Vous êtes le 133255 ème visiteurs

NOUVEAU LIVRE !

ULTRA RUNNING MAN

 

LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


Ultra Trail du Barlatay 87 km, 5400 m dénivelé

Vendredi soir à L'Etivaz, l'orage gronde très fort et les pluies sont torrentielles. Avec la météo qui se déchaine de la sorte et le parcours déjà partiellement marécageux, rien de bon ne se présage pour les pieds premièrement et l'entier du corps. Un premier départ à 21 h sera suivi par des trombes d'eau et un nouvel orage vers 21h40. Moi j'attends sagement le départ de 23 heures, couché dans ma voiture, avec le bruit des gouttes s'écrasant sur la carrosserie. Rien qui ne me donne envie d'aller courir. Il fait nuit, bien évidemment et la promesse d'être trempé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire annihile ma meilleure volonté. Toutefois, à 23 heures, je suis au départ avec une petite vingtaine d'autres passionnés. Le gros de la troupe s'est élancé 2 heures plus tôt. J'ai choisi le départ de 23 h pour courir un peu moins longtemps de jour, pensant pouvoir atteindre les Diablerets et la limite horaire dans les délais. Je cours avec un imperméable mais il fait vite chaud dans l'ascension de la première bosse. Toutefois, je suis content d'être un peu au chaud, même si ça me fait transpirer davantage. Par moment, je mets aussi le capuchon, lorsque la pluie reprend de l'intensité. Avec le brouillard qui s'installe au Col d'Arnon, on ne voit pas toujours d'une balise à l'autre, pourtant assez rapprochées. Mais en suivant la direction générale, on n'a pas de risque de se perdre. Aux Diablerets, j'arrive avec plus de 50 minutes d'avance sur le cut off. J'ai couru depuis le Pillon avec un coureur et on profite de discuter et de faire mieux connaissance. Je repars à l'assaut de la montée de La Palette et en forêt, malgré les bâtons, on fait parfois du surplace tellement c'est gras et pentu. Les bras font un gros travail pour éviter de glisser en arrière. Il faut aussi bien choisir ses appuis, de préférence sur des cailloux, des minis replats ou des racines apparentes et éviter les parties terreuses, glissantes comme une savonnette mouillée. Au sommet et sur la crête qui suit, c'est le brouillard, il faut être bien attentif. Toutefois, il y a de nombreux bénévoles et ils nous donnent la direction à suivre avec quelques explications pour éviter toute erreur. Je n'aurai pas de problème si ce n'est un changement de direction pourtant bien indiqué, mais je suis focalisé sur des drapeaux plantés sur un promontoire, vrai cul-de-sac, donc mon erreur ne m'aura coûté que 300 m aller-retour. Je connais quelques soucis avec ma jambe lors des descentes, elle me fait mal à nouveau depuis la semaine qui a suivi l'Xtrem de Montreux, avec la reprise des entraînements. J'avais espéré qu'elle était guérie, mais il paraît qu'on ne guérit jamais vraiment de nerfs détériorés. Donc, cela m'empêche de descendre aussi vite que je l'aimerais, des appuis trop forts accentuent la douleur. Et plus on va vite, plus les chocs se font ressentir. Je monte heureusement bien, et rattrape pas mal en montée. Un problème d'estomac me perturbe durant 3 heures de temps en fin de nuit - lever du jour. J'ai de la peine et du dégoût pour manger. Du thé sucré dont je remplis une gourde me fera le plus grand bien et me remettra l'estomac en place. Après avoir fait le Pic Chaussy en descente direction les Diablerets lors de l'Xtrem de Montreux, cette fois on l'attaque à la montée, donc en sens inverse. On passe sous les paravalenches, attention parfois à la tête. Cette montée abrupte me convient assez bien. Les seuls coureurs qui me rattrapent sont ceux du 46 km et ils en sont environ qu'à mi-course alors que nous, les coureurs du parcours de 87 km,  avons 52 km au bas de l'ascension.Au 3ème ravitaillement, au Col des Mosses, mes pieds étant plus que mouilés et ressentant quelques problèmes de plis je décide de changer de chaussettes et de chaussures. Il était possible de déposer un sac pour les 4 ravitaillements de la course. J'ai opté pour le 1er et le 3ème, sans devoir utiliser l'option de changer quoi que ce soit aux Diablerets. J'avais bien entendu déjà les pieds mouillés, on pataugeait depuis le départ sur certains tronçons dans des champs détrempés, dans des parties marécageuses parfois, sur des sentiers défoncés par les vaches avec aucune variante possible sur les côtés car le sentier taillé dans la pente. On avait évidemment aussi nombre de nouveaux torrents à traverser ou les existants si grossit par les eaux que les cailloux prévus pour les passer sans trop se mouiller les pieds étaient sous l'eau. Heureusement, en mode compétition, on ne réfléchit pas trop et on y va, tout en essayant de choisir ce qui est le moins boueux possible. Aux Mosses, il me faudra bien 15 minutes pour effectuer le changement de chaussures. J'avais tellement de peine à enlever ma première chaussette, raideur oblige et chaussette mouillée assez moulante, que j'ai demandé de l'aide à un ravitailleur personnel de coureuses du 46 km. J'ai gagné 4 minutes rien que pour ça. Les problèmes vont venir pour finir la course avec d'intenses douleurs sous le pied droit, pourtant habitué à ces semelles orthopédiques et la pelote qui me permettait de courir depuis novembre 2016. Là, les pieds vont me brûler. Je vais m'arrêter plusieurs fois, ponçant sur des arêtes de cailloux ou le coin de planches de banc en bois le dessus de la pelote. A chaque fois, cela va mieux mais ne dure qu'une vingtaine à trentaine de minutes. Je recommence l'opération 3 fois encore jusqu'à arracher le fin reste de ce support collé sur l'avant-pied de ma semelle. Je finirai les 2 dernières heures avec des douleurs supportables. Le fait aussi d'être arrêté, le pied à l'air durant mes interventions sur ma semelle aidait à mon pied de retrouver une situation non-douloureuse. Mais après un pic de douleurs juste après avoir enlevé la chaussure. Un moment, je me suis demandé si j'allais pouvoir terminer. Mais à une vingtaine de km de l'arrivée, après 13 heures d'effort, je ne tenais pas à saboter les efforts fait précédemment jusque-là. Donc il me fallait trouver une solution. Un moment, j'ai même pensé d'enlever mes semelles. Sans semelles orthopédiques, il y a encore 2 mois, mon pied brûlait déjà après une douzaine de kilomètres courus. Je ne comprends donc pas très bien mon problème. 

J'atteins l'arrivée après 16h02.05, 21ème du scratch, 4ème homme 2 (V2) un peu déçu du classement car j'aurais pu accrocher le podium sans mes problèmes qui m'ont fait perdre pas mal de temps. La forme était bonne, je l'ai constaté lors des montées mais je n'avais pas les moyens avec le bas de ma jambe et mon pied droits de courir à ma guise en descente. Le premier, Jean-Philippe Tschumi met 11h10, 52 minutes devant le 2ème, un sacré temps! La première femme, Vanessa Armelao, que je n'ai vue qu'après 500 m de course finit une minute derrière moi en 16h03. Quelques uns n'ont pas pris le départ et il y a plus d'une vingtaine d'abandon. Course très bien organisée dans un village de 200 habitants et il y a 220 bénévoles ! Juste magnifique! Mais c'était dur, en raison des conditions nocturnes de pluie et du terrain hyper gras qui nous abiment les pieds. https://www.mso-chrono.ch/fr/results/786-super-trail-du-barlatay-181908/dashboard

News postée le : 20.08.2017

Xtrem Trail de Montreux, 163 km, 12'000 m de dénivelé + -

Chateau de Chillon, vendredi 28 juillet, 6 heures du matin, environ 160 coureurs s'élancent pour le tour des alpes vaudoises. Soit, comme le mentionne le speaker, un coureur par kilomètre. Le temps est couvert mais agréable, les lampes frontales sont allumées car c'est encore un peu sombre. Le début de l'effort débute par une mise en bouche d'un peu plus de 1'000 m de dénivelé jusqu'à la Dent de Jaman. Suivront en grande ligne, La Lécherette, Le Pic Chaussy, Le Col du Pillon, Les Diablerets, Le Col de la Croix, Solalex, Anzeindaz, Le Col des Essets, Le Col des Pauvres sur l'arête des Savoleyres, Frénières, Gryon, Villars, Le Chamossaire, La Forclaz, Leysin, Berneuse, Le Col des Chaudes après une arête bien technique au sentier étroit, Les Rochers-de-Naye, Caux et l'arrivée à Montreux. Des paysages à couper le souffle, sur le Léman depuis plusieurs points de vue, ou sur l'arrière pays, bien vert et montagneux ou sur les falaises des Diablerets, des Muverans etc....
Me sentant en forme, c'est tout naturellement que je me suis rapidement retrouvé 7ème dans la première ascension, profitant des passages bien pentus pour dépasser de nombreux coureurs. Comme j'avais reconnu dans ces coureurs, Andrea Huser, je me suis dit que je partais peut-être un peu vite et que je risquais de le payer cash ensuite avec une baisse de régime. En fait, j'ai bien tenu toutes les montées, rattrapant toujours ceux qui me dépassaient en descente ou dans les parties très techniques. Quand Andrea Huser me rattrape, à La Lécherette, je repars du poste juste avant elle. Elle ne me dépassera que grâce à une partie plane sur une portion de route avant l'entame de la montée du Pic Chaussy. Je ferai cette ascension dans sa foulée, 30 mètres derrière, au même rythme. Au sommet, alors que je m'arrête une dizaine de secondes pour boire à ma gourde, je la perds de vue. Le sentier très aérien, même des cordes sont posées pour nous aider sur certains tronçons, demande de l'attention de notre part et il n'est pas trop conseillé de lever la tête pour observer la concurrence. Je ne la reverrai pas, elle descend comme un chamois entre les paravalenches dans la pente. Je gère assez mal ma boisson sur ce tronçon, car je le croyais plus court et j'arrive au col du Pillon avec une grosse soif. Auparavant, je me suis trompé de chemin, comme d'autres et doit monter droit en haut la pente pour retrouver le sentier. De boire au ravitaillement de grandes quantités de liquide me met au bord du vomissement, mais ça passera sans que cela arrive. L'Isostar était peut-être aussi un peu trop concentré. A Solalex, au km 70, nous avons nos sacs qui nous attendent à la base de vie. Je change de chaussures, de semelles orthopédiques aussi car mon pied droit chauffe terriblement dans les montées, au niveau du nerf Morton, à l'avant-pied. Ce sera un changement pour rien car il ne m'apporte aucune amélioration. Dans les montées, ça me fait mal quand la pente est très raide et que les appuis sont donc plus appuyés sur l'avant-pied. Je navigue de la 6ème à la 9ème place en fonction du profil. Arrivé à Pont-de-Nant, une terrible montée nous attend pour finir sur l'arête des Savoleyres avant de redescendre au Col des Pauvres. Je rattrape 2 coureurs dont un Irlandais avec qui j'étais parfois depuis le début de course. Je crois qu'il abandonnera par la suite. La nuit m'accueille alors que je suis quasiment hors de ce tronçon très technique, dangereux par endroit si on ne fait pas attention aux nombreux trous entre les blocs de rochers à escalader. La lumière de fin de jour est magnifique, presque irréelle, donnant une teinte spéciale aux rochers des Muverans. Le Léman est aussi visible et paraît immense. Je me trompe à nouveau au Col des Pauvres, cherchant le balisage. Je fais demi-tour assez vite en apercevant un panneau qui indique Nant, soit un retour en arrière. Je remonte un pierrier sur 300 m et trouve le panneau et le balisage indiquant la bonne direction. Dans la nuit, il n'est pas toujours facile de trouver son chemin. Arrivé à Frénières, en compagnie de Gilles, nous nous trompons en suivant la route en direction de Bex, ne voyant pas la flèche peinte au sol, à côté de la route où on doit bifurquer, car pour ma part, je cours du côté gauche et l'indication se trouve à droite. Et quand on est deux, le deuxième suit parfois bêtement le premier... et s'il se trompe, eh bien le mouton se trompe aussi.

Nous perdons temporairement 3 places selon la bénévole du stand de Gryon et elle est toute fière de nous dire que 2 femmes sont devant. Oui, lui dis-je la deuxième, c'est ma femme. Elle pensait nous vexer, mais je suis moi, fier de la mienne, donc son petit accent et effet n''en a pas sur moi. Bien sûr, nous sommes déçus d'avoir perdu environ 12-14 minutes dans l'aventure. Je repars seul en montée, Gilles me rattrapera à la faveur de la descente en forêt avant une remontée sur Villars-sur-Ollon. Nous rattrapons Julia. Nous continuons ensemble jusqu'au ravitaillement et des banderoles de chantier, similaires au balisage nous induisent en erreur dans le village. Nous cherchons la suite du chemin, on reperd vite 5 minutes avec des aller-retours. Avec Julia, nous sommes très rapides au ravitaillement et repartons devant Gilles. Nous mettrons 50 minutes de plus que lui pour rallier La Forclaz, nous trompant 6 fois.... et nous téléphonons 2 fois au PC course. A Frénières, nous avions déjà appelé le PC course, cela fait 3 appels. Mais ne sachant pas bien expliquer où nous nous trouvons, cela prend toujours un certain temps pour se faire comprendre et savoir la direction à prendre. Il semble qu'il y ait eu du débalisage sur ce tronçon. Parfois, durant plus de 10 minutes, nous n'en voyons aucun. Puis un petit bout de rubalise est à nouveau présent ou un fanion dans l'herbe. On pense que la course est fichue pour nous, on enrage un peu, mais moi je suis déterminé à vouloir aller au bout de toute manière. J'espère juste que je n'ai pas perdu ma place de premier V2, que j'occupe depuis la Dent de Jaman, soit le début de l'épreuve après la première montagne à escalader. Je vais bien sûr perdre la grande partie de mon avance sur le futur 2ème. Depuis Leysin, le 125ème km, 2ème base de vie où nous pouvons à nouveau profiter de notre sac personnel, nous changeons rapidement de chaussettes, de chaussures et pour moi de semelles orthopédiques, car le pied me brûle toujours en fin d'ascension. Les passages dans la rosée de l'herbe non-fauchée nous détrempe les pieds et les passages boueux n'arrangent pas les choses non-plus, comme les traversées de ruz ou de torrents. Nous mangeons quelques pâtes, le tout en vitesse, je recharge mon sac de gels et de pâtes de fruits pour avoir du carburant rapidement assimilable et facile à avaler. Julia me propose d'aller de l'avant dans la montée sur Berneuse, maintenant qu'il fait jour et que le balisage semble de nouveau au point. Elle m'avait déjà proposé cela de nuit, mais je ne trouvais pas que c'était bien quand on se perdait tout le temps. Là, j'accepte et je suis conscient que mon avance ayant fondu sur Kurt, il me faut préserver cette maigre avance du mieux possible, car je suis persuadé qu'il descend plus vite que moi. Et la course finissant par 12 km de descente depuis les Rochers-de-Naye, il me faut avancer le plus vite possible dans les montées afin d'augmenter si possible l'écart avec Kurt. Julia ne peut suivre mon rythme en montée et elle se trompera encore une bonne fois, perdant environ 15 minutes à un petit col où moi, je cherche aussi mon chemin, perdant bien 5 minutes. J'aurai encore quelques hésitations mais la suite sera mieux marquée. Une arête très technique avec un sentier très étroit au-dessus d'une pente de plusieurs centaines de mètres de haut me voit encore pétouiller, parfois pris de vertiges et de début d'insolation. Je n'ai pas remis ma casquette le matin après avoir enlevé mon buff qui coiffait ma tête la nuit, pour être plus à l'aise avec la lampe frontale. Donc, je m'arrête, je prends ma casquette et profite de boire de petites gorgées, bien conscient qu'à ce rythme, il me faudra plus de 2 heures pour arriver au prochain ravitaillement depuis le dernier, donc il me reste encore une bonne heure sous le soleil de midi - treize heure. Je crois savoir d'après des amis que je n'ai plus qu'une dizaine de minutes d'avance sur le 2ème V2. J'ai repris encore Gilles dans la dernière ascension et on m'indique que le coureur portugais Bérek Moraix n'est que quelques minutes devant,pas bien du tout.

Je fais très vite au ravitaillement du Col des Chaudes pour attaquer la dernière ascension menant au Rocher-de-Naye. Je vois des coureurs qui arrivent à toute allure, et je crois d'abord que c'est Kurt qui fonce sur moi.  En fait, c'est le premier de la course des 60 km et un gars qui le suit pour s'entraîner, enfin, qui tente de le suivre... car il file léger comme l'air dans les cailloux du sentier montant. Depuis les Rochers-de-Naye, je tente d'accélérer progressivement au fur et à mesure que le sentier se fait toujours meilleur. Je suis sur le point de rattraper le 6ème mais en me voyant, il se remet à courir comme un dératé. Il va me prendre 20 minutes sur les 9 derniers km de descente. A Caux, je me ravitaille encore et me renseigne des kms restants. Je m'étonne par mon rythme rapide dans certains secteurs délicats, techniques et pentus. J'ai aussi la trouille qui me poussse à me surpasser. Je ne tiens pas à me faire rattraper si proche du but, ayant été en tête toute la course en V2. Les gorges qui nous amènent à Montreux sont de toute beauté, sauvages avec de nombreux pontons. Des randonneurs sont présents et m'encourage. D'autres coureurs du 60 km me rattrapent et me disent qu'il n'y a personne derrière, que je ne dois pas m'inquiéter. Mais si Kurt descend quasiment aussi vite qu'eux depuis qu'il a été dépassé dans le haut, cela signifie qu'il n'est pas loin derrière non-plus... et qu'ils ne peuvent pas le savoir donc ne pas pouvoir me renseigner correctement. L'excès de confiance n'est pas ma tasse de thé et je sais que seul le franchissement de la ligne d'arrivée me soulagera, donc je ne baisse pas l'intensité de mon effort, de ma concentration, de ma volonté à rester devant malgré les parties techniques et la descente qui le favorise. Sur certains tronçons très technique, comme l'arête des Savoleyres, nous mettons environ 30 minutes pour 500 m. Cela fait drastiquement baisser la moyenne et d'autres passages sont aussi bien dévoreurs de temps.

J'arrive à 16h06 après 34h06.02 d'effort à l'arrivée, 7ème du scratch, premier V2, avec 7 minutes d'avance seulement sur Kurt Nadler, un peu plus d'une heure sur Pascal Pittet, 3ème que j'ai vu entre La Lécherette et le Col du Pillon, parfois à ma hauteur après des descentes. La concurrence rapprochée de ces 2 coureurs m'a obligé à rester concentré tout au long de la course et l'arrivée a été une réelle délivrance. Les parties techniques me font perdre pas mal de temps sur des coureurs de même niveau, car je peine toujours plus à lever davantage ma jambe droite qui ne peut relever le pied.

Julia termine 2ème femme, en 34h51.56, 10ème du scratch. Ce fut un tout bon week-end au niveau résultat, au niveau paysage, joie de courir malgré quelques couacs de balisage, que s'est-il passé entre Villars et la Forclaz? Il semble que des menaces anonymes concernant du sabotage serait entreprise, selon les dires d'un ami coureur bénévole sur la course. Je pense que cela a été une des raisons de certains problèmes de manque de balisage. Mais c'est une toute belle course qui je pense est bien partie pour grandir encore. Andrea Huser gagne chez les femmes, 2ème du scratch à seulement 4 minutes du vainqueur Sangé Sherpa qui met 29h35.40. Ce sont les 2 seuls coureurs qui terminent sous les 30 heures  http://cmontreux-trail.ch/fr/courses/la-mxtrem-160/

http://montreuxtrail.livetrail.net/classement.php?course=MXT160&cat=scratch

News postée le : 01.08.2017

K2 vertical de Villaroger (Tarentaise) du 23 juillet 17

Le dimanche 23 juillet 17, dans la Tarentaise, nous avons avec Julia participé au double kilomètre vertical, soit 2000 m de dénivelé pour 7.6 km. Le départ à eu lieu à 1220 m à Villaroger et nous avons atteint l'arrivée au sommet de l'Aiguille rousse à 3220 m, après avoir escaladé les pistes de ski bien pentues, de vrais murs par endroit qui m'ont bien convenu. C'est là, dans ces passages que je rattrapais le plus de coureurs suite à un départ où bon nombre partent trop rapidement, et qu'il faut ensuite dépasser, à travers l'herbe, car le sentier était alors occupé par une file indienne. Jusqu'au premier tiers environ. Un passage sur glacier m'a fait perdre quelques 50 secondes sur un concurrent que je suivais. Après le glacier, notre écart s'est stabilisé, j'ai un peu manqué de confiance dans l'accroche de mes chaussures. Nous finissions par un névé et une partie rocheuse et de nouveau un petit névé. En 1h46.22, j'ai avalé cette ascension où on a pas trop le temps de reprendre son souffle, c'est vraiment de l'intensif. Cette course comptait pour l'European Challenge K2 et la concurrence était rude. Je termine 46ème au scratch, 6ème V2 à 3.52 du podium de ma catégorie. 385 coureurs classés sur 387 au départ. Le vainqueur, Yoann Sert a mis 1h23.34 et prend 6.09 minutes au second! Un vrai bouquetin!!!! Preuve que le K2 était relevé au détriment du K1, avec mon temps à mi-parcours, j'aurais été classé à la 5ème place sur le K1, manquant de concurrence. Julia termine 6ème femme, 3ème de sa catégorie en 1h58.43, 107ème du scratch. La descente s'est faite en téléphérique jusqu'à Arc 2000 et la fin s'est déroulée à pied. Le vent contraire nous a parfois retenu lors de l'ascension. Il était parfois violent et au sommet, les coureurs ne s'attardaient pas au ravitaillement, mais se dépêchaient de s'engouffrer dans un téléphérique.

http://www.l-chrono.com/resultats2017/tps_k2.pdf  http://live.l-chrono.com/raceevent/tps-k2-2017/

News postée le : 31.07.2017

Sky Race de Montgenèvre, 60 km et 4050 m de dénivelé du 15 juillet 17

Magnifique trail tracé dans de superbes paysages à cheval parfois sur la frontière et en Italie voisine. La montée initiale pour se dérouiller les jambes et les poumons jusqu'au sommet du Chaberton nous a très vite agréablement réchauffé. Le thermomètre affichait 10 degrés et le petit vent nous glaçait dans nos cuissettes et t-shirt. La descente de la dernière partie dans la caillasse exigeait des talents d'équilibriste pour ne pas partir avec les cailloux. Trail avec de nombreux passages dans les rochers, mais sentiers en général assez larges et avec peu de secteurs vertigineux, dangereux. Toutefois, les descentes sont toujours assez casses-pattes avec de nombreux cailloux ou des racines qui n'attendent qu'à tordre des chevilles. Météo ensuite très agréable, repas d'après-course très convivial Belle journée bien réussie avec une deuxième place pour moi en V2, 18ème du scratch en 9h38.52, à 10 minutes du 1er V2, 17ème.
Julia termine 1ère de sa catégorie V1F, 2ème femme, 20ème du scratch en 9h45.58. Le vainqueur Nicolas Lambert a bouclé l'affaire en 7h20.03, la première femme Christelle Bard fait un résultat canon en se classant 4ème en 8h18.02.
J'ai bien souffert du dessous de pied droit avec de nouvelles semelles orthopédiques. Par chance, j'avais prévu une semelle de rechange dans mon sac et après une vingtaine de km, je me suis arrêté dans la descente avant le 2ème ravitaillement pour faire le changement. Par la suite, c'est mieux allé. A remarquer que ma jambe droite me fait de moins en moins souffrir au niveau du péroné-tibia ou des tendons, nerfs, devant et derrière la jambe. Seul le nerf Morton de dessous le pied ne veut rien savoir pour ne pas se faire remarquer. Les longs appuis en côte me donnent la sensation de brûlure et parfois en descente aussi.

http://www.trailenbrianconnais.com/sky-race/resultats    

News postée le : 31.07.2017

La Montagn'hard, 65 km et 5500 m+/- et 44 km 3600 m +/-

 A St-Nicolas de Véroce à eu lieu samedi et dimanche la Montagn'hard, 3 épreuves de:
107 km pour 8800 m annoncé au départ de dénivelé positif (nouveau parcours)
65 km pour 5500 m annoncé au départ de dénivelé positif (nouveau parcours)
44 km pour 3600 m annoncé au départ de dénivelé positif (nouveau parcours)

C'est 3 épreuves qui présentent un ratio dénivelé/longueur dans les plus dures qui existent.
Il n'y a pas beaucoup de parties planes, et certaines montées sont droit en haut (la dernière pour le 65 du Mt-Joly, au 55 % du 107) ou droit en bas... très éprouvant pour les quadriceps. Malgré nos 24 h de la semaine passée, j'avais de la facilité à grimper, mais moins à descendre, (tjrs ma jambe d) au contraire de ma femme Julia, qui descendait allégremment. Très beaux paysages sur le Mt-Blanc, la vallée de Chamonix, Mégève, le Val-Montjoie, le glacier de Bionassay etc...
Très bien organisée, ambiance sympathique où tout un village, une région bosse pour l'organisateur qui vient de la région parisienne, avec une grosse équipe de copains-bénévoles.

On voulait courir à Verbier, mais l'organisation n'était pas capable, en étant avertie mercredi, de modifier un nom d'un coureur qui ne pouvait pas courir, blessé, pour le remplacer. Vive l'air de l'informatique, avant c'était quasiment toujours possible.....
Départ 7heures samedi matin 8 juillet à St-Nicolas de Véroce
65 km, 5500 m nouveau parcours aussi
1er V2, Christian Fatton, 12h32.33, 13ème H et scratch H/F, belle course au niveau du général et de catégorie, remonté au classement tout le long de la course, hormis quelques fond de vallée où je perdais momentanément des places avant de vite rattraper à la montée.
http://chrono.geofp.com/mhard2017/custom/mhard2017/5498.pdf
Départ 8 heures samedi matin 8 juillet à St-Nicolas de Véroce
44 km, 3600 m annoncé au départ, nouveau parcours
 3è V1F Julia Fatton, 5ème Femme, 7h27.10, 27ème au scratch H/F     partie prudemment car ne savait pas comment ses jambes réagiraient après ses 24h, mais elle était étonnée en bien, elle a passé de la 90ème place après plus de 2h de course au premier contrôle ravitaillement jusqu'à la 27ème du scratch.
http://chrono.geofp.com/mhard2017/custom/mhard2017/5496.pdf

News postée le : 09.07.2017

Belfast championnat du monde 2017 des 24 h

Les 24 h des championnats du monde de Belfast ont eu lieu les 1 et 2 juillet dans un parc. Le parcours longeait une rivière et formait une boucle de 1653 m avec une très légère dénivellation de 4.5 m au tour. La météo a été très changeante avec quelques petits crachins, du vent parfois, du soleil, un temps couvert et tous ces temps changeaient assez rapidement, mais dans l’ensemble, on peut dire que le temps fut idéal car la température avoisinait les 14 degrés. La nuit n’a pas été trop froide pour les coureurs. Le départ a été donné à 12 h samedi. Une course open avec 100 coureurs était organisée en parallèle, ainsi que le championnat du monde master.

Julia Fatton termine à une excellente 8ème place chez les femmes, avec son nouveau record personnel, battu de 6 km pour le porter à 236.183 km. Avec l’équipe d’Allemagne des femmes, elle obtient la médaille de bronze par équipe. En master, elle aurait été 2ème, car elle est 2ème de sa classe d’âge 40-45 ans, mais n’avait pas été inscrite pour cela. Dommage ! Elle est partie comme à son habitude à un rythme qu’elle pensait pouvoir tenir tout le long et en prenant quelques risques, elle a tenu le coup puisque sa moyenne finale se monte à 9.85 km/h et elle n’a pas dépassé le 10.2 km/h selon elle durant quelques tours seulement. Vraiment exceptionnelle de nouveau par sa régularité !

Pour ma part, je suis parti avec Julia, faisant confiance à son rythme mais sachant bien que je n’arriverais pas à le tenir aussi longtemps car je n’avais pas d’entraînement ciblé longue distance pour raison de santé à ma jambe droite qui me procure de fortes douleurs au niveau de la cheville d’abord, puis cela monte jusqu’au genou. Après 2 heures, les problèmes ont commencé. J’ai serré les dents jusqu’à la 8ème heure en boitant et cela m’a forcément fait ralentir. J’avoue avoir pris un paracétamol pour tenter de casser la spirale de la douleur. Cela m’a permis de reprendre une foulée plus normale. C’est discutable diront certains, mais il ne faut pas jouer à l’hypocrite, cela se fait dans les pelotons et beaucoup en ont déjà pris une fois ou l’autre. La liste des produits interdits est claire et le paracétamol est autorisé. J’ai la conscience tranquille. J’ai été très content de pouvoir courir 24 h car peu de monde me croyait capable de tenir le coup un moment donné.  J’étais motivé car je me savais bien placé dans ma catégorie d’âge en masters. Je termine finalement 3ème de cette catégorie d’âge 55-60 ans avec 202.786 km à la 86ème place scratch sur 159 hommes classés. Les oldtimers se font rares, il faut les ménager, ça brinquebale de partout...

Il faut parfois un peu de chance, mais je prends cela bien volontiers, cela me fait très plaisir de voir que mon obstination à vouloir courir absolument ce championnat du monde m’a récompensé avec cette médaille de bronze. Un beau cadeau. Après la course, ma jambe n’était pas pire que les jours précédents, mais depuis ce soir, mardi, 2 jours après, les douleurs se font à nouveau sentir, même au repos. Des piquées et des courants électriques me parcourt la jambe environ à 10 cm au-dessus de la malléole. L’os du péroné est douloureux, même à la marche. Je vais reprendre le vélo pour ces 15 prochains jours, comme je l’avais fait les 15 jours avant les championnats du monde. J'espère pouvoir reprendre un entraînement longue distance pour parcourir à nouveau davantage de kilomètres durant mon prochain 24 h.....

Comme d’habitude, le fait de retrouver de nombreux amis d’autres pays nous a bien fait plaisir. L’organisation a connu de gros couacs durant la compétition, nous n’avions aucun renseignement durant une bonne moitié ou plus de l'épreuve, l’écran qui indiquait le passage des coureurs avec leur nombre de tours, la vitesse, le kilométrage et le temps étant tombé en panne. De même plus tard avec l’horloge numérique et l’éclairage au niveau du passage des tapis de contrôle. Il fallait bien lever les pieds pour ne pas s’encoubler en passant chaque tour et être très attentif au bip de notre puce, pour être sûr de n’avoir pas fait un tour pour des prunes. Il semble même que le tapis a cessé de fonctionner durant quelques minutes, des concurrents revenant en arrière pour réclamer. Certains, après coup disaient qu’il leur manquait un tour. L’organisation disait que ça avait été corrigé donc que c’est juste. On ne saura jamais vraiment. Pour ma part, ce n’est qu’en consultant les temps de passage que je pourrais le savoir car j’ai toujours tourné et mon rythme varie au fil des heures, mais ne connait pas d’à coup.

Malgré tout cela, mentionnons que la Polonaise Patrycja Bereznowska a battu le record du monde féminin de 2 km environ pour le porter à 258.339 km. Le précédent record était établi par elle-même lors des championnats de Pologne les 8-9 avril à Lodz avec 256.246 km. En 2013, elle faisait 204 km pour son premier 24h… !

https://www.iaaf.org/news/report/iau-24-hour-world-championships-2017-belfast

La 2ème femme est aussi une Polonaise, Aleksandra Niwinska avec 251.078 km et la 3ème est l’Américaine Katalyn Nagy (d’origine hongroise) avec 248.970 km.

Le titre chez les hommes a été remporté par le Japonais Yoshihiko Ishikawa avec 267.566 km, devant le Suédois Johan Steene avec 266.515 km et le Polonais Sebastian Bialobrzeski avec 265.535 km, soit chacun avec 1 km de plus que son poursuivant immédiat, comme le 3ème sur le 4ème avec 264.506 pour le Japonais Nobuyuki Takahashi.

https://www.ultrarunningaustria.com/wm-teilnahmen/wm-2017/wm-24h-belfast/

News postée le : 04.07.2017

22 km le Long de la rivière du Doubs et Verticale du Mt-Tendre

Le samedi 17 juin, j'ai couru le long du Doubs, 22 km pour env. 500 m de dénivelé. Avec des coliques au ventre depuis jeudi, 2 arrêts derrière les arbres et des crampes d'estomac m'ont quelque peu empêché de courir détendu et un peu mieux...La course est principalement à l'ombre, au frais le long du Doubs, de sorte que je n'ai pas trop souffert du chaud. 6ème de ma catégorie, 34ème sur les 132 partants.

Mercredi 21 juin, pour fêter l'été, nous avons couru la Verticale du Mont-Tendre, 6 km pour 900 m de dénivelé. Belle pente, pas trop raide, dans la forêt d'abord puis dans les pâturages. Magnifique vue sur le Lac Léman, quasi dans son intégralité. Belle première course, conviviale à la remise des prix en partageant bière et pâtes...je termine 2è V2, à 40 secondes du premier, 18è au scratch sur 144 partants, les sensations étaient meilleures que samedi...Julia, sans se donner à fond, est arrivée 3è au scratch féminin, à 6 sec de la 2ème, 1ère de sa catégorie. Elle avait fait 100 km samedi, 41 dimanche...et ne voulait pas trop tirer sur muscles et tendons. Elle part tranquille, 15 secondes avant moi et je la rattrape en effet très rapidement. Course contre la montre départ toutes les 15 secondes.

News postée le : 25.06.2017

Beau week-end de course du 10 juin

Trail de l'Absinthe, val-de-Travers, 75 km, 2950 m de dénivelé. Julia court et termine 2ème derrière l'intouchable Laurence Yerly, qui finit 2ème du scratch... en 7h18. Julia est un peu plus rapide que ces 2 dernières années et termine en 8h27 contente, car les 2 grosses courses faites à Bâle et en Ardèche ont fini par laisser des traces de fatigue sur son organisme. Elle s'est décidée mercredi seulement et elle a bien fait somme toute de courir, elle a eu du plaisir.

J'ai couru pour ma part la plus longue course d'escaliers du monde avec 11674 marches, 1169 m de dénivelé pour 3.3 km sauf erreur, le long du funiculaire qui monte sur le Niesen, une pyramide des Alpes Bernoises, qui domine Spiez, Thoune et qui fait face à la magnifique Blümlisalp toute blanche encore de neige. En 1h14.10, je termine 7è de ma catégorie des + de 40 ans, 18ème au général sur 274 classés. Le plaisir a été total, j'ai adoré cet intense effort où les cuisses brûlent très vite et où le coeur bat à son maximum. J'y allais 2 marches par 2 marches si possible, mais la pente et la hauteur des marches ne sont jamais égales, il faut s'adapter. Les départs ont lieu par 3 coureurs toutes les 20 secondes. Les dépassements sont difficiles par endroits, car nous sommes parfois sur des ponts à 15 m du sol ou plus et il y a des trous sur la voie, donc il ne faudrait pas s'encoubler n'importe où. Pour dépasser, j'allais parfois dans la rigole de 30 cm de large, entre les escaliers et les voies, me tenant par la main droite aux coins des marches, de la main gauche à la voie ferrée ou à un câble. J'ai vu ensuite que j'avais la main noire d e graisse et la cuisse car je m'appuyais parfois pour m'aider à monter.

Dimanche, je fais des km en vue des 24 h de Belfast des Championnats du monde des 1 & 2 juillet prochain. Donc j'ai couru le trail de St-Quentin de 50 km à Metz, je gagne en V2 en ayant pris un départ prudent mais tenant bon du début à la fin. Je finis 11è du scratch, ma jambe m'a causé quelques problèmes à la fin, surtout le nerf Morton qui s'enflamme toujours, mais je suis resté optimiste et serein. Content de mon week-end

News postée le : 13.06.2017

Victoires de Julia et moi-même aux épreuves de l'Ultrathletic Ardèche

Excellente course de Julia Fatton, qui gagne L'Ultrathletic-ardeche de 208 km, 3960 m de dénivelé, en 24h42.47, chez les femmes, prenant la 2ème place au scratch derrière le premier homme, vainqueur, Dominique Jacquemet en 23h15.26, mais devant les 3ème ex-aequo Nicolas Cointepas et Eric Bonnotte en 26h08.50.

La deuxième femme est Pascale Bouly en 30h56.14 et la 3ème femme Maria Pierre en 31h15.21, 5 femmes arrivées sur 7 partantes.

Le départ était donné à Privas, vendredi matin à 6h devant la mairie. Après une boucle de 59.3 km, pour 1099 m de dénivelé positif et négatif, une deuxième boucle de 148.7 km partait dans le Sud de l'Ardèche pour 2861 m de dénivelé positif et négatif, avec le soleil bien chaud en prime.... qui faisait de gros dégâts dans le peloton.
Sur 73 coureurs et 4 marcheurs, seul 27 coureurs et 1 marcheur arriveront dans les délais de 36 heures.

Julia a réussi la course parfaite, partant sur un rythme de 9 km/h, avec une première bosse très sèche sur le premier secteur. Elle se situait autour de la 30ème place après une dizaine de km. Elle maintenait son rythme quasiment tout au long de la course en faisant extrêmement vite aux ravitaillements pour remplir ses gourdes et ainsi elle remontait au classement très régulièrement. Elle passait en 2ème position au 126ème km environ. Elle connaitra quelques problèmes d'estomac durant la nuit qui lui feront perdre un peu de temps, à l'instar de la plupart des coureurs, durant la journée principalement. Quasiment immanquable avec la chaleur du jour et la quantité de boissons (sucrées) à devoir digérer.

Les départs rapides de certains ont été payé cash avec l'arrivée de la chaleur et même de très bons coureurs ont finalement soit jeté l'éponge, soit dû la laisser passer, impuissants à suivre son rythme. Elle laisse derrière elle, plusieurs coureurs qui ont des références entre 220 et 230 km aux 24 h, (voir plus) donc des coureurs normalement connaisseurs de ce genre d'épreuve et capables de (très) bonnes performances.

http://www.ultrathletic-ardeche.fr/

Pour ma part, j'ai couru la distance du 60 km pour les 1099 m de dénivelé, car je ne pensais pas que ma jambe droite tiendrait le coup sur le grand parcours.
J'ai gagné chez les hommes en 5h15.03, 2ème au scratch derrière la première femme, vice-championne du monde de trail par équipe avec la France en 2013, Aurélia Truel, qui gagne en 5h09.04. Elle est directement partie en tête. Je l'ai eu en point de mire une dizaine de km jusqu'à ce qu'elle ait environ 1 minute d'avance, puis elle va tenir son rythme régulier, comme moi du reste, puisqu'elle va me prendre une minute par 10 km pour un débours de 5.59 au final. Même si nous n'étions pas nombreux, le résultat m'a réjoui, j'étais très satisfait de ma forme qui a tenu sans faiblir. Les montées m'ont bien convenu. (passage à mi-course en 2h37. ?? ) Nous avons aussi souffert de la chaleur, nous partions samedi matin à 8 h devant la mairie de Privas.

J'ai préféré pouvoir terminer une course que de devoir abandonner la plus grande, ma jambe n'étant toujours pas rétablie, les douleurs se font sentir assez fortement avec les descentes ou dès une bonne vingtaine de km, une trentaine quand ça va pas trop mal. J'ai quand même toujours l'espoir de participer aux 24 h des championnats du monde de Belfast, comme Julia.

News postée le : 29.05.2017

Julia gagne les 12 h de Bâle 2017

De samedi minuit à dimanche midi, Julia a couru les 12 h de Bâle et en gagnant la course des femmes avec 124.609 km, elle bat du même coup le record du parcours et son record personnel, en se classant 3ème derrière les 2 premiers hommes. A noter la très belle performance de Samuel Wings qui totalise 140.270 km, le 2ème homme Marco Jaeggi, 128.029 km. Le 28 mai, elle s'élancera sur l'ultra'rdèche de 205 km et 3900 m, quand à moi, j'espère que ma jambe me laisse tranquille et je verrai bien ce qu'il est possible de faire.

News postée le : 18.05.2017

Travail de maturité de Pauline Boillat

L'addiction aux sports d'endurance ciblée notamment sur la course-à-pied.
Excellent travail qui vous montrera si oui ou non vous êtes addict, si cela peut-être grave, les symptômes etc...Je vous souhaite vivement de le lire, soyez honnête avec vous-même, je pense que beaucoup se retrouveront dans certaines situations. Bonne lecture!
http://www.christianfatton.ch/presse/_upload/tm_pauline_boillat_addiction_au_sport_d_endurance_c.a.p_en_particulier.pdf

News postée le : 23.03.2017

Opération de mon épaule droite et quelques objectifs

L'opération s'est bien déroulée mais il y a eu des complications imprévues, vu qu'un tendon a été trouvé partiellement déchiré et qu'il a fallu recoudre. La chute a nécessité un nettoyage plus approfondi que prévu de l'articulation. Donc 2 mois d'arrêt de travail. Question courir, durée indéterminée pour le moment, j'imagine pouvoir reprendre en recommençant le travail. J'en saurai plus lors d'une prochaine consultation, un mois après l'opération. Donc vélo d'appart, mais en me tenant que d'une main... et un peu de marche, le bras toujours en écharpe. Interdiction de porter et de faire travailler le biceps...
J'espère toujours prendre le départ et si possible terminer l'ultraardèche à fin mai et de pouvoir courir à un niveau digne au championnat du monde des 24h à Belfast le 1er juillet. Entre 2, à mi-juin, peut-être encore une fois le trail de l'absinthe, dans ma vallée...Ensuite, je commuterai sur trail en prenant part à quelques courses afin d'être préparé au mieux pour venir à bout du Tor des Géants, cela me tient à coeur. Beau challenge en perspective. Ensuite, j'aviserai mais j'espère pouvoir varier les plaisirs soit sur route ou sur trail pour finir l'année mieux que je ne l'ai commencée. A bientôt j'espère à trotter à vos côtés!

News postée le : 23.03.2017

Voir les archives     

Dernières mises à jour :

07.06.2017 :

- Nouvelle vidéo