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NOUVEAU LIVRE !

COURIR À PERDRE LA RAISON

 

ULTRA RUNNING MAN

 

LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


18-19 mai 2019, Ultr'Ardèche de 222 km et 4500 m de dénivelé

Week-end chargé en Ardèche avec un départ à 6h du matin samedi pour une boucle de 222 km avec 4500 m de dénivelé, tracé dans le nord du département. (presque 4700 m à mon gps pour le dénivelé)

Julia Fatton gagne chez les femmes en 30h12.39 secondes, 8ème ex-aequo au scratch H/F. (elle a attendu peu avant l'arrivée le coureur qui l'a suivait (l'ami Jean-Louis Vidal) car ils avaient couru longtemps ensemble)

Je termine 18ème scratch, 17eme homme, 2è de ma catégorie (le 1er finit avec Julia)

A noter qu'un coureur, Gérard Denis qui a 75 ans, avec le dossard 00 ne rentre pas dans le classement, il a fait le parcours en trottinette. Chapeau à lui tout de même. Il était en 2009, à 65 ans finisher de la TransEurope-FootRace au Cap Nord.

Enormément d'abandon pour raison de course dure, rendue encore plus dure avec des conditions météorologiques difficiles avec la pluie, le froid, l'impression d'être toujours mouillé et avec le vent frais sur les hauts (à 1400 m d'altitude), c'était un peu la valse pour enlever et remettre, ou ouvrir et refermer la veste de pluie.

J'ai fait un détour de 3.4 km, car peu après le contrôle - ravitaillement no 20 à 117 km, à 21h40, donc de nuit et farfouillant dans mon sac, je n'ai pas vu une marque au sol qui nous faisait tourner à gauche et j'ai continué jusqu'à un cul-de-sac 1.7 km et 180 m de dénivelé plus haut qui donnait sur la forêt. Heureusement, j'avais à ce moment de l'énergie et j'avais couru toute cette montée, mais j'ai bien perdu 25 minutes. Le pire, c'est qu'une auto me dépasse alors que je suis au début de cette montée et qu'elle me recroise alors que j'en suis environ à la moitié et elle s'arrête pour me croiser, la route étant étroite à voie unique. Je suis persuadé que c'était une voiture de suiveurs et les 2 personnes à l'intérieur ne m'ont pas averti que ce n'était pas le tracé, que cela ne menait nulle part.

Au départ à 6 h du matin, je me sentais bien et jJ'avais bien commencé la course et me trouvais aux alentours de la 15ème place sur les 30 premiers kilomètres, jusqu'au poste 2. A partir de là, mon pied gauche et la malléole me sont devenus toujours plus douloureux au point de boîter passablement et me faire drastiquement ralentir pour me retrouver au poste du 57ème km autour de la 60ème place. Mon rythme n'était plus qu'à 6-7 km/h. J'ai pensé que c'était peut-être ma chaussette de compression qui me serrait un peu trop, pourtant je les avais mises une semaine avant pour les essayer à nouveau, elles ne sont pas neuves et n'avais pas eu de problème. Je voulais les couper. Des bénévoles me prêtent une paire de socquettes. Merci Brigitte et Philippe.

La pression a diminué, je pouvais courir presque normalement après quelques kilomètres, une fois que le pied s'était décompressé. Mais à la moindre descente, le mal revenait et sur une descente de 1000 m de dénivelé et quelques 15 km, j'avais à nouveau très mal et n'avançais guère plus vite que des marcheurs...
Finalement, au km 117, au poste 12, j'avais une paire de socquettes très large qui ont mis fin à mes problèmes. Stressé de changer de chaussette gauche, si peu souple et quémandant un peu d'aide, j'en oublie mes piles pour ma lampe et je finirai la nuit, juste de juste, ma frontale n'éclairant quasiment plus rien. Julia a plus de 3h10 d'avance sur moi autour du 140 ème kilomètre. Je vais retrancher une heure jusqu'à l'arrivée mais dans ces 3h, il y a aussi mon erreur de parcours qui me coûte du temps.

Je cours de longs tronçons en compagnie d'un coureur depuis le km 120 environ. Nous sommes vraiment ensemble pour 35 à 40 km jusqu'au 207ème. Avant, on se rattrape à tour de rôle, selon aussi le temps passé ou non aux ravitaillements. Lorsque les problèmes sont plus présents comme pour moi avec mon orthopédie, je gère un peu moins bien et prends parfois quelques minutes de plus sur les ravitaillements, m'asseyant même parfois 3-5 minutes pour une soupe, du café et manger un peu. La concentration se relâche un peu trop.

Si je lâche mon compagnon de route à la fin pour lui prendre plus d'une demi-heure sur les derniers 15 km, c'est qu'on nous informe qu'une personne revient et n'est pas loin derrière. Ne m'avouant jamais vaincu sans essayer de me battre, je force jusqu'à l'arrivée courant à nouveau les montées. L'information était erronée... mais cela a diminué mon débours et je finis fort, comme j'aime le faire.
Course difficile rendue plus dure en raison des conditions météos. Mais ça a passé et au final j'étais content d'être autant remonté au classement, car je me voyais plus proche de l'abandon ou de la mise hors course pour délai pas tenu avec les problèmes du pied-malléole-cheville gauche. En boitant, j'avais ensuite des douleurs assez aigues dans le genou droit sous la rotule et le dos m'électrifiait aussi dans les vertèbres dorsales avec des torsions involontaires. Je me voyais mettre un terme à mes courses d'ultra de plus de 100 km avec ces douleurs généralisées. Mais comme tout coureur d'ultra qui se respecte... ces idées passent assez vite. Est-ce un bien ou un mal?

News postée le : 20.05.2019

3ème Ultra Montée de Thollon les Mémises, samedi 4 mai 2019

Le concept : Courir durant 8 h maximum le plus de montée entre le bas et le haut du télécabine, distant de 3 km et de 562 m de dénivelé. L’altitude du départ se situe à 1028 m et celle d’arrivée à 1590 m
https://www.l-chrono.com/resultats-ultra-montee-thollon-les-memises-2019/

https://www.umtlm.com/

Lorsque nous atteignons le sommet, le temps est saisi par puce, nous pouvons nous ravitailler et nous redescendons en télécabine. Temps de descente, environ 6 minutes 30. Une cabine toutes les 20 secondes environ. On ne doit jamais vraiment attendre, sauf une fois pour moi quand je me suis retrouvé avec le peloton des 4 h que j’ai vu partir depuis la télécabine alors que j’allais en sortir. Un petit rush au sommet m’oblige d’attendre la cabine suivante, car les 10 personnes autorisées occupaient déjà celle en partance.
Celui qui accomplit le plus de tours est le vainqueur et ensuite les coureurs sont classés selon leur nombre de tours complets (montée complète) et leur heure d’arrivée pour départager les coureurs ayant effectués le même nombre de montée.

Il s’agit de doser son effort, car les muscles sont mis à sérieuse contribution et la pente est suffisamment raide en certaines parties pour obliger chacun à devoir se mettre à marcher au fil de l’épreuve. Certains marchent d’entrée, avec ou sans bâtons, d’autres, les meilleurs courent beaucoup mais finiront par marcher en tout cas dans certains secteurs.

Il y avait aussi une course de 4 h, 3 coureurs font 7 montées, le 1er, Thomas Terretaz en 3h46.19
la première femme, Hélène Darragon, fait 6 montées en 3h39.58, 11ème du scratch H/F (164 classés)

Egalement une course de 2h, le 1er, Thibault Mouchard fait 3 montées en 1h32.50
la 1ère femme Anaïs Boucansaud, fait 3 montées en 1h43.19, 5ème scratch H/F (34 classés)

Aussi une montée sèche, le 1er, Robin Schmitt fait 22 minutes 57 sec, la 1ère femme Chloé Bened, 29 :52. 6ème scratch H/F (27 classés)

Revenons à la course des 8h solo: Christophe Nonorgue, traileur neuchâtelois réussit une magnifique performance en prenant la 3ème place scratch et de sa catégorie avec 12 montées en 7h47.50.

Je termine 1er V3, 22è scratch, 21ème homme avec 11 montées en 7h48.13

Julia termine 3ème V1F, 4ème femme, 37ème scratch avec 10 montées en 7h38.17

Les 2 premiers, Nicolas Duhail en 7h47.59 et Lionel Poletti en 7h50.45 font 13 montées.
La première femme, Mélanie Rousset, aussi 1ère V1F, fait 11 montées en 7h28.04, 10ème du scratch

Il y avait 111 coureurs classés sur le 8h solo.
Il y avait aussi un 8h en duo, dont les vainqueurs Victor Germain et Rémi Bibard cumulent 14 montées en 7h57.38 (12 équipes classées)

Sur le 4h, j’aurais été classé 25ème au scratch sur 164 partants avec 6 montées en 3h54.
La 2ème partie des 8 heures est de plus en plus difficile pour les quadriceps qui s’asphyxient d’acide lactique. Les jambes me brûlent et je piétine un peu lors de la dernière ascension. Pour ma part, j’ai perdu au moins 3 rangs car je me suis fait dépasser par des coureurs avec qui j’avais fait connaissance dans une cabine et qui m’encouragent quand ils me dépassent, moi, complètement cramé dans la dernière montée. Le coeur ne pouvait plus monter dans les tours. Lors de la 9ème montée, je me suis senti mieux que lors de la 8ème et j’ai voulu remettre des gaz, sentant la fin de l’épreuve puisque je savais que j’avais le temps d’en faire encore 2 mais pas davantage, car je pensais finir en 7h38-7h40. Mais très vite mes jambes sont devenues comme asphyxiées et j’ai même connu des étours au milieu de la dernière, aux endroits les plus raides. Au lieu de rattraper sur la fin, cette fois c’est moi qui perds quelques rangs. J’ai toutefois géré pas trop mal, car je remonte des concurrents jusqu’à la fin du 9ème tour et je creusais sur mes poursuivants immédiats. Je pense que je n’ai pas assez mangé lors des 2 dernières montées au ravitaillement, car je me nourrissais de biscuits salés, TUC, et de jambon cuit, aussi pour le côté salé de l’aliment. Depuis les 12 h de Brescia, je n’avais quasiment plus fait de dénivelé et il nous a manqué certainement un peu d’entraînement spécifique. Toutefois, 2 semaines après la Sakura Michi, je n’ai pas ressenti de fatigue pour cette raison ou à cause du décalage horaire. Mais le mercredi, le jour de notre inscription, j'étais crevé et n'avançait pas bien vite. Je doutais de ma capacité à tenir correctement plus de 1 ou 2 heures. Mais il faut bien se préparer.pour l'ultr'Ardèche et les trails de cet été, me suis-je dit avec Julia, un peu dans le même état que moi.

Le concept m’a beaucoup plu et le temps m’a paru passer très très vite. Nous avons opté pour courir sans bâton, car nous les avons oublié à la maison… Il n’y a que lors des 2 dernières ascensions ou je les ai regretté, car les bras tirant et poussant mon corps m’auraient certainement aidé, mais auparavant, je pense qu’ils ne m’auraient pas fait aller plus vite.

La météo a été très hivernale avec plusieurs moments de chutes de grésil-neige et le vent froid m’a incité à enfiler un coupe-vent pour la dernière ascension. Je n’allais plus assez vite pour me réchauffer et la température baissait aussi. Le haut du télécabine était assez exposé aux vents à 1600 m d’altitude environ.

Je dois dire que j’étais aussi très content de ma perf, malgré une baisse de régime à la fin. J’aurais été 3ème en V1 (40-50 ans) et sur le podium en V1, V2 et 1er V3 sur les 4h, avec ma performance de la mi-course. Le panorama est à couper le souffle depuis cette station supérieure de Thollon les Mémises sur le Léman, Lausanne et la riviera et l’arrière-pays vaudois jusqu’au Jura.
La course est organisée par une équipe très sympathique et compétente. Beau samedi avec des morilles trouvées par hasard le soir avant… avec un biotope qui me fait dire « ça c’est un terrain à morilles » en sortant de l’auto pour arroser le terrain…. Et bingo, j’en trouve 3 ! Et une de plus, énorme, le dimanche dans un biotope très étonnant pour moi, dans un amas de feuilles de hêtres, sous le producteur de cet immense tas de feuilles. L’œil traînant avait buté contre !

A bientôt pour l’Ultr’Ardèche de 222 km et 4500 m de dénivelé, les 18 et 19 mai prochains.

News postée le : 07.05.2019

Sakura Michi, 250 km de Nagoya à Kanazawa avec env. 1850 m de dénivelé.

La Sakura Michi, du 20 au 21 avril 2019

Course qui célèbre les cerisiers en fleurs, dont l’idée initiatrice est de commémorer un chauffeur de bus qui a sauvé 2 cerisiers 4 fois centenaires qui devaient se faire submerger par les eaux, suite à la construction d’un barrage et à la condamnation d’un village à être englouti. Ces cerisiers poussaient aux abords d’un temple. Ils ont pu continuer à vivre ailleurs grâce son intervention. Par la suite, ce chauffeur de bus a planté plus de 2000 autres cerisiers le long des routes de son trajet entre Nagoya et Kanazawa. Il est mort prématurément à 47 ans.

Les cerisiers sont partout au Japon. Les pétales de ses fleurs font un tapis blanc-rose très enjoliveur au sol et bien entendu, les arbres magnifient le décor. C'est un festival de fraîcheur et de plaisir oculaire.

La course « Sakura Michi » signifie en japonais, la course des cerisiers en fleurs.

Le départ se trouve dans le lieu symbolique du parc du château de Nagoya. C’est un espace de verdure et de tranquillité au sein de cette grande ville bourdonnante. Le tracé est assez simple pour sortir de la ville, nous suivons le trottoir qui jouxte une grande artère et qui sort de la ville dans une longue ligne droite de plus d’une trentaine de kilomètre. Ensuite, nous avons quelques contours pour un total d’une cinquantaine de kilomètres en milieu urbain.L'arrivée est jugée à Kanazawa, en face d'un monument séculaire, qui sert de base à un temple, au sein d'un parc de verdure.

Mais revenons à la sortie de la ville de Nagoya. Quel plaisir de se retrouver le long des routes en pleine nature ou à traverser de simples villages ! Fini de s’arrêter à chaque feu rouge qui nous stoppe dans notre élan qu’on essaie d’avoir régulier. Au début de la ville, on essaie parfois de sprinter pour passer au vert dans les ultimes secondes, mais bien vite on se rend compte que de faire du fractionné au départ d’une épreuve de 250 km, peut vite devenir suicidaire. Donc, il faut sagement attendre que l’onde verte arrive à nouveau et espérer qu’on atteigne le prochain croisement avec elle. Mais les arrêts sont fréquents sur une si longue distance en milieu citadin. De brûler un feu rouge pouvait être disqualificatif, donc il valait mieux respecter la consigne. A quelques 500 m de la ligne d'arrivée, je vais me faire remettre à l'ordre, m'élançant pour traverser la route alors que le feu est déjà rouge pour les piétons, mais que les voitures n'ont pas encore démarré. On me crie de faire demi-tour et je suis bon pour attendre à 2 feux rouges successifs, me faisant perdre il me semble une éternité, peut-être 2 minutes au total, car l'heure tourne au chrono que j'aimerais voir s'arrêter sous les 32 heures. Et je ne sais pas combien de mètres il me reste à parcourir. Finalement, j'atteins l'arrivée après 31h52 minutes d'effort et de privation de sommeil, à la 36ème place, 31ème homme. Aucun devant moi n'est plus âgé que moi, c'est un petit plaisir.
Julia termine en 32h32 à la 44ème place scratch, 8ème femme. Dommage qu'elle ait eu des problèmes, je la voyais sous les 30 heures après ses résultats de cet hiver.

Nous pouvions déposer des sacs d’affaires personnels sur les ravitaillements. Pour ma part, j’en avais un au 67ème km, un au 96ème, un au 156ème, un au 186ème et un petit dernier au 212ème. Tous étaient destinés à me compléter mon ravitaillement personnel en barres et en gels énergétiques. De plus, avant la nuit, j’avais au 96ème km un sac d’habits avec gants, bonnet, coupe-vent imperméable et ma lampe frontale avec des piles de rechange. Pour me délester de ma lampe frontale et des habits superflus au matin, un sac quasiment vide m’attendait pour recueillir ces affaires au 186ème km. La nuit tombait vers 18h30 et le jour se levait de très bonne heure vers 4h45. Mais il fallait rester habillé de chaud encore quelques heures, la température nocturne étant descendue à 4° Celsius. Je croyais avoir un couvre-tête « Buff » dans la poche de mon imperméable mais c’était du papier wc. Comme j’avais froid au cou et craignais un refroidissement, j’ai pris mes tubes de compression pour les jambes et les ai rappondus avec un nœud plat et à l’autre extrémité, une épingle de nourrice. Drôle de look, mais efficace à l’image du Buff à tout faire.

Une des grosses particularités de cette épreuve devenue une classique de l’Ultra Marathon est la traversée de nombreux tunnels routiers. Le Japon est un véritable Emmental et nous avons visité un grand nombre de ces galeries. Le plus long tunnel, juste entrecoupé de 2 ou 3 passages à l’air faisait 7 km. Entre 5 et 6 h dimanche matin, soit après 23h de course, je tombais de fatigue alors que je me trouvais dans un tunnel. Mon rythme s’en est trouvé naturellement fortement réduit par les zigzags bien involontaires les yeux mi-clos ou fermés par intermittence. Il m’était impossible de me reposer à cet endroit. Ensuite, nous longions une rivière avec une barrière en bordure de trottoir et cela m’aidait à rester debout en m’y agrippant parfois. Heureusement, le grand nombre de ravitaillements, distants en règle générale de 5 km en moyenne m’a permis de manger un peu de chaud, de boire un café et de repartir. Environ un km plus loin, je m’arrêtais une nouvelle fois pour m’acheter un café chaud dans un des nombreux automates que l’on trouve un peu partout au Japon.
Puis un arrêt pour besoin naturel dans une forêt. Cette heure-là, c’est certainement celle qui m’a vu parcourir la plus petite distance. Julia me rattrape une seconde fois suite à mes pertes de temps à ne pas courir. Elle qui m’avait rejoint la première fois au 125ème km et m’avait distancé pendant une quinzaine de km. Ensuite, j’étais probablement environ à 15 minutes devant elle avant que je pétouille de fatigue au lever du jour.
Nous courrons un moment ensemble à se raconter nos impressions et notre déroulé de course. Julia m’apprend qu’elle a dû se faire masser les mollets déjà après 30 km pour raison qu’ils étaient durs à craquer. Elle est contente que son problème se soit en partie résorbé, avec aussi la prise de magnésium. Il faut dire que j’étais étonné de la savoir derrière moi avec les résultats qu’elle avait accomplit cet hiver à Belgrade et à Brescia principalement. Je la distancie petit à petit depuis un des nombreux villages qui ont Shirakawa dans leur nom (voir un reportage d’ArcInfo du samedi 4 mai 19, de www.pichonvoyageur.ch), dont les maisons sont recouvertes de toits de chaumes et que nous admirons tout en courant, classé à l’Unesco. Les suiveurs ont pu apprécier de faire quelques visites culturelles dont celle de ce village qui maintient des coutumes d’habitations et d’architectures ancestrales de plusieurs siècles.
Aux alentours du 192ème km, nous avons une puissante montée de quelque 5 km. Ce sera le seul tronçon que je ne courrai pas entièrement, me mettant à avancer avec mon style qui balance les bras, le corps penché en avant et en faisant de longs pas forcés en avant. Il paraît que j’ai l’air d’un ours… selon ma femme. Julia, elle, a la force de courroter des petits pas et me rattrape à nouveau aux 3 quarts de l’ascension. Un tunnel nous évite de monter plus haut sur cette montagne pour la traverser en légère descente. A la sortie de ce boyau dont les motos aux moteurs puissants nous cassent les oreilles de résonance, je retrouve Julia. Nous discutons jusqu’au ravitaillement du 208ème km, qui arrive quelques minutes plus tard. Ce que nous avons escaladés, nous allons le redescendre tout aussi vite fait, sur 4 km. Julia dit, eh bien il ne reste plus que 42 km. Sur ce je dis, bon eh bien moi j’y vais et j’accélère, me sentant encore suffisamment en forme pour donner ce que j’ai encore sous la pédale ou plutôt sous les semelles. Je vais rattraper plus de 25 coureurs jusqu’à l’arrivée. Aucun ne va me suivre plus de 1 km et tous disparaissent assez vite de mon champ de vision si je me retourne. Deux à trois bosses nous attendent encore une quinzaine de km plus loin et se font sentir quand les jambes ont déjà parcourus plus de 220 km. Je ne fonctionne plus qu’au Coca légèrement salé. De toute la course, j’ai mangé 2 fois des pâtes, 2 fois des boulettes de riz et une fois une soupe de riz mi-épaisse mais sans aucun goût, sans sel…. J’avais quelques barres énergétiques et quelques gels dès le départ et grâce à mes drop bag, mes sacs déposés à 5 ravitaillements, j’ai pu recharger mes poches de sac à dos de traileur. Durant la journée, les fraises bien mûres et de la pastèque m’ont bien convenu et rafraîchi. Sinon, j’ai goûté à quelques biscuits, chocolats fourrés d’amande entière, à des bouts de bananes et j’ai englouti vite fait 2 flans en début d’épreuve. Un des problèmes qui nous fait perdre du temps est qu’il y avait rarement la même chose d’un ravitaillement à l’autre. Après avoir trouvé parfois quelque chose de plaisant, je me disais, j’en reprend au ravitaillement prochain. Mais la chose en question n’apparaissait peut-être plus du tout. Pour exemple, une saucisse grillée de la grandeur d’une chipolata que je savoure et qui me fait le plus grand bien après 96 km, au moment où je m’équipe pour la nuit. J’ai hésité à en manger une mais j’avais envie de salé… mais ni de chips ni de tucs. Je vais redemander des saucisses grillées jusqu’à l’arrivée, mais n’en trouverai plus du tout. Donc, nous perdons du temps à savoir qu’est-ce qu’on va bien pouvoir manger et bien souvent, je ne mangeais pas. Les bouteilles toujours fermées et la difficulté à se faire comprendre perpétuaient toujours à nous faire perdre du temps. Pourtant, tous ces bénévoles étaient très prompts à nous aider, ils nous tendaient nos sacs mis en dépôt à notre arrivée au stand et les refermaient à notre départ. Ils étaient toujours très enthousiastes à vouloir nous faire avaler des pâtes ou des soupes.

A l’arrivée, nous sommes emmenés dans des bains thermaux pour quelques heures avant un transfert dans un hôtel où on dort sur un tatami, à la japonaise. Le souper à 22 h se fait engloutir malgré la grande diversité des choses à manger. La fatigue d’être debout depuis 43 h sans dormir avec 250 km dans les pattes est un puissant somnifère. Le tatami s’est révélé excellent en tout cas, sauf pour se relever le matin, un peu perclus de raideurs et de courbatures avouons-le. Toutefois, j’en avais des explicables et elles me faisaient moins peur que celle contractée au réveil du samedi matin avant la course. Durant la nuit du vendredi au samedi, je n’arrivais pas à m’endormir. Je sentais la tour de l’hôtel vibrer sous ma tête, dans l’oreiller, au passage des autos dans certains moments. L’air était trop chaud. J’ai drastiquement baissé la climatisation de la chambre, qui pour une fois, fonctionnait. Mon dos a souffert je pense d’un courant d’air durant la nuit devenue fraîche par ma faute. En sortant du lit, je me suis fait un tour de rein et j’étais partiellement bloqué. J’ai couru avec un support dorsal de motard pour garder mon dos au chaud et m’aider à me maintenir d’aplomb. J’ai senti une gêne durant une centaine de km, puis ça a fini par disparaître. 10 jours plus tard, le 1er mai, mercredi soir de la fête du travail, je me le rebloque après quelques travaux d’entretiens dans mon jardin. Et ça disparaît subitement le jeudi, après une nuit de douleurs si je voulais me retourner. A n’y rien comprendre.
Le diplôme est une planche de cyprès pyrogravée du plus bel effet, avec mention en écriture japonaise et en anglais heureusement de notre temps de course et de notre patronyme. Les cyprès des forêts chatouillent le ciel de leurs cimes élancées à 30 – 40 mètres du sol, avec leurs fûts un peu rougeâtre, filandreux, bien droits et souples pour danser avec le vent. Le plaisir du forestier m’a retrouvé à admirer ses belles futaies aux arômes résineux ensorceleurs.
Comme d’habitude dans ce genre d’événement d’ultra-marathon, après la remise des diplômes et l’apéro dinatoire composé entre autres choses, de sushis et spécialités japonaises, les « aux revoir » n’en finissent pas et on est là à envisager d’aller courir ici ou là-bas afin de se revoir avec un tel et celui-là. C’est là une saine motivation pour oublier qu’on en bave quand même et que très vite on est prêt à remettre le couvert. Ou quand la mémoire du poisson rouge sert l’ultra marathonien. Le plaisir domine les difficultés qu’on est prompt à minimiser puis qu’on oublie ou qu’on croit naïvement qu’elles ne se représenteront pas lors de futures épreuves, tout en sachant qu’on occulte la réalité.
Mais l’essentiel, finalement est que l’on recherche de telles aventures, même pénibles. La magie de l’effort et de l’ambiance propre à ces courses opère chez moi depuis 23 ans successivement. Et ce au rythme emballé du nombre de compétitions qui s’enchaînent toujours plus. Vive le mouvement perpétuel ! (enfin presque, de l’ultra-marathonien) Alors à bientôt pour de nouvelles aventures et de nouveaux récits.

News postée le : 07.05.2019

2019.04.6 au 7 aux 24 h de l'Isère à Tullins

De samedi 10 h à dimanche 10 h, nous avons couru 24h.http://www.24hisere.fr/resultats-troisieme-edition-2019/

Je termine 6ème homme sur 76 partants, 2ème de ma catégorie, 7 au scratch h/f.

Julia s'est arrêtée après 125 km, soit la moitié de notre prochaine course, la Sakura Michi ou course des cerisiers en fleurs, au Japon dans 15 jours, afin de ne pas trop s'entamer. Elle est surtout venue pour m'accompagner, moi, je tenais à courir encore 24h, car au Japon, il y aura 250 km en 36h maximum.
J'étais très régulier et au rythme voulu d'à peine plus de 9 km/h afin de durer le plus longtemps possible.
Des ennuis gastriques ont commencé à me perturber avant le passage des 12h que je passe avec 108 km.
(Pile dans mon plan, même si j'aurais pu espérer 110.5 sans ces ennuis)

J'ai ensuite dû me résoudre à marcher plusieurs heures pour raison de manque d'énergie, ne pouvant pas m'alimenter comme je le désirais. Il a fait très froid le soir avec du vent et un peu de pluie, ainsi que la nuit depuis les 2 heures du matin jusqu'à l'arrivée. Je me demande si ce n'est pas le froid que j'ai bu durant 13 h de temps qui m'a dérangé l'estomac, avant que je passe au thé chaud et à la soupe.

J'étais 3ème scratch durant 2 ou 3 tours après 14h30 environ, mais je vais perdre 2 places puis plus tard encore 2 car je n'arrivais plus trop à me ravitailler sans être mal, donc j'ai dû marcher depuis la 17ème heure environ jusqu'à 1h30 de la fin, pour cause de manque d'énergie. Les gels et des barres énergétiques ont assez bien passé un moment donné à quelques heures de la fin et la dernière heure, je totalise ma meilleure heure avec 10 km.
J'étais content de finir plus vite, et fort les 10 dernières minutes, et d'avoir su garder le mental durant ces
pénibles heures, ceci en prévision de voir comment gérer des crises qui peuvent souvent arriver dans ce genre d'épreuve. De toute manière, je ne sais pas si j'ose encore espérer atteindre plus de 216 km, soit du 9 de moyenne. J'étais un peu rassuré, car même en marchant durant ma crise (comme on dit dans de pareils cas), j'avançais pour une fois à 5.5 km/h
J'ai dû m'arrêter pour dormir quelques 15 minutes environ, juste avant le lever du jour car je n'arrivais plus à garder les yeux ouverts. Cette micro-sieste m'a fait du bien et je n'ai même pas eu de peine à repartir.

Magnifique équipe organisatrice et de ravitailleurs, très bien organisé, avec un gros choix d'aliments (mais je me suis contenté de soupe, de purée de pdt, et de jambon pour le goût salé, j'avais aussi mes propres pommes-de-terre en robe des champs, qui m'avaient bien réussis à Belgrade et Brescia.... sur 12 h) Un parcours mesuré avec des barrières marquées au sol... Il y a bien 3 contours assez serrés mais en forme d'arrondi quand même assez fluides. Revêtement tartan sur le stade, un peu d'asphalte en bordure de stade et une allée en aller-retour sur du sable compressé, tout cela parfaitement plat, sans accroc qui aurait pu nous faire trébucher.

J'ai connu quelques problèmes avec ma cheville gauche dans le contour le plus serré avec quelques frayeurs quand j'avais l'impression que ça touchait dans l'articulation. J'ai changé de semelle pour une autre qui me soutenait mieux la voûte plantaire et c'est ensuite mieux allé. Après 4-5 heures de course, je ressens souvent des maux à plusieurs étages dans les articulations puis heureusement, ça finit par passer. (cheville, genoux, colonne, nerf sciatique, trapèze épaule gauche), soit des endroits localisés que je connais qui reviennent souvent.

Vive le sport, on sent qu'on est en vie!

News postée le : 08.04.2019

Mes plus de 32'000 km d'ultra en compét'

Enfin, j'y suis arrivé avec 3 mois de plus que prévu. J'espérais les atteindre, ces 32'000 km de compétition d'ultra à fin 2018 lors des 24 h de Barcelone. Mais avec l'os fissuré dans ma cheville gauche, j'avais dû me résoudre à différer ce plaisir... qui pour moi représente 1000 fois la distance de Chaumont-Chasseral-Chaumont de 32 km, course (trail) la plus longue que j'ai commencé à faire à 16 ans. La course était organisée par mon ski-club, le SC Chaumont, qui m'a vu commencé la compét à ski de fond vers l'âge de 12 ans. Mon père était bien impliqué et c'est peut-être ce genre d'épreuve, avec rapidement Sierre-Zinal aussi, qui m'a donné le goût du plus long à l'époque. Cela était du long... on me disait de faire attention car ça bouffait la vitesse! C'est vrai qu'au 100 m, un escargot aurait eu ses chances contre moi! Voici la liste: http://statistik.d-u-v.org/getresultperson.php?runner=4910

News postée le : 01.04.2019

Mes plus de 32'000 km d'ultra en compét'

Enfin, j'y suis arrivé avec 3 mois de plus que prévu. J'espérais les atteindre, ces 32'000 km de compétition d'ultra à fin 2018 lors des 24 h de Barcelone. Mais avec l'os fissuré dans ma cheville droite, j'avais dû me résoudre à différer ce plaisir... qui pour moi représente 1000 fois la distance de Chaumont-Chasseral-Chaumont de 32 km, course (trail) la plus longue que j'ai commencé à faire à 16 ans. La course était organisée par mon ski-club, le SC Chaumont, qui m'a vu commencé la compét à ski de fond vers l'âge de 12 ans. Mon père était bien impliqué et c'est peut-être ce genre d'épreuve, avec rapidement Sierre-Zinal aussi, qui m'a donné le goût du plus long à l'époque. Cela était du long... on me disait de faire attention car ça bouffait la vitesse! C'est vrai qu'au 100 m, un escargot aurait eu ses chances contre moi! Voici la liste: http://statistik.d-u-v.org/getresultperson.php?runner=4910

News postée le : 01.04.2019

Urban Trail 12 h nel Castello di Brescia, samedi 23 mars 2019

Nous n'en avions encore pas fait, eh bien on a vu et ce n'est pas facile, l'urban trail!

A Brescia, nous avons couru autour du Château et parmi les bâtiments qui le composent et aussi dans quelques tunnels du tour de ronde et des jardins.

Julia a gagné l'urban trail des 12h nel Castello di Brescia, elle termine aussi 3ème du scratch avec les hommes, 90 classés en tout. Elle a parcouru 60 tours de 1.8 km, soit 108 km. Chaque tour comptait 55 m de dénivelé, elle a donc gravi 3330 m. Il y avait 140 marches d'escaliers à redescendre par tour en plusieurs tronçons,  avec toutes sortes de marches différentes, ce qui nécessitait une grande attention. 3 tunnels complétaient aussi le parcours.

Magnifique mais très exigeant car le parcours était composé de pavés-galets, ou de pavés calcaires glissant car polis, d'une montée assez sèche, des descentes pour la plupart en escaliers, avec de nombreux contours, d'un tunnel d'une trentaine de mètres mal éclairé au sol très inégal mais le tout rendait le parcours attrayant car très changeant, et avec une magnifique vue sur Brescia. La chaleur était aussi au rendez-vous et nous a un peu causé des problèmes de crampes, n'étant pas encore habitué. Il y avait aussi un marathon, puis ensuite une course de 6h, ce qui fait que le parcours était toujours bien occupé par des coureurs, et durant la journée, par des touristes qui nous obligeait parfois à slalomer.

https://www.wedosport.net/documenti/50221_classifica.pdf

Pour ma part, je termine 6ème homme, 9ème au scratch avec les femmes. J'ai fait 54 tours, soit 97.2 km, et pour ma part 2970 m de dénivelé. J'était satisfait de ma performance. J'ai eu un problème d'inflammation au tendon du dessus du pied gauche causé par une chaussette de compression. Ce pied qui m'a fait peur samedi passé, car après avoir fait de la vitesse, je n'arrivais presque plus à le poser sans douleur, même à la marche ayant très mal sur le côté et justement dessus, puis finalement dans tout l'arrière pied. Il ne supporte plus vraiment de pression. Je ne pensais pas que mes chaussettes de compression me provoqueraient ces douleurs, car c'était un problème de laçage ou de petite rupture ligamentaire je pense samedi passé. Heureusement, à Brescia, j'ai pensé que la cause pouvait venir de la pression de la chaussette sur l'angle de la cheville et le dessus du pied car d'avoir détendu ma chaussure ne changeait rien. Je la retire après 4h30 de course, et environ 1 h après, mon pied ne me faisait plus trop souffrir. Je finis la dernière heure à un rythme plus élevé, faisant à nouveau 5 tours.
Je me sentais très bien au début et malgré que j'avais calculé la vitesse, je n'ai que très peu ralenti mais j'ai fini par payer ce rythme rapide sur ce parcours casse-pattes exigeant. J'étais même devant Julia les 3 premières heures et la dernière, je score aussi plus qu'elle. Donc, je m'améliore gentiment...J'ai encore attrapé une inflammation mal placée à l'entre-jambes, sous.... enfin je ne vous fais pas de dessin et ne trouvant pas de crème, je suis sorti du parcours pour aller à l'auto et un stick à lèvres m'a sauvé... rassurez-vous, j'en ai cassé un bout, hahaha! J'aurais pu scorer je pense 2 tours de plus sans ces 2 aléas. Surtout en raison de l'inflammation qui m'a fait boîter environ 1.5 heure plus le temps de retirer ma chaussette en chopant des crampes chaque fois que je pliais ma jambe... et comme le talon a de la peine a passer... j'ai pas fait ça en 2 temps 3 mouvements. Pour la crème et me rendre au parking, je perds environ 7 minutes... ça m'apprendra. Le plus important est que magré ça, ma course n'était pas si mauvaise et les sensations s'améliorent de courses en courses avec plus de marge pour accélérer.
 

News postée le : 24.03.2019

12 h de Belgrade, 9 mars 2019

 Pour une rentrée sur l’ultra après 2 mois d’arrêt à resouder un os du pied gauche et aussi réparer des tendons distendus à la suite d'entorses début septembre, j’ai participé aux 12 h de Belgrade. Gros coup de pompe presque scotché au goudron du parcours très roulant et idéal pour une perf après 3:30 d’effort et ce durant 2 heures environ. Heureusement Pierre Zuercher me rattrape et je m’accroche et on court ensemble quasiment jusqu’à 4h30 de la fin même si parfois il me lâche mais je reste toujours au contact. J’accélère progressivement sentant la fin après 7h30 d'effort et reprend 2 tours à l'ami suisse Simon Schmidt qui en avait 3 d’avance. À 1h30 de la fin Simon s’accroche à moi et malgré mes essais de le faire lâcher je n’y arrive pas et pour finir la dernière heure on court ensemble. Au final 110,9 km qui sont assez le reflet de ce que je pouvais espérer après 4 semaines et demie de reprise avec une séance de 62 km pour la plus longue qui s’était pas bien passée. La Sakura Michi est au programme les 19-20 avril de 250km et ça m'a bien fait avancer dans ma préparation.
Julia fait une très belle course avec un nouveau record de 126.230 km, 2ème femme, la 1ère, la Polonaise Monica Biegasiewicz fait 2ème au scratch avec 131 km, le 1er homme vainqueur du scratch avec 135 km.  Les femmes ont fait très fort, et dire que Julia ne se sentait pas au mieux ces derniers temps!

News postée le : 10.03.2019

Buts principaux de 2019, d'abord la Sakura Michi 250 km au Japon

Après 2 mois d'arrêt, j'ai repris l'entraînement de course à pied le 3 février. Ma fissure au pied gauche et les dégâts liés à 2 entorses début septembre 2018 sont réparés. Après un mois de reprise, je constate que ça tient.

Cette année, nous courons la Sakura Michi puisque les vacances de Pâques sont situées à fin avril et cela correspond aux vacances de l'entreprise de Julia, qui sont fixes. Donc, progressivement, je reprends et espère bien être parmi les finishers. http://shirotori-gujo.com/sakuramichi/main.html

D'ici là, quelques courses préparatoires de 12 h voir peut-être 24h. J'ai encore une fois un peu changé ma manière de m'entraîner afin d'avoir plus de jours de récupération, mais quand je sors, c'est en principe pour 20 km. Il ne faut quand même pas trop rêver, qu'avec de la récup', impossible d'être en forme sans s'entraîner. Plus tard, il devrait y avoir l'ultr'Ardèche en mai, http://ultrardeche.fr/
le Swiss Canyon trail début juin au Val-de-Travers,https://swisscanyontrail.com/
l'Ultra Marin en Bretagne à fin juin, https://www.ultra-marin.fr/
l'X-Alpine de Verbier début juillet http://www.trailvsb.com/fr/courses/X-Alpine-111/
la Sky Race au Tyrol du Sud à fin juillet durant nos vacances https://www.suedtirol-ultraskyrace.it/en/the-races-registration-121-km-69-km-422-km-27-km/suedtirol-ultra-skyrace-121-km-7554-m.html
et le SwissPeaks de 360 km début septembre https://swisspeaks.ch/trail.html
avec la ferme intention cette fois de finir coûte que coûte. Ensuite, j'aviserai selon l'état de forme et l'envie.
Quelques courses viendront s'intercaler pour parfaire l'envie de découverte sans chercher outre mesure le classement. Bonne saison à tous !

News postée le : 06.03.2019

Article en entier d'ArcInfo du 22.01.19, Addiction au sport, maladie dangereuse

Sous le lien suivant, lisez l'article présentant la sortie de mon livre Courir à perdre la raison, sous l'angle de ma fille Lauriane et de moi-même.
http://www.christianfatton.ch/presse/_upload/2019.01.22_arcinfo_2e_p._drogue_raison_de_vivre_3e_p.adrenaline.pdf

News postée le : 26.02.2019

Poème "Ma bête féroce"

Le début du poème "Ma bête féroce" qui est mentionné dans l'article du journal Arcinfo du 22.1.2019 est mis en ligne sur mon site internet. Sous poème et plus simplement en cliquant sur ce lien:

http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=70

News postée le : 03.02.2019

Totaux 2018, premier but et drogué du sport...

En 2018, pour la première fois depuis 2001, je n'ai pas dépassé les 6000 km annuels.
J'ai couru 4228 km à pied, et escaladé plus de 153'000 m de dénivelé.
A cela, un peu plus de 2000 km de vélo.d'extérieur ou à l'intérieur.
Tous ces entraînements ont cumulé 1h58.30 secondes de moyenne journalière sur les 365 jours de 2018.
Et cela malgré le fait que durant 32 jours d'affilée j'aie ma jambe droite dans une attelle et que je n'ais fait aucun sport pour aider à la cicatrisation du péroné droit fissuré. C'est surtout les longues courses et les vacances qui font augmenter la moyenne car en terme de nombre de jours d'entraînement par semaine, j'ai en général adopté au moins 2 jours de repos. Et cela a été assez payant au niveau des résultats, car j'étais très content de mes nombreuses victoires ou podiums de catégorie, avec de bonnes places au scratch. La fin de saison a été plus compliquée après les 90 km du SwissPeaks, car mon pied a souffert d'une torsion dans un trou et il y a eu quelques dégâts dans l'articulation du pied gauche, avec une fissure décelée par IRM fin novembre. Ce qui m'avait fait renoncé aux 24h de Barcelone en décembre.
Après 2 mois sans courir, mais avec du vélo d'intérieur principalement, et un peu de peau de phoque, mon pied gauche devrait être remis. Je vais recommencer ces jours. Le premier gros but de 2019 sera la SAKURA MICHI au Japon, de 250 km. Avant cela quelques courses préparatoires bien évidemment. J'en reparlerai en temps voulu.

Pour mon pied droit qui est toujours douloureux sous l'avant-pied, je vais essayer de courir avec une orthèse spécialement adaptée qui me fera courir en déroulé. Donc je n'atterirai plus sur la partie avant du pied et avec l'orthopédiste qui me construit l'orthèse et le Dr. orthopédiste qui m'a conseillé cela, on espère décharger l'avant-pied et sinon éviter les douleurs, au moins les diminuer drastiquement. On verra.
Par ailleurs, vous pouvez lire l'article suivant paru le mardi 22 janvier 2019 dans ARCINFO, sur mon livre, sur mes doule
la page une du journal ARCINFO du 22.1.2019: https://journaldigital.arcinfo.ch/arcinfo/2019-01-22/view
la page 2 sur la bigorexie: https://journaldigital.arcinfo.ch/arcinfo/2019-01-22/view#p=3&t=
la page 3 sur le fait que je suis un drogué du sport (est-ce vrai, est-ce grave?) https://journaldigital.arcinfo.ch/arcinfo/2019-01-22/view#p=3&t=

Aux prochaines nouvelles, et mes meilleurs voeux de réussite sportive, de santé et de bonheur pour 2019 à tous ceux qui me lisent! A bientôt ( :-)

 

News postée le : 03.02.2019

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Dernières mises à jour :

18.12.2018:

- Nouvelle vidéo : 2018.11.05 TV Canal Alpha, sports, Présentation livre Courir à perdre la raison
- Nouvelle interview : 2018.11.09 Radios RTN RJB RFJ, Format A3, Présentation livre Courir à perdre la raison