de l'année sur l'orteil du pied gauche. Pourtant mes chaussures sont bien assez grandes, mais l'ongle frotte le tissu car l'orteil est légèrement surélevé. Donc, à la longue, il prend des couleurs.Cet orteil  s'est fait remarquer durant la première nuit avec quelques lancées rythmées à l'arrivée du sang, aux saccades des pulsations.

Christian Fatton, 68.340 km (11.39km/h) Julia Fatton, 65.940 km (10.99 km/h Anthony Zanetti, 65.510 km (10.91 km/h)
A bientôt

News postée le : 07.03.2022

Mon effort perso sur les 100 kms des Mines Réjouies du 19 février 22

Mon effort perso sur ces 100 km des Mines réjouies m'a comblé de bonheur, avec les douleurs ça rime et les pieds ont voulu évidemment s'en mêler une fois de plus, mais c'était assez supportable, grâce aussi à mon baquet d'eau qui m'attendait à mon coin de ravitaillement. Le temps de prendre une bouteille, un gel et ou une madeleine, les pieds trempaient durant une dizaine de secondes et ça repartait...

Avec un peu de stress avant le départ, pour la distribution des dossards et petits présents, les dernières consignes aux athlètes, j'étais chaud question rythme cardiaque.

Le départ donné, je me retrouve avec Stéphane Mathieu et tout en blaguant un peu, on se retrouve au 1er km. 12 km/h, 5 min.00... ouh là là, trop vite pour moi si je ne veux pas exploser vite fait.

Donc je prends un rythme plus proche des 6 h, autour des 11.3 km/h, 67.5 aux 6 h, qui me fait tourner à 44 min le tour durant 7 tours... hyper régulier, bien que le rythme s'adapte au vent, où on perd du temps contre lui mais qui nous en fait gagner quand il nous pousse dans le dos. A ce jeu-là, ma montre me démontre un rythme régulier de 5:20 au km, durant 6-7 tours, pour finalement baisser et se fixer à 5:31 de moyenne finale, soit un petit 10.9 de moyenne. Au total. 411 m de D+,à ma Suunto, cela fait 34.25 m par tour. Cela me convenait bien et correspondait plus ou moins aux mesures faites de nombreuses avant en préparant le parcours.

Mon rythme m'a un peu fait douter au début, en pensant que j'allais avoir une fin de course très pénible, les 100 km commencent toujours après 70-75 km où se trouve le mur, pour moi, sur cette distance. Mais j'ai certes un peu faibli, mais assez peu pour courir longtemps avec l'espoir de faire aussi bien que Julia l'an passé. Et au fil que je me rapprochais de l'arrivée, tour après tour, tout en calculant mon rythme et ajoutant le temps correspondant aux kms restants, j'ai vu que j'arriverais peut-être à passer sous les 9h10, soit gagner 5 minutes sur elle. Temps qui me semblait certes possible avec la forme que j'avais l'automne passé, mais depuis, le Covid m'avait bien tiré en bas, voir ma course des 6 h d'il y a 3 semaines à Jegenstorf. Mais mon secret espoir de pouvoir courir au rythme des 6 h en en gardant un petit peu sous le pied, j'espérais tenir ensuite le mieux possible un peu au-dessus des 10 km/h, vu qu'en décembre j'avais pu tenir ce rythme durant 12 h. Un mix des 2 courses pour une distance intermédiaire, vu que j'ai couru 9h08 min et .20 secondes. Du bonheur à l'état pur, que ça ait assez bien fonctionné. Je m'améliore sur ce parcours depuis l'an passé de 25 minutes et réalise mon meilleur temps sur 100 km depuis... 5-6 ans. Avec l'opération du coeur qui m'a bien fait renaître le vendredi 13 oct. 2020, pour les superstitieux, ça porte aussi chance pour ceux qui veulent y voir un signe.

Avouons tout de même qu'en limitant la casse au maximum pour les 4- derniers tours, perdant 5 minutes sur mes tours les plus rapides, j'étais bien dans le dur pour finir les 33 derniers km. Il a fallu serrer les dents et desserrer les crampes à coup de prises de sel répétées. Mais c'est tellement efficace et rapide, que j'avais pas trop peur, ayant ma salière sur moi. Quelques lancées de sel directement sur la langue ou sur le dos du gant (beurk, t'as fait ça m'a dit Julia ? Ben ça fait vaccin à la longue que j'ai répondu), ça aide, ça empèche les crampes et ça permet de courir...

Quand même une belle fatigue qui s'est manifestée avec une nuit d'après-course bien compliquée, avec les nerfs qui se réveillent et me réveille, pour autant que j'étais juste en train d'essayer de m'endormir. Mais ça on connaît, la course s'arrête à l'arrivée, mais les douleurs continuent à se manifester quelques jours. Vive l'Ultra, Quand est-ce qu'on recommence ? Bientôt...

Merci aux nouvelles wave Rider de Mizuno qui m'ont propulsé en avant
et à Sponser qui nous a aidé
Merci A mes sponsors
LBG Génie Civil
Verrivent
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News postée le : 20.02.2022

2022.02.19 100 km des Mines Réjouies, Travers

La deuxième édition des 100 km des Mines Réjouies, avec départ et arrivée sur le site des Mines d'Asphalte de Travers, à La Presta a vécu. Malgré le petit nombre de coureurs, suite à de nombreux désistements cette dernière semaine, pour cause de Covid, de blessures principalement ou d'autres, nous étions finalement 11 à nous élancer sur le coup des 8 h du matin. Le ciel était assez chargé, il ne va pas manquer de se décharger rapidement sous forme de grésil-neige et grâce au vent aussi bien présent, le ciel va pousser ce gros nuage bien noir vers d'horizons plus lointains. La température a passé sous zéro l'espace d'une heure environ, rendant bien glissant un pont en bois enjambant la rivière Areuse et une partie ombragée à l'attaque de la 2ème des 12 boucles de 8.38 km à parcourir. (Mesurage SuisseMoblile Plus, au GPS des montres, cela donne moins, mais les tracés sont très fantaisistes quand on les consulte sur les PC. Au GPS des montres, cela coupe à travers les maisons, nous fait courir sur la rivière Areuse etc.. et la distance est selon les marques de montres-GPS entre 99.2 et 99.6 km)

Le soleil nous a alors réjouit nos visages un peu rafraichit avec le vent venant de l'Ouest en allant à son encontre et nous a aussi réjouit quand il nous poussait alors que nous courions en direction de l'Est. La route est devenue sèche sous l'action du vent. 

Le parcours varié, avec peu de lignes droites, en courbes légères, aux abord de rivière, très légèrement valloné avec 5 bosses pour une trentaine de mètres de dénivelé, en forme de 8 avec un aller-retour sur 1 km, permettait de se contrôler aux autres après quelques tours, ou alors en se voyant sur de grandes parties du parcours, à travers champs. Et de s’encourager mutuellement malgré tout. Ces petites variations de dénivelé permettent d’utiliser plusieurs groupes musculaires et évitent une lassitude de pas semblables si on court à plat. Cela nous relançait un peu dans les descentes. Face au vent, il fallait être concentré pour ne pas trop ralentir malgré tout, surtout avec la petite bosse finale, en plein vent contraire. Au soleil, on avait presque un peu chaud avec le vent dans le dos, mais un peu froid face au vent si on s’était découvert la tête, quand même humide de transpiration. Mais nous avons eu une énorme chance avec la météo, finalement ensoleillée et agréable malgré le vent qui a heureusement pas toujours soufflé avec la même intensité.

Sitôt le départ, Pascal Rüeger et Dominik Erne sont partis sur des bases élevées, entre13.6 et 14 km/h de moyenne. Suivent derrière Stéphane Mathieu (qui en était à son 289ème 100 km en compétition) et Christian Fatton. A 12 km/h exactement. Christian lève immédiatement le pied, car il juge que c'est trop rapide, cela fait un temps final de 8h20. Stéphane continue et creuse l'écart, prenant quasiment 1 km d'avance après 3 tours. Devant, Pascal mène le bal mais Dominik suit assez proche, à 2 minutes au tiers de la course, puis à 5 à mi-course. Derrière, cela suit assez proche de Christian, avec Michaël qui le rejoint dans le 3ème tour, Pierre suit juste derrière, puis Céline, puis Julia et Gabriele, Roland, Paola. La course se décante fortement dès la mi-course, avec Pascal dès lors bien isolé devant avec l'avance qui va se creuser jusqu'à plus de 39 minutes sur Dominik qui fait une bonne course avec un nouveau record personnel de 18 minutes en 8h13.53. Pascal, devant ne faiblit pas. Au 50 km, il passe en 3h47. Vous doublez ce temps, et vous trouvez son temps final de 7h34.45. Avec le meilleur temps de ses tours pour le dernier, histoire de finir en apothéose totale.
A l’entame de la 2ème moitié, Christian rattrape Stéphane et va finir 3ème en 9h08.20, après être passé en 4h25 à mi-course. Donc débours de 18 min pour les 50 derniers kms. Mis à part Pascal qui fait 2 moitiés de courses aux temps identiques, un vrai cas d’école rarissime, il y a Julia qui a une différence de 3 min 34 pour les 50 derniers km par rapport aux 50 km initiaux. Pour Christian, cette différence était parfaite. Julia remonte à la 5ème place scratch, termine 1ère femme. Paola s’est arrêtée après 25 km et Gabriele après 6 tours, soit 50 km, à 5 minutes à ce moment de Julia. Céline améliore son temps de l’an passé de 22 minutes.
Michaël s’est mis à ralentir à peine qu’il avait rattrapé Christian, après un tour ensemble environ, courant ensuite à quelques encablures devant Pierre, hormis lors du passage du 6 au 7ème tour où Pierre, tentant de revenir sur Christian, devant lui à 2-3 minutes, accélère. Cela ne va pas être trop bien supporté et l’écart va augmenter jusqu’à 35 minutes.
Aspect intéressant avec le temps à consulter d’après course, les écarts les plus faibles entre le tour le plus rapide et le plus lent est l’apanage de Julia, avec 3 minutes de différence. Puis vient Pascal, avec 4 minutes, mais pour lui on pourrait aussi dire 3 minutes, car cette différence monte à 4 minutes en raison d’un finish de feu où il fait nettement son meilleur temps au tour. Je suis ensuite avec une différence de 5 minutes, puis suit Mickaël avec 7 minutes et Dominik avec 10 minutes. Cela permet quand même de remonter un peu au classement (comme Julia et moi) ou d’assurer sa place comme Mickaël. Dominik avait tellement d’avance que ça ne changeait rien pour lui de faire 3-4 tours plus lent que la moyenne de ses tours.

Quand à Pascal, c’est cela qui lui assure ce magnifique temps de 7h34. 45.
Le Classement est à consulter dans les photos ou sur le lien suivant :
Statistiques d'ultramarathon de DUV (d-u-v.org) (pas actif au 20.02.22 à 20 :02-22
et ce n’est pas un witz, c’est l’heure que je vois en ce moment.

News postée le : 20.02.2022

Nouveau TM à découvrir : Analyse de l'entraînement de endurance...

Le TM, travail de maturité de Norine Vonlanthen, "Analyse de l'entraînement de l'endurance chez les sportifs de haut niveau"  est à découvrir en suivant le lien suivant. :  (Dans Presse/Travail de maturité)
http://www.christianfatton.ch/presse/_upload/2022.01_tm_de_norine_vonlanthen_analyse_de_l_entrainement_de_l_endurance_chez....pdf
Bonne lecture et bon entraînement, et au besoin adaptez votre pratique. A bientôt

News postée le : 18.02.2022

2022.01.29 Les 6 h StartSchuss de Jegenstorf/BE

Reprise de compétition aux 6 h Startschuss de Jegenstorf/BE, samedi 29 janvier.

Une entrée en matière de compétition assez difficile, après 10 jours de maladie Covid pour commencer l’année, et une fatigue anormale les 10 jours qui ont suivi la guérison. De la peine à gonfler les poumons, un point au cœur durant l’effort après 3h de course, le pied gauche qui s’enflamme toujours, si je n’étais pas un passionné, j’aurais jeté l’éponge, car j’en ai bien bavé et davantage que nécessaire. Parti sur des bases de 65 km, si je doublais à mi-course ça faisait 65.2,

La galère des 3 dernières heures m’a juste permis de casser 60 km, avec 61,050 au total.

Comme d’habitude j’arrose mon pied (5 x ) avec de l’eau froide du ravitaillement en retirant ma chaussure, ça fait instantanément du bien mais ça ne dure pas assez longtemps, je dois renouveler l’opération…

Beaucoup de plaisir à se refaire une compétition, magnifiquement organisée par Marco et son équipe, parcours plaisant et rapide, avec un petit contre-sens qui permet de s’encourager mutuellement et de voir les copains et la concurrence de face, ce qui vivifie la course et fait plaisir. Ça aide à s’accrocher!

Il me semble que je n’ai pas toutes les cartes en main pour retrouver la forme de 2021 avec ces sensations bizarres au niveau du thorax, poumons et cœur, l’entraînement seul n’est pas en cause, mais un état qui m’échappe pour le moment sans avoir une explication si ce n’est une suite du Covid, un peu frustrant mais surtout des sensations très désagréables par moments. Gardons l’espoir 🍀😊
Julia, a aussi contracté le Covid (elle me l'a refilé) mais en a moins souffert, sans fièvre pour elle.Julia gagne la course féminine avec 66.6 km, 3ème du scratch H/F, tenant bien du début à la fin un rythme assez constant, fidèle à ses habitudes
Je termine 4ème homme, 1er de ma catégorie avec 61.050 km
https://my.raceresult.com/186098/results#2_16B9F5

News postée le : 30.01.2022

100 km des Mines Réjouies à courir le 19.2.22

Envie d'une compétition cet hiver pour préparer vos objectifs de début d'année ?
Courez les 100 km des Mines Réjouies, tous les renseignements ici :  https://www.facebook.com/RunacrossyourLife/

Vous voulez un 24 h de compétition pour essayer de performer ? Rien de tel qu'un parcours extra-plat sur stade avec un petit nombre limité de coureur, pour cela les 24 h Freelap EspaceVal Couvet vous attendent, 
Les renseignements :(12) Run across your Life | Facebook

News postée le : 11.01.2022

2021.12.11 Les 12 h sur piste de Barcelone

12 h sur piste de Barcelone, couru sur les couloirs 4 et 5. Tour de 422 m. Départ samedi 11 décembre à 12 h.
50 coureurs.Temps excellent entre 14 la journée et 8 degrés la nuit. Ensoleillé. 
Changement de sens chaque 3 h. 
Nous avons calculé la vitesse en km/h relative à la longueur d’un tour, avant la compétition 

Julia veut partir à environ 10,4 km/h pour essayer 125 km.
Elle se sent mieux que prévu et suit ses sensations, elle court sur des bases de 130 km.
Aux 6 h, elle a 65.46 km en 12 e position  Aux 100 km elle est 10 eme en 9:12.

Je pars pour espérer dépasser les 118.055 pour battre le record suisse de ma catégorie datant de 2010, par Ernesto Sicurelli, à Brive. Et accessoirement faire la meilleure performance mondiale 2022 de ma catégorie qui est à 122.000 de la part d’un Anglais. 
J’opte pour du 10.2 km/h. Parfois ça varie un peu mais je suis très régulier.
Aux 6 h, j’ai 61.66 km et 20 eme. Aux 100 km, 14e en 9:43.

Je vais tenir mon rythme durant 11 h avant de faiblir un peu la dernière heure en raison de nausées. Le dernier tour couru 30 secondes plus vite pour pouvoir le finir va faire déborder le vase sitôt arrêté, je vomis plusieurs fois de l’eau, je pense avoir pris un peu trop de sel durant la fin de la 11 e heure, pour faire passer une contracture au bas du mollet gauche.

Mon pied gauche s’enflamment toujours, je cours parfois avec les orteils repliés pour avoir moins mal, mais ça me provoque des contractures. J’ai arrosé plusieurs fois mon pied de façon express pour le refroidir en versant de l’eau dessus. Et j'ai vidé mes chaussures de graviers... si si, il y en avait sur la piste et je ne peux m'empêcher de faire ma petite collection, mais ça finit par faire mal suivant où ils se placent. Donc je les libère...peut-être sous forme de sable.

Julia se bat avec 2 Espagnoles parties plus rapidement ( elles ont dans les 68 kms après 6 h) mais vont flancher la moindre. Julia rattrape celle qui a longtemps été en tête. 
À la fin, Julia est 379 m derrière la 1ère et 144 m devant la 3ème. Tout s’est joué lors des derniers tours.

Julia finit avec 129.558 km , 8eme scratch h/f, 2eme femme , nouveau record personnel.

Je totalise 122.076 km, 7 eme h, 10eme scratch h/f, 2ème de ma catégorie. Mes 2 buts atteints avec un nouveau record de Suisse et un peu plus de 122 km, donc mieux que la meilleure marque jusque là de 2021.

Mais un extra-terrestre, Carlos Moran Alonso, qui ne fait d'habitude que du trail réalise une performance incroyable pour son âge, nettement au-dessus de toutes les marques réalisées jusqu'ici par un gars de plus de 60 ans.
La meilleure marque mondiale 2022 pour les 60 ans et plus : 136,287 km. Chapeau à lui. Tout d'abord, j'ai cru que je terminerais l'année à la 1ère place, ce n'est qu'en regardant le classement que j'ai vu qu'il y avait un autre "vieux", à l'air jeune, que je n'avais pas remarqué. C'est vrai que je n'ai vu que ses talons, vu qu'il tournait bien plus vite et me dépassait régulièrement. 

Final de la saison en apothéose pour Julia, en beauté pour moi.

Je n’avais pas de super sensations au départ, j'avais l'impression de ne pas pouvoir accélérer, les gaz bloqués. C’est pourquoi j’ai opté pour une marge minimale pour essayer d’atteindre les objectifs souhaités.

ET au moins ça, j'ai été super régulier. Sauf une baisse lors de la dernière heure, j'avais envie de tenir mon rythme, même si ça devenait dur, mais quand je forçais pour maintenir le tempo, des nausées me faisaient craindre de tout déballer. Et c'est bien ce qu'il s'est passé, suite au dernier tour couru 30 secondes plus vite, mon tour le plus rapide du reste. Je passe la ligne 5 secondes avant la fin, je fais encore une dizaine de mètres et tout part... j'arrose la piste.

On me tend une chaise sur le gazon, et je l'arrose copieusement. Et ensuite, je me sens bien... j'aurais pu continuer, mais j'étais bien content de m'arrêter. 

Avec cette super météo, pas besoin de trop boire, et j’ai aussi assez peu mangé, 2 grands gels de 70 g pris chacun en 2 x, 2 gels de 40 g dont un à moitié perdu dans mes mains devenues bien collantes, 4 madeleines, prises 2 en même temps après 4 et 8 h et 2 carrés de chocolat au lait pris aussi après les 4 h d'effort.

Seulement 12 x de boisson isotonique de 0.5 litres, un verre de coca et quelques fois un peu d’eau pour faire passer les gels et les diluer dans l'estomac.     

Certains coureurs qui ont tirés sur les 6 premières heures ont disparu des radars, finissant par marcher ou arrêter avant la fin. Courir 12 h au même rythme demande une grosse concentration et il faut bien se connaître pour savoir si ça va être possible de tenir quasiment ce rythme tout le long. 
Nous contrôlions notre temps à chaque tour, et les sensations doivent être bonnes et nous rassurer que ça devrait aller jusqu’à la fin. La dernière heure est quand même toujours dure.

Nous perdons environ 1 km par rapport aux 6 premières heures, si on les double. 

Nous n’avions quasiment aucun renseignement car leur système d'affichage était partiellement en panne. Je n’ai su qu’après la course que j’avais plus de 122 kms, je ne savais pas si j’avais réussi de justesse, car je savais que ça pouvait être en ma faveur comme louper de peu. C’est la raison pourquoi j’ai rien lâché jusqu’à la sirène finale qui nous indique la fin de la compétition. Sans mon dernier tour fait bien plus vite, j'aurais sûrement aussi loupé les 122 km. Comme quoi, c'est toujours important de finir à la sirène avec le rythme le plus élevé possible. 

Résultats 12 h https://www.onesecondevents.com/24h-2021/?race=03&gender=

News postée le : 19.12.2021

2021.11.13 Tour du Lac de Neuchâtel, 93.6 km

Les jambes étaient encore lourdes jeudi, mais en nette progression depuis mardi. Donc, nous avons confirmé l'inscription avec le paiement de la finance. Avec encore un jour de repos, ça devait le faire... un peu comme en août pour moi avec 2 x 100 miles en 2 week-ends de suite. 

Samedi matin, peu avant 6 h, nous nous retrouvons sur la Place du Port à Neuchâtel, rapide distribution des dossards, nolus ne sommes que 6 au lieu de 8 prévus, à être au départ. Deux femmes, 4 hommes. 
Particularité de la course :
- 1 seul ravitaillement après 55 km, à l'entrée d'Yverdon. (nous tournons dans le sens horaire)
- pas de balisage, chemin au plus court autour du lac. On peut acquérir une carte du tracé au départ. Certains ont la trace GPX sur leur montre-chrono-GPS.

Dès le départ à 6 h du matin, je mène, les autres ne connaissant pas si bien le tracé entre St-Blaise et Sauge, me suivent pour ne pas s'égarer dans la forêt de Witzwil, du bout du lac. 
Vu que le premier point de ravitaillement est à Yverdon, il faut partir avec du liquide sur le dos et quelques gels ou barres de céréales de ravitaillement. Cela fait vite du poids, 1 litre, 1,5 litre. Et il faut soit ensuite trouver des fontaines pour remplir à nouveau les gourdes ou économiser sa boisson. Les fontaines sont parfois taries ou fermées, ce qui peut vite devenir problématique pour les gros buveurs. Et à l'eau, il est bon d'y rajouter des poudres énergétiques, isotoniques, ou du sirop, mais cela pèse également dans le sac. Qui dès Cudredin ou Portalban, se remplit de la frontale, des gants, bonnets ou buff, aussi de l'équipement pour les premières heures. 
Etant moi-même un gros buveur, et afin d'éviter d'économiser ma boisson ou de risquer les crampes, j'ai caché vendredi en fin d'après-midi, 3 x 2 bouteilles de boisson isotonique de 5 dl. A Cudredin, entre Estavayer et Châble, et à Vaumarcus. Cela me fait des portions d'effort de 18 à 20 km environ à chaque fois entre les ravitaillements, avec celui d'Yverdon. Cela va s'avérer payant. Je ne devrai jamais économiser, je pourrai boire à mon envi, autant que je veux. Pas de crampes au programme de la journée. 
En remplissant mes gourdes à mon premier poste de bouteilles cachées, je passe en 4ème position, perdant une quarantaine de secondes. Je rattrape Marco Jaeggi et Julia, Stéphane Pagani, avec qui je discutais en tête jusque-là a pris un peu la poudre d'escampette. On le voit devant nous, à 200 ou 300 m. Avant Portalban, nous prenons un sentier passerelle qui longe le lac, pour éviter un tronçon marécageux dont le sentier n'est plus entretenu. Je l'avais pris l'an passé, mais j'avais les pieds parfois dans 20 cm d'eau. A Portalban, je me demande si Stéphane a pu rester en tête en prenant cette variante inondée... et boueuse. Dans la longue ligne droite au sortir du village, je l'aperçois à 300-400 m de devant moi. Notre cheminement, un peu plus long de 500 m environ mais plus facile ne nous a pas permit de revenir sur lui. Je le perds de vue après le camping de Gletterens, autour du 30ème km. Et subitement, il m'arrive par derrière et me dépasse à nouveau. Il a essayé de prendre un sentier étroit et a fait demi-tour, se sentant perdu. Je sais que ça passe, j'avais pris ce sentier très étroit dans les hautes herbes, les buissons, voir même parmi quelques roseaux, l'an passé. Mais j'avais aussi risqué de m'étaler, une branche en travers du sentier, cachée par la végétation m'avait fait un croche-pied. Donc j'étais de nouveau en tête, sans le savoir. Julia me suivait à une trentaine de mêtres, Marco 20 mètres derrière Julia. 
Depuis Portalban, je cours avec les orteils du pied gauche toujours plus repliés, car mon pied s'enflamme de plus en plus. Cette technique me permet de ralentire le processus d'échauffement, mais ce n'est pas si facile de tenir cette position très longtemps. Cela commence à m'occuper l'esprit. Julia et Marco arrivent à ma hauteur 2 km avant Estavayer-le-Lac. Arrêt WC pour moi. Je les revois à l'entrée d'Estavayer à 1 minute devant moi. Je rattrape Julia à la fontaine du bourg, où elle fait le plein de ses gourdes. Cela coule tellement lentement, qu'il faut bien 45 secondes par gourde de 6 dl. Je reviens sur Marco qui a fait le tour du port d'Estavayer alors que j'ai pris tout droit. Après Estavayer, Marco et Julia me rattrape au moment oû je remplis mes gourdes avec mes bouteilles sorties de leur cachette. Je suis à une trentaine de seconde et les rattrape à la sortie de la forêt avant Cheyres. Mon pied est brûlant. Marco accélère insensiblement et nous distancie. Julia et moi courons côte à côte. Je sacrifie un peu de mon Isotonique pour me refroidir le pied gauche, un arrêt express, le pied incliné, j'asperge le côté et le dessus du pied pour le refroidir. Cela redevient supportable. A Yvonand, je demande à 2 marcheurs si la route continue au bord du lac. Ils me disent que oui. Mais c'est un cul de sac à la plage. Impossible d'aller en direction d'Yverdon, une rivière nous en empêche et nous n'avons aucune envie de la traverser les pieds dans l'eau. (Encore que ça m'aurait rendu service pour refroidir mes pieds) Retout au centre du village, le pont piétonnier est barré pour travaux. Nous empruntons le pont CFF. Route de quartier, nous retrouvons ensuite la piste cyclable mais prenons par erreur la plus longue qui longe le lac en forme de banane très arrondie alors qu'une autre piste va plus directement au carrefour de la route cantonale Yvonand-Yverdon, avec quasi la ligne droite de 6 km jusqu'à Yverdon. Mon pied redevient brûlant, c'est très handicapant, j'ai beau essayer de recroqueviller mes orteils, cela ne passe plus. Je zieute le bas-côté, où les marais, marécages, roselières viennent parfois former des ponts d'eau noirs. Enfin, un... je descends le petit talus, me rapproche gentiment, voulant mettre un pied l'un après l'autre dans l'eau, mais le bord s'affaisse et me voilà les 2 pieds dans l'eau. Ah, quelle délivrance, quel bien ça fait. Julia bien évidemment a continué son chemin et quand je remonte sur la piste cyclable, elle est à une centaine de mètres. J'essaie de revenir puis me dis que ce n'est peut-être plus trop dans mes capacités ou plus trop sage de vouloir accélérer pour revenir sur elle. Le ravitaillement est à 2 ou 3 km au plus. Je vois arriver Julia, j'arrive peu après au ravito, remplis rapidement mes 2 gourdes, une de coca, l'autre d'eau chaude  que Christophe à laquelle je demande à Christophe, organisateur-ravitailleur, de rajouter 4 sachets de sucre. Nous repartons, Julia et moi, en même temps. Nous traversons Yverdon, nous atteignons le 60ème km ensemble, mais avec nos 2 détours (un à Rothaus, au bord de la Thielle, en raison de travaux et l'autre involontaire à Yvonand), 2 km de plus que prévu. Nous avions en effet, au ravito, 57 km au lieu de 55. Je suis dès à présent Julia à une cinquantaine de mètres jusqu'à l'entrée du camping Les Pins à Corcelette. Mais mon pied gauche est à nouveau toujours plus enflammé et la pose du pied au sol ne m'aide pas à tenir sa cadence. C'est trop de douleurs. J'ai l'intention d'aller mettre mes 2 pieds dans le lac à la petite plage du camping. Une fontaine en bordure de route va m'épargner quelques mëtres. Chaque pied une trentaine de seconde  dans l'eau. Cela soulage énormément. C'est à nouveau supportable. Mais les premiers pas sont hyper douloureux sur les 100 premiers mètres Je vais répéter cette opération avec d'autres fontaines encore 3 fois et un arrosage. A chaque fois, cela fait très mal en repartant, mais après je suis tranquille pour 5 à 6 km... et je recherche à nouveau un point d'eau... Dans la ligne droite qui suit la sortie du camping, plus de Julia à l'horizon. Ensuite, le sentier est si tortueux dans la forêt, qu'on ne paut pas voir à plus d'une dizaine, vingtaine de mètres. Je ne la reverrai plus avant l'arrivée. 
De plus, Julia fait le meilleur temps pour le tronçon Ravitaillement d'Yverdon - Arrivée à Neuchâtel. Elle me prend 20 minutes. Avec mes 7 arrêts fontaines, lac ou arrosage pour refroidir mes pieds, je perds bien 6 minutes. Car le droit a aussi commencé à m'embêter depuis Concise et il n'était guère meilleur que le gauche jusqu'à la fin. Le rythme pâtit aussi de ces inflammations, cela me ralentit, tout spécialement dans les parties non-asphaltées qui agressent davantage la plante de mes pieds. Même sur des petits chemins aux cailloux bien compressés, comme entre le camping de Colombier et l'asphalte retrouvé au port d'Auvernier. Le chemin n'est pas vraiment mauvais, mais je ne le supportais quasiment pas. Bon, c'était aussi juste après mon dernier arrosage, grâce à un robinet providentiel, non encore fermé en prévision du gel hivernal. Dès Auvernier, je vois que ça va être serré pour passer sous les 9h30, ce qui serait un peu mieux que Juia en 2020, en gagnant le scratch du Tour du Lac en 9h32. J'essaie de me motiver à tirer sur les bras, à allonger, les jambes sont devenues assez lourdes, j'avance pas mal du tout mais il me manque le quelque chose qui me ferait galoper, finir au turbo. J'ai l'impression d'aller vite mais ce n'est sûrement qu'une impression, la fatigue faisant croire cela. Et je finis en 9h32, temps identique à celui de Julia en 2020. Au moins ça....
Marco a rattrapé Stéphane à quelques 4 ou 5 km de l'arrivée, ils ont accéléré comme des fous pour se départager, à plus de 14 km/h à la fin et pour 3 secondes.
Résultats: 
1. Marco Jaeggi 9h00.23 secondes,
2. Stéphane Pagani, 9h00.26 secondes qui aura été en tête depuis le 18ème à Cudrefin...
3. Julia Fatton 9h10.50 secondes
4. Christian Fatton 9h32.45 secondes.
5. Susi Loosli, 13h25
6. Daniel Hiegel, 13h30, qui donne une touche internationale à la course, puisque venant de France.

Tous finishers, Bravo à tous. Si devant nous avons couru au contact des uns des autres durant 40 à 63 km, derrière, ce fut je crois un cavalier seul... 

Quand on aime l'ultra...., plus c'est long, plus c'est bon, plus on va vite plus l'ennui s'évite, à l'arrivée on lévite, sur une autre planète, même sans cannette (quelques pensées de fin de parcours)

Pour ma part, je fêtais ce jour, 13 novembre, l'opération au coeur que j'ai eu l'an passé, à savoir 2h30 à 3 h d'intervention pour brûler les parois de l'oreillette (droite sauf erreur) pour réduire à néant les arythmies cardiaques qui m'empêchaient de respirer convenablement, d'être moins fatigué dans la vie de tous les jours, de produire un effort soutenu et donc d'être performant. L'an passé je terminais en 13h13, je gagne donc 3h41 depuis cette intervention dont je disais cet hiver lors de ma reprise de course : "C'est une véritable renaissance" ! Tel est bien le cas.. Est-ce que le médecin pourrait faire un pareil miracle pour mes pieds ? A bientôt

News postée le : 15.11.2021

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