Vous êtes le 141685 ème visiteurs

NOUVEAU LIVRE !

ULTRA RUNNING MAN

 

LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


Jambe droite bloquée

Depuis le mercredi 24 janvier, ma jambe droite est bloquée dans une attelle. Le but est de guérir mes douleurs récurrentes apparues en Australie et renforcées en janvier 2017. Malgré plusieurs examens l'an dernier, le diagnostic n'a jamais été très clair, car ma jambe a plusieurs problèmes:  calcification sur les os et dans les tissus mous, de nerfs pris là-dedans, de fissure peut-être, de tissus nécrosés, du tendon poplité externe fortement abîmé et le muscle poplité extrait en janvier 1982, etc... j'ai décidé de ne pas courir en janvier pour essayer de guérir. Les douleurs ne diminuaient aucunement et me provoquaient de trop fréquents spasmes nerveux douloureux. La décision du médecin: blocage du bas de ma jambe dans une attelle pour 4 semaines et demie. J'arrive à la fin et je remarque de nettes améliorations. J'espère pouvoir bientôt recommencer à m'entraîner.  J'espère surtout que ma jambe me laisse tranquille et que je puisse à nouveau concourir sur routes comme sur trails, sans les douleurs qui m'ont fortement pénalisé l'an dernier. Sur route, je n'ai jamais connu une course exempte de douleurs l'an passé. Et par là-même, des résultats à la hauteur de mes espérances. En trail, j'ai connu des hauts et des bas mais j'ai eu de la chance que ça fonctionne quelques fois sans être trop pénalisé.
Après quelques trails de préparation début avril, le premier but de cette année sera le MIUT, Madère Island Ultra Trail de 115 km pour 7200 m de dénivelé positif. Après des vacances de Noêl à Madère, j'ai vraiment été emballé par cette île.
En 2017, j'ai réussi à parcourir 6170 km. Depuis l'an 2000, il n'y a qu'en 2001 que je n'avais pas dépassé cette barre. Avec la pointe à plus de 10'000 km en 2009. Et j'ai battu mon record de dénivelé avec plus de 200'000 m positifs. J'ai hâte de m'y remettre. A bientôt et bonnes courses à chacun pour 2018!

News postée le : 22.02.2018

Bonjour et meilleurs voeux à tous qui me lisez

Bonne Année 2018, qu'elle vous apporte satisfaction et que le possible remplace l'impossible après la réussite de vos propres défis lancés à vous-même.
Faut-il être masochiste pour faire de l'ultra-trail ? Telle est la question que se pose Cyann Winkler en titre de son travail de maturité. En étant honnête avec vous-même, vous arriverez peut-être à vous classifier ou non masochiste. TM à lire qui donne à réfléchir. Bonnes courses à chacun-chacune et respectez-vous mais ne vous apitoyez pas trop sur vous-même si vous voulez finir vos compétitions. L'ultra est en effet un sport où on finit par souffrir. Est-ce qu'on aime l'ultra pour cela? Ou est-ce que le plaisir de finir malgré la souffrance est ce qui nous tire en avant et nous fait récidiver? Chacun /cune à sa propre réponse, sa propre définition de la douleur et de l'acceptation de celle-ci et de son seuil de tolérance, qui peut varier selon l'importance de l'objectif que représente chaque course. Bonne lecture!!!
http://www.christianfatton.ch/presse/_upload/tm_de_cyann_winkler_faut_il_etre_masochiste_pour_faire_de_l_ultra_trail.pdf

 

News postée le : 01.01.2018

24 h de Barcelone du 16-17 décembre 17

Samedi et dimanche passé j'ai encore pris part à un 24 h sur piste à Barcelone, sans grand entraînement sur route,
ou autre terrain dur, en raison des nerfs qui me donnent des douleurs à ma jambe droite. De courir en forêt n'habitue pas suffisamment les muscles à la dureté du sol.
Le kilométrage que j'ai atteint n'est pas terrible pour moi, 192.976 km, ce qui m'a classé 18ème sur 131 partants.
Le vent glacial qui soufflait nous a certainement péjoré la performance, car l'ensemble des résultats n'est pas à la hauteur de la plupart des coureurs. Beaucoup couraient avec la doudoune et le buff sur le visage. Malgré tout, beaucoup de plaisir à revoir des amis coureurs et de faire de nouvelles connaissances. Le rythme des premières heures fut trop rapide pour beaucoup eu égard aux performances réalisées. Je fais partie de ceux là...Avec la forme que je pensais avoir, c'était probablement 1 km/h trop rapide. Je suis sûr que mon résultat aurait été meilleur, mais on se croit tous plus fort... on croit encore au miracle, c'est ça qui est joli...

Je vous laisse découvrir un de mes nouveaux poèmes: http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=62

News postée le : 22.12.2017

Samedi 25.11.17, Barcelone, Gran Trail Collserola, 76 km, 2600m+/-

Julia fait une magnifique course en terminant 20ème scratch en 8h38.47 et en fêtant une victoire toutes catégories chez les femmes. On part ensemble, je l'a perd de vue, en fait elle me suivait et me dépasse après 2 km environ. Le départ se fait à la montée, aux frontales à 7h du matin. Je pensais avoir juste besoin de ma lampe pour le départ, donc je n'avais pas mis de piles neuves. Grave erreur! Etant toute la semaine dans un état grippal, fiévreux, toussant par moment profondément, j'ai tout de suite remarqué que je n'avais pas de jus. J'ai même eu des doutes quant à mes possibilités de pouvoir finir quand je n'avais couru qu'un tiers. Je m'arrêtais parfois pour tousser et ça me tirait jusque dans les épaules et sur le crâne. Comme je ne tenais pas à avoir un abandon cette année, je me suis dit que je mettrais le temps qu'il fallait et que c'était surtout mental. En effet, quand ça ne tourne pas, on a l'impression qu'on ne va pas y arriver car cela nous coûte davantage d'énergie et de plus, les heures s'allongent plus que ce que l'on voudrait. Mais n'étant pas le dernier, je me suis dit que d'autres n'allaient pas plus vite, tout en étant en bonne santé, apparemment. Donc, je suis arrivé en mettant plus de 3 h par rapport à Julia. Je suis loin au classement, mais content d'avoir tenu et d'avoir pu découvrir les collines avoisinant Barcelone et d'admirer la vue sur la ville. En 11h42.26, je me classe 164ème, 10ème en V2....La dernière heure, je me vois contraint d'économiser ma lampe que j'éteins à la montée, car elle n'éclaire presque plus rien. Dans la descente finale, je suis obligé de faire attention et cela m'empêche de courir plus vite. Deux coureurs me rattrapent et j'accélère, profitant de son super faisceau lumineux pour les 3 derniers kilomètres sur un chemin blanc et un petit passage technique sur sentiers rocailleux. Je m'applique à les laisser 5 à 10 mètres derrière moi pour bien profiter de leur lumière. Belle course, condition automnale très agréable, grosse pluie le soir alors que l'on soupe au resto. Les temps sont similiaires au Trail de l'absinthe qui se court dans le Val-de-Travers, où nous habitons.

News postée le : 28.11.2017

Trail des Ducs, 32 km, 900 m dénivellation

Dimanche 19 novembre, la pluie nous a cueilli au saut du lit et lorsque nous avons mis la tête dehors, ce n'était pas trop engageant pour aller courir. Une fois le jour venu, bien qu'il pleuvait toujours, la motivation était quand même au rendez-vous. Après un trot d'échauffement neutralisé de 1.5 à 2 km qui nous amenait du centre de la Roselière au château de Montbéliard, le départ était donné. Cela partait très vite d'autant plus que les 3 premiers km étaient sur routes. Ensuite, une petite côte abrupte et rendue très glissante formait la première difficulté du jour et nous mettait au parfum pour ce qui allait nous attendre. Ici et là, il y avait parfois une corde pour s'aider à gravir des talus très glissants ou à en descendre d'autres. Le terrain était détrempé et il y avait plusieurs secteurs de boue. Les plus grandes difficultés étaient de rester debout dans les descentes car la boue rendait l'équilibre très précaire. Il fallait jouer les équilibristes. j'ai même vu des coureurs se mettrent sur leur postérieur pour descendre une pente bien raide, à 5 km de la fin environ. Nous passions aussi dans les travées du Fort de Bart, qui fête ses 140 ans cette année. Avec les chaussures GoreTex Xodus de Saucony, mes pieds étaient à peine humides bien que j'aie souvent passé à travers les champs herbeux ou à travers des flaques ou des passages bien boueux. Encore une fois, je trouve ces chaussures très bonnes. J'ai fait un petit bout avec Luc, qui m'avait devancé au 100 km de Chambéry voici 2 semaines. Jusqu'au 10ème km, nous étions toujours au contact. Suite à une montée un peu plus longue que les autres mais peu raide, j'ai pu me mettre à rattraper enfin des coureurs qui ne me redépasseront plus. Je pense que le départ très rapide de certains s'est fait ressentir. Je termine 40ème au scratch, 4ème V2, à 1min36 de la 3ème place. Le final aussi sur route sur les 2-3 derniers km m'a procuré quelquues bonnes douleurs une fois l'arrivée franchie au bas de ma jambe droite et tout le lundi encore.
Julia termine 2ème de sa catégorie, 4ème femme, en 3h15.12, 43ème du scratch. J'avais la sensation d'aller vite car je n'ai pas pu m'entraîner en résistance et avec les courses verticales ou les longs trails de cet été, ce n'est pas la meilleure chose pour rester rapide, mais malgré tout, j'étais content de ma prestation, même si sur les km rapides sur l'asphalte, j'ai la sensation de manquer de vélocité et de vitesse. C'est difficile de tout avoir... et après les problèmes de cette année à ma jambe droite, je peux m'estimer heureux d'avoir pu faire autant de compétitions avec des résultats en trail ou en côte qui me satisfont. Sur route, par contre, les douleurs m'ont clairement empêché de me donner à mon meilleur niveau. Encore 2 courses normalement cette année. Le principal a quand même été que j'ai eu du plaisir dans la plupart des courses. A bientôt

News postée le : 20.11.2017

2017.11.12 Trail des Truffières (Tricastin-F)

Dimanche 12 novembre, la météo exécrable qui a sévit dans notre région n'a pas réussi à descendre dans celle de St-Paul les 3 Châteaux (au sud de Montélimar). Nous avons couru ce trail de 48.5 km et 1600 m de dénivelé au beau et au chaud, avec une véritable journée estivale. Du bonus bien apprécié. Le parcours composé de single tracks en grande partie était très technique, avec beaucoup de passages jonchés de pierres ou de rochers. Certaines montées étaient équipées de supports métalliques pour escalader des rochers ou de cordes pour se tirer dans la pente très abrupte. La région magnifique ne pouvait que nous offrir un tracé de la même veine. J'ai même pu voir des fossiles affleurer sur certains rochers. Nous avons traversé quelques truffières, soit des plantations de chênes verts. Entre les arbres, le sol est sarclé, hersé, de manière à ce qu'aucune végétation ne pousse. J'aurais bien voulu creuser un peu pour voir si je trouvais des truffes.... mais de toute manière, c'est chasse gardée !
Julia termine 3ème V1F, 4ème femme en 5h33.45 à la 37ème place du scratch. Je termine pour ma part 3ème V2, 27ème homme, 29ème du scratch en 5h24.01. Je me trompe 4 fois, de peu mais je perds bien mes 2 minutes et ma dernière erreur se fait à 400 m de la ligne d'arrivée, arrivant dans un cul de sac dans un quartier de villa. Le dernier coureur que j'avais réussi à distancer de 150 m sur le dernier km en profite pour me dépasser. Je n'arriverai plus à le rattraper. J'ai peut-être trop regardé le sol par endroit et pas assez à hauteur de tête, pour mieux voir les banderoles du balisage. J'espérais voir des marques au sol mais semble-t-il que les organisateurs n'en avaient plus le droit. A noter que 12 jours avant, j'aurais gagné en V2 et Julia aurait été 2ème en V1F. Oui, il paraît que les catégories changent en France au 31 octobre! De ce fait, les 2 premiers de ma catégorie étaient de 1968 alors qu'ailleurs, les plus jeunes V2 sont de 1967 jusqu'à la fin de l'année. Idem pour les V1F, la 2ème était de 1978, soit normalement encore senior femme et non-pas V1F. Dommage, car cela aurait fait ma 4ème victoire en trail de catégorie cette année, la 5ème avec l'ultra-Ardèche de 60 km sur route. Le plaisir de partager un repas avec certains organisateurs ou autres coureurs a bien terminé notre petit voyage dans la Drôme provençale. Le retour fut apocalyptique avec un vent très violent et la pluie en rafale, en entrant dans l'Isère, quelques 40 km avant Grenoble et jusqu'à Chambéry. Les week-ends se suivent mais heureusement, ne se ressemblent pas. Si la semaine passée ça s'était mal passé, j'étais très content de mon résultat malgré de grosses douleurs aux 2 chevilles et surtout au bas de ma jambe droite. Mais en trail, les changements de profils, de terrain, de foulées, de types de sols font que les douleurs ne sont pas toujours à la même intensité, donc cela me permet de récupérer par phase. C'est donc plus supportable. A une prochaine!

News postée le : 15.11.2017

4.11.2017, 100 km de la Ronde des Elephants

Chambéry, 8h samedi matin, une bonne centaine de coureurs s'élancent pour la Ronde des Elephants, que nous avons la chance de voir quelques centaines de mètres après notre départ. Ils sont 4 et ils semblent sortir d'un mur. Ce sont des sculptures en fonte de fer qui ornent la Fontaine des Elephants, issue du calcaire de St-Sulpice, non-loin de Chambéry. https://fr.wikipedia.org/wiki/Fontaine_des_%C3%A9l%C3%A9phants.

Nous partons pour une boucle qui fait le Tour du lac du Bourget, d'abord par sa rive Est et le retour se fait par le franchissement de quelques bosses ou petits cols, dont le dernier, le col de l'Epine nous offre une belle descente de 12 km jusqu'à l'arrivée jugée à Cognin, un des villages collés à Chambéry. J'ai été surpris en découvrant un vignoble assez important au nord-ouest du lac. Je me suis permis de grapiller quelques grappes oubliées de raisins noirs. Les fruits étaient bien mûrs et sucrés. 

Pour ma part, je suis parti à 11.5 km/h environ en compagnie de Jean-Claude Le Gargasson, le 3ème de la TEFR de 2012. Après une quinzaine de km, j'ai commencé à ressentir plus vivement ma jambe droite qui m'a vraiment fait souffrir depuis le 20ème km. Je me suis mis à boiter assez fort et à ralentir d'autant. Ainsi, je me suis fait rattrapé par 20 à 25 coureurs, mon allure ressemblant davantage à un joggeur qu'à un coureur. Depuis le 45ème km, nous avions 1600 m de dénivelé à escalader, avec quelques rampes assez sévères pour une course sur route. Le temps s'est mis un peu à pleuviner, mais il n'a jamais vraiment fait froid. Au 60ème, après un arrêt wc, je repars avec de grosses douleurs dans le genou droit, comme resté bloqué. Il va m'embêter jusqu'à l'arrivée mais j'arriverai quand même à faire une bonne descente finale, vu que j'arrive de nouveau à distancer un coureur.

J'ai rencontré plusieurs amis ultra-marathoniens et ils m'ont bien encouragé à continuer. Certains étaient sûrs malgré tout qu'il me verrait à l'arrivée en étant finisher. Merci à Eric et Luc particulièrement qui m'ont dit de bonnes paroles. Luc, justement qui m'a dit avoir lu mes 3 livres déjà publié... Cela m'a fait un grand plaisir!

Chez les osthépathes, après la course, je suis allé faire une petite visite pour savoir si possible la raison du mal. Il semble que c'était l'insertion des adducteurs et la patte d'oie enflammée, aux genoux, en plus de ma cheville toujours douloureuse qui me transmet des courants électriques, comme des pointes de couteau qui me piquent. Selon les radiographies effectuées il y a quelques semaines en arrière, ce sont des calcifications et il est possible que des nerfs soient pris dedans. Donc, 12h33.42 pour mon 100 km le moins bon de ma carrière, 4h de plus que le plus mauvais jusque-là. Mais si j'ai tenu le choc, c'est que j'avais un but bien précis en courant ce 100 km. Sur ma statistique du DUV, une fois mon trail de la Vallée de Joux et ce 100 km rajouté, j'aurai atteint un de mes buts de la saison: Les 30'000 km de compétition d'ultra-marathon seront dépassés!!!!
http://statistik.d-u-v.org/getresultperson.php?runner=4910
L'inscription de ces 2 courses ne devraient plus trop tarder sur ma statistique. A bientôt pour commencer les prochains 10'000 km?

News postée le : 06.11.2017

29 oct.2017, Verticale d'Hauterive

Une petite verticale entre le lac de Neuchâtel et Chaumont, la montagne qui domine juste en dessus. Que dire sinon que le corps commence sérieusement à être fatigué des nombreuses courses de cette année. J'assure sans être vraiment avec de bonnes sensations, mais ce n'est pas encore trop la catastrophe. Ce n'est pas si facile quand on a l'impression que les jambes sont tout de suite asphyxiées et qu'il faut marcher là où on arrive à courir normalement. La météo était meilleure que prévue, après l'arrivée, on s'est fait plaisir avec Julia en rentrant au départ  en faisant un détour par le Val-de-Ruz, histoire d'avoir nos 20 km. Julia gagne en F 40-50, en 35.30, soit une minute de plus que moi exactement, qui finit 6ème de ma catégorie, rien de folichon. Peut-être qu'il manquait aussi une vingtaine de minutes pour que je me sente un peu plus dans mon élément. Celle-là était vraiment trop courte à mon goût. Mais c'est bon de se faire exploser les puls malgré tout....

News postée le : 31.10.2017

km vertical de Fully et Belfor'trail 56 km

Le week-end des 21 & 22 octobre a été des plus divers. Samedi 21, grand soleil et chaleur pour le km vertical de Fully, en contre la montre. Avec un peu plus de 43 minutes, je suis environ dans mes temps de ce printemps pour 1000 m de dénivelé, comme au Niesen ou à Réchy-Vercorin. Une 13ème place à une finale du circuit international des km verticaux, face aux purs spécialistes qui ne font pas d'ultra, ce n'est pas si mal. J'ai eu de la peine à retrouver de l'explosivité après le Tor des Géants. La fatigue ne m'a pas permis de m'entrainer beaucoup ni de m'entrainer souvent en résistance. De plus, devant moi au classement de catégorie, il y en a beaucoup qui sont bien plus jeunes en étant au début de la catégorie, au contraire de moi qui n'ai plus qu'une année en V2. (50-60 ans)

Le lendemain, contraste total avec la météo. Départ à 7h du matin pour monter au Ballon d'Alsace et faire une boucle de 56 km avec 3125 m de dénivelé, dont des tronçons aussi raide qu'à Fully, par exemple en montant un téléski, droit en haut la pente. La nuit, en forêt, s'est presque prolongée jusqu'à 8h30, tellement le temps était couvert avec un petit brouillard. Au Ballon d'Alsace et sur certaines crêtes ou passages dans les champs, à découvert, le vent était accompagné de grésil, mi-neige, mi-pluie, mi-grêlons. Il fallait baisser la tête et ne pas trop réfléchir. Les gants et le bonnet, tout comme l'équipement long n'étaient pas du luxe. Comme au TDG, j'avais mis mes Gore-Tex X-odus de Saucony et malgré des passages dans la boue ou des flaques d'eau, je n'ai pas eu les pieds mouillés. De plus, droit en bas ou droit en haut, l'accroche est excellente, il y a longtemps que je n'ai pas chaussé de si bonnes savates. Question forme après une verticale, je sentais un peu mon quadriceps de la jambe gauche au départ. J'ai été prudent avec mon rythme en début de la course, je n'arrivais pas bien à allonger sur les parties plates et roulantes. Par contre, en côte, je n'avais pas de problème, étonnamment. Mais avec le rythme lent de mon départ, je me suis retrouvé en milieu de peloton et dans les bouchons de la première côte. J'ai donc dû prendre des risques et faire des accélérations en côte, pour remonter au classement. J'ai fait pareil dès le 16ème km dans les parties planes et descendantes, car j'étais vraiment trop à l'arrière du peloton et je me sentais de mieux en mieux. Dès le 30ème km, plus une seule personne ne m'a rattrapé, ni suivi longtemps. Je gagne une centaine de places environ, dont une bonne 15zaine sur les 9 km finaux, principalement en descente, avec un long bout bien boueux. Le sol étant mou, c'est donc assez doux pour mes jambes qui l'ont bien supporté. J'arrive à une vingtaine de secondes du 6ème V2, que je rattrapais à grande vitesse. La 3ème place était à 20 minutes, sans Fully, je pense qu'elle était largement à ma portée mais je ne regrette pas d'avoir cumulé les 2 courses, Fully avait la priorité, venant en premier. Le Belfor'trail était planifié histoire de faire un long entraînement en vue des longues courses à venir en novembre-décembre. J'espère juste que ma jambe droite supporte le dur et la route prochainement, car elle me fait mal, même quand je ne cours pas. A bientôt

News postée le : 28.10.2017

Verticale du Suchet et Trail de la Vallée de Joux, 7 & 8 octobre 2017

Samedi, par un super beau temps qui nous a permi d'admirer la vue de toute la chaîne des Alpes, du plateau suisse, des lacs de Neuchâtel et du Léman, j'ai pris part à la Verticale du Suchet, 4 km pour 900 m de dénivelé. Dur dur, les jambes ont été assez vite asphyxiée malgré un départ contrôlé. Mais le Tor des Géants a laissé des traces. Le plaisir était là, c'était le principal. En perdant une minute sur mon parcours test que je faisais en 11.04 en juin-juillet, il ne fallait pas m'attendre à trop espérer. Je perds bien 4 minutes de trop en me comparant à des athlètes avec qui j'ai couru ce printemps. Il est en effet toujours très dur de passer du long au court, explosif qui plus est et de vouloir faire de bonnes performances. Mais ces verticales m'aident malgré tout à retrouver la forme et d'être performant sur les trails de moyennes ou longues distances et de monter à un rythme qui me permet de rattraper des coureurs, pour limiter les pertes de places que je fais en descente technique principalement . http://www.teamsuchet.ch/images/FilesDownloadable/Results/VerticaleResults2017.pdf
Dimanche, le trail de la Vallée de Joux avec ses 54 km et 2400 m de dénivelé m'ont presque mieux réussi... Je souffrais moins des jambes asphyxiées, il est vrai que le rythme est plus lent quand on part pour 54 km. Cela s'est quand même très bien passé pour moi dans les montées, où je remonte une dizaine de coureurs dans l'ascension principale qui nous mène au sommet du Mont-Tendre, au 25ème kilomètre. Ensuite, je gagne encore 2 rangs jusqu'à l'arrivée et j'en perds aussi 2 autres donc status quo sauf erreur. Sauf que le dernier qui me dépasse était un V2 qui paraissait être V1 à mes yeux et que je n'essaie pas outre mesure de suivre, car je subis un peu depuis le 40ème kilomètre, un peu émoussé du jour d'avant et digérant toujours mon TDG. Au final, il me prend 1 min 29 et je finis chocolat en V2 en 6h10.25, 24ème du scratch (112 H, 17 F), comme le dira le speaker à mon arrivée... https://www.mso-chrono.ch/fr/results/866-trail-vallee-de-joux/dashboard

On a eu de la chance avec le temps, sans pluie, frais mais agréable et un sol encore pas trop détrempé. Les quelques tronçons boueux n'ont pas réussi à me mouiller les pieds car avec l'Xodus Saucony Gore Tex, je garde les pieds au sec!  Belle journée suivie de belles rencontres ensuite lors du repas. Un tout beau dimanche! Et pour les amateurs de champignons, il n'est peut-être pas trop tard, il y avait de belles colonies à récolter.

News postée le : 09.10.2017

Fantastique performance de Julia aux 48h du Balatonfûred, Record mondial!

Julia Fatton a parcouru 378 km et 82,9 m (378.0829 km) durant les 48 h du Balatonfüred. Elle a dominé la course et gagné l'épreuve scratch.

C'est la 4ème meilleure performeuse mondiale avec ce kilométrage, de tous les temps, et jusqu'à il y a 4 ou 5 ans, elle aurait été la recordwoman mondiale ROUTE, car les 3 premières ont réussi leur performance sur piste.
Depuis, tout est mélangé, piste, route, indoor.
Toutefois, elle est recordwoman mondiale de sa classe d'âge des 45-50 ans.
Entre parenthèse, pour les coureurs et organisateurs, on parle toujours de record route, ou piste ou indoor, c'est l'IAU (International Association Ultramarathon) qui chapeaute le tout qui ne différencie plus mais sur les listes mondiales des meilleures performances, il est toujours quand même indiqué si la performance a été réalisée sur track (piste) road (route) ou indoor.
Sur la liste des résultats de la course, à droite de sa performance, l'organisateur a bien écrit WR Road......

Les résultats des 48 H de Balatonfüred:
http://www.emusport.hu/en/klub/emu-sport-tv-en

La liste mondiale:

http://statistik.d-u-v.org/getintbestlist.php?year=all&dist=48h&gender=W&cat=all&nat=all&label=&hili=none&tt=netto&Submit.x=26&Submit.y=8

La course n'est pas encore enregistrée sur le site du DUV (Deutsche Ultra MarathonVereinigung) qui gère les classements de chaque coureur d'ultra au monde.
Le départ a été donné vendredi matin à 10 h dans un camping de Balatonfüred, (Hongrie) sur un tracé en forme de U de 926,82 mètres.
Les premiers 24 h, elle les fait sans problèmes en accumulant 205 km.
La 2ème journée s'est bien passée, mais la 2ème nuit est toujours très compliquée à gérer en raison du sommeil qui s'abat sur les coureurs.
Elle a fait 11 pauses, entre 1 minutes 30 (assise sur une chaise) et 10 minutes, pour un total de 45 minutes de pause. Elle s'est couchée uniquement pour les pauses de 5 minutes ou plus sur un lit.
A 3 heures de la fin, je me suis dit que si elle n'accélérait pas, elle n'arriverait pas à battre son record de 367,9 km (Royan 2010). Alors j'ai commencé à l'encourager à tirer sur son corps et ne penser plus
qu'à accélérer, sans arrêt, en se concentrant au maximum et avec cette unique pensée, mais sans tomber dans les pommes.... (elle se demandait pourquoi j'ai dit ça, car je ne montre d'habitude aucune pitié
quand je la ravitaille, mais elle titubait la nuit parfois, elle était blanche comme un linge à ce moment là... et j'avais quand même un peu souci pour elle, pour une fois!!!)

Elle s'est mise donc à penser à cela en se concentrant au moins à ne plus ralentir et je la poussais aussi à remanger davantage, car à la longue, l'estomac en a marre et on a plus envie de rien, mais sans manger, on a plus d'énergie.
Alors elle s'est remise à manger et les 2 dernières heures, elle reconsomme des gels, quand même le meilleur carburant.
En la titillant sur la fierté, vu qu'elle avait battu son record bien avant la fin, je lui ai dit qu'elle pouvait battre le record de Torril Fonn, une Suédoise que l'on connait bien et détentrice du record des 45-50 ans.
D'abord, elle m'a dit, c'est pas possible, son record est trop haut (376.939 km). Mais j'avais touché son point sensible, j'en étais sûr qu'elle tenterait encore un finish endiablé et c'est ce qu'elle s'est mis à faire en faisant un tour très rapide à 40 minutes de la fin et de tenir plusieurs tours presque pareil et de fléchir un tout petit peu les 2 ou 3 derniers. Mais à 10 minutes de la fin, je savais que le record de Torril Fonn serait battu et que Julia aurait le record mondial de sa catégorie d'âge et mondial route toutes catégories.

En tant que ravitailleur, au début, j'éxécute ce qu'elle me demande de lui préparer à manger (purée de pdt, lui tendre un gel, une barre énergétique, la boisson isotonique, le coca ou des panachées sans alcool etc... )
Quand je remarque que cela fait un moment qu'elle ne consomme rien, je lui rappelle de manger ou de boire. Je lui prépare les habits qu'elle rajoute pour la nuit, et qu'elle enfile en courant. En principe, elle ne s'arrête que pour se reposer.
Elle gère elle-même au début son rythme, selon une feuille de papier avec les temps au tour qui lui indique sa vitesse en km/h.
Dès les 12 h de course, je suis plus attentif à son état de fatigue, de tempo et je lui propose souvent de manger ceci ou cela, je coupe ou j'écrase le menu de l'organisateur tout fin, afin que la mastication soit facilitée. (pâte, riz, pdt, parfois avec un peu de blanc de poulet, légume carotte, mais en supprimant les oignons, tomates, poireaux par exemple)
La nuit, je chauffais le coca-cola ou les panachées au micro-ondes, afin que ce ne soit pas trop froid et je les dégazéfie. Je rajoute un peu de sel à la purée de pdt.
Je la renseigne sur son kilométrage en allant consulter le tableau électronique dans une tente, d'abord aux 6h, aux 12h, aux 18h, puis de plus en plus souvent et finalement chaque heure et pour la dernière heure quand je la pousse à son maximum, pour chaque tour, pour la renseigner et je l'encourage sans arrêt à en perdre la voix.Ce qui est bien, c'est d'être occupé, le temps passe plus vite. Je note aussi quand elle mange, quoi, combien elle boit, combien elle dort etc...
Il faut être concentré aussi car quand on court et qu'on fait une demande, on aime bien que ce soit prêt au tour suivant, sinon ça énerve vite, je connais comment ça va. Donc, j'essaie de satisfaire toutes ses demandes au mieux.
A la fin, c'est le ravitailleurs qui pousse à faire manger ou boire et surtout à faire avancer plus vite ou à proposer éventuellement une pause durant la nuit. Quand je vois que son allure baisse trop, je lui propose de s'arrêter et d'essayer de dormir vraiment. Comme elle n'y arrivait pas, le coeur tape trop fort et ça l'empêche de s'endormir, elle se relevait et se remettait en route, souvent après 4 à 7 minutes. Elle n'a fait qu'un arrêt de 10 minutes.
J'ai reçu beaucoup de compliments pour elle des organisateurs et des coureurs, durant la course, ça faisait plaisir à entendre et ils ont vu qu'on était une bonne équipe.
Julia dit souvent que son coach est très dur. Mais elle dit que c'est le meilleur. En course, je n'ai pas de pitié pour elle. Et elle ne pensait pas pouvoir battre ce record, mais de la provoquer en citant le nom de la Suédoise, elle a trouvé les ressources mentales pour le faire. Car à la fin, ce n'est quasiment plus que mental. On est très étonné que le physique puisse faire ses meilleurs tours à la fin. C'est clair, au début on se contrôle, on gère pour durer, tandis qu'à la fin, on ne calcule plus, on se donne à fond afin de ne rien regretter. Elle avoue avoir appris ça de moi, elle a déjà gagné plusieurs places la dernière heure à divers championnats du monde dont une place ainsi au championnat du monde 2015 des 24 h de Turin dans les derniers 100 m et ce printemps à Albi au championnat d'Europe, 6 places la dernière heure....Là pour un record, ça valait vraiment la peine d'être à fond et d'avoir mal....mais à 10 heures du matin, elle savait que cette chance peut-être unique se terminait. !!!

A noter que Bernadette Benson, Canado-Australienne,  était aussi au départ de la course pour tenter ce record. Elle était au début devant Julia avant de se faire rattraper et suite à des problèmes de courir aux wc un peu trop souvent, arrêtait après 18 h. Sinon, la concurrence n'était pas très sérieuse, mais le parcours et l'organisation ayant un label de l'IAU, c'est un parcours qui attire des coureurs en quête de records personnels ou nationaux ou mondiaux etc... Félicitations aux organisateurs qui sont aux petits oignons autant pour les coureurs que les ravitailleurs. Excellente équipe très sympathique qui m'a fait plaisir de revoir après ma participation de 2011.

News postée le : 02.10.2017

Tor des Géants, 339 km, 30900 m dénivelé

Voici le Tor des Géants dans un résumé assez court... tellement il y a à raconter de cette aventure.

Après le trail de Nendaz, je suis parti m'entraîner au Val d'Aoste pour 4 jours. Le dimanche, je souffrais tellement du pied droit que je n'arrivais pas à faire plus de 20 minutes de marche avant de devoir m'arrêter, mettre mon pied à l'air, changer de semelle pour essayer une autre pelote etc.... Je suis monté à Testa Grigia par le Théodulpass. Démoralisé dans la perspective de devoir autant souffrir au Tor des Géants. Les lundis, mardi et mercredi, ça allait un peu mieux mais je devais changer de semelles toutes les 50 minutes environ....et je perds à chaque fois 3 minutes si je suis rapide. J'ai reconnu Valtournenche-Col di Nana-Frachey-Crest-Cunéaz et retour par Champoluc-St-Jacques-Col di Nana et Valtournenche, car le parcours descend sur Champoluc. Le lendemain, je fais Valtournenche-Cuney et retour. Le mercredi le Col de Malatra jusqu'en bas à Malatra et retour. Pas de problème d'altitude, ni de faim, juste le pied... et ça me prend la tête. Le samedi, une semaine avant le Tor, je fais Liliannes-Sassa-Coda-Rif. Barmaz-Col de Marmontana-Crena dei Lei-Col de la Vecchia-Niel-Gressoney Centre du village. Le dimanche, le col Lozon et le Brison en aller-retour. Je me sentais au point pour les habits, les chaussures, le matériel, le ravito... j'avais testé pas mal de choses et éliminé ce qui ne me convenait pas.

Le départ se fait rapidement pour la montée de l'Arp. La descente sur la Thuile aussi. Puis ça se calme insensiblement, avec la montée sur Deffayes et le col du Haut-Pas. Je fais la connaissance de quelques coureurs et on discute. A Deffayes, je suis juste derrière Lisa Borsani, nous sommes montés quasiment ensemble. Par contre dans les pierriers descendants du Haut-Pas, nombre de coureurs me dépassent. Le Col de Crosaties n'est pas facile mais ne fait que 800 m de dénivelé, donc, il le devient en comparaison d'autres....J'arrive à Bonne, au-dessus de Valgrisenche légèrement en avance sur mes prévisions.Je repars précipitamment.... et constate que j'ai oublié de remplir mes gourdes. Bon, la nuit tombe, il ne fait pas trop chaud, et comme j'avais bu mes gourdes pour les vider avant le ravito, je ne vais pas trop souffrir de la soif. La nuit est très fraîche et le ravito du Chalet l'Epée n'est pas si loin, je connais le parocurs pour l'avoir fait en randonnée en intégralité en vacances avec Julia, en 12 jours. Donc pas de panique...je cours depuis Planaval avec Jens Lukas, un ami, 5ème l'an passé. On ne se suit pas mais on se retrouve ici et là, au gré des arrêts, des montées ou des descentes, selon les forces et faiblesses de chacun. Je repars avant lui de Rhême-notre-Dame et me rattrape dans le Col d'Entrelor. Là, je dois m'arrêter pour reposer mon pied 2 fois, tellement il me brûle. Je ne change pas de semelle, bien que j'en ai une paire de rechange au cas où dans mon sac, car je suis parti avec celle dont je souffre le moins. C'est aussi tellement raide que les appuis, davantage appuyé sur l'avant-pied ne me conviennent pas avec mon inflammation du nerf morton. Dans la descente, je dois aussi refaire ma chaussure une fois, ça me brûle. On m'aide à relacer ma godasse. En montée, j'ai parfois tendance à perdre l'équilibre dans le final du col d'Entrelor, et à partir en arrière, tellement ça me paraît raide. Il fait nuit, cela n'aide pas non-plus dans la partie des roches à escalader juste avant le sommet du col. La descente me paraît très longue jusqu'à Eau-Rousse. Le Lozon, je le connais.... puisque je l'ai encore fait une semaine avant. Je l'attaque donc sans être à fond. Un dénommé Giulo me suit jusqu'à la chapelle, après 1h12 de montée, j'avais fait 1h à l'entraînement. Là, il part plus vite que moi pour la partie facile du col, presque à plat durant une dizaine de minutes, un quart d'heure. Au passage d'un torrent, vers la petite maisonnette de ciment (captage d'eau?) je chute en posant mon pied sur la première pierre, pourtant bien large et plate. Je me relève et rechute au passage de la 2ème. Là, je comprends qu'un film de glace recouvre chaque grosse pierre, espacée d'une cinquantaine de centimètre pour laisser le passage à l'eau du torrent de couler sans qu'on doive se mouiller les pieds. Il y en a 5 ou 6 si je crois bien me souvenir. Le sol est gelé et il fait très froid. J'ai mis mes gants chauds recouverts de la protection contre la pluie. Contre 2h35 à l'entraînement, si je me souviens bien, je mets une heure de plus en course. Il faut dire que je fais tous les contours du sentiers, enfin presque... alors que de jour à l'entraînement, il est facile de couper. Le froid me donne mal à la gorge. Je vais développé une bronchite avec des glaires infectés. Je vais tousser chaque fois qu'il fera froid. Au refuge della Sella, je retrouve Jens, mais sans plaisir. Il s'est sérieusement amoché un genou et la jambe en chutant aussi à ce fameux passage de torrent sur les pierres verglacées. Je lui propose de venir avec moi, mais il me dit être très lent en descente depuis sa chute, qu'en montée, ça va. Je crois comprendre qu'il veut continuer mais j'apprendrai que finalement, il s'est arrêté à Cogne. Pas de chance...

A Cogne,je commence à être fatigué, j'attaque la longue montée de la Fenêtre de Champorcher avec une énergie moindre et peu de coureurs sont avec moi. Un prénommé Delfino me dépasse et me dit on n'arrête pas de se dépasser. Une coureuse a de grande peine d'avancer aussi, comme 2 autres que je dépasse peu avant le haut du col. Par contre dans la descente, je n'ai pas de jus, mais la fatique se fait vraiment sentir. Je dors un peu en cabane et bois plusieurs café après une brève sieste de 20 minutes. Je commande aussi des oeufs au plat et une panachée, le serveur n'en croit pas ses oreilles. Je ne dois rien payer, malgré que cette commande spéciale ne fait pas partie du ravitaillement. Cela change beaucoup d'un coin à l'autre, mais à Niel, à Refuge Tournalin et à Crest, mes demandes spéciales seront exaucées sans que je doive débourser quelque chose.Je paierai à Lo Maggia, mais les pâtes étaient délicieuses et la portion très grosse. Vous l'avez compris, si vous vous baladez au Val d'Aoste, ce sont des lieux à recommander, il y en a d'autres, bien sûr, mais je n'avais pas faim partout ni envie de m'arrêter trop longtemps certaines fois. Je retrouve une pêche d'enfer dans la longue descente sur Pontboset et Bard. Je rattrape étrangement en descente plusieurs coureurs, d'habitude, c'est moi qui me fait rattraper dans les descentes. A Donnas, je retrouve Kurt Nadler, qui m'a rattrapé au refuge Dondenna quand je mangais. Il était bien parti un bon quart d'heure avant moi et j'ai vraiment pu accélérer peu avant Chardonney. Donc depuis là, ça signifie que j'avais vraiment un bon rythme. J'étais aussi poussé d'avancer avant que la nuit ne tombe, car immanquablement, on va moins vite, surtout si c'est technique avec nombre de roches, pierres, racines etc...Kurt me dit vouloir dormir, moi je n'en ressens pas le besoin, après ma petite sieste, pourtant très perturbée par des spasmes nerveux au pied droit. 

J'attaque après la traversée de Donnas et de Pont-St-Martin, la montée raide ponctuée de beaucoup de marche d'escaliers, en direction de Perloz. Personne ne va me rattraper, ni dans la montée suivante sur Sassa, toujours très raide avec de nombreuses marches d'escaliers, droit en haut dans la pente. De Sassa à Coda, 2 coureurs me rattrapent, mais ne font pas partie de la course. Ils s'entrainent tout en regardant les coureurs à certains endroits. La crête de 20 minutes à parcourir avant le refuge Coda est un vrai calvaire. Le vent souffle si fort que j'ai de la peine à tenir debout. C'est la premiière crête de montagne depuis la plaine du Pô. On voit très bien l'agglomération de Biella et autres cités. C'est la 3ème fois que je passe là, et ça souffle toujours fort, mais à ce moment, c'est le couronnement de ce que j'ai vécu ici. Je ressens le besoin de dormir un peu mais le dortoir est si glacé qu'après 30 minutes je vais dans la pièce d'accueil du refuge et commande 5 oeufs et n'en reçois que 2 pour 5 Euros... chère omelette qui n'en est en fait pas une. Le café tiède genre incarom n'est pas terrible non-plus. Enfin, je repars avec 2 autres coureurs dont un gars d'Aix en Provence. Je chute 2 fois lourdement de manière très rapprochée. Heureusement, sans trop de gravité, mais je pense que je n'étais pas trop bien à mon affaire, un peu fatigué et il fait toujours nuit. Le jour va se lever pour moi sauf erreur en commençant la montée depuis le lac Vargno en direction du refuge Barmaz. Depuis Coda, j'ai même pu distancer un coureur en descente! Puis je suis longtemps tout seul avant qu'un groupe de 5-7 coureurs me reviennent de l'arrière. Deux vont bien me distancer dans la montée du Col Marmontana. Pour ma part, je ne veux pas me mettre dans le rouge, donc il faut les laisser aller. Je maintiens bien ma position jusqu'au haut du Crena del Lei, le petit col très pentu après le Marmontana, mais dans la descente c'est revenu très fort derrière moi. La descente du Crena del Lei et la montée facile en direction du Col de la Vecchia, dans les cailloux ne me sourit guère, mais je ne perds pas encore trop de temps. C'est depuis la descente de la Vecchia, depuis l'embranchement pour Niel, que ma forme se gâte sérieusement. A Niel, je dors 20 minutes sous tente. Comme le jour avant en montant la fenêtre de Champorcher, j'ai un peu mal à la tête, Hier, j'avais presque une insolation je pense, car ma casquette, avec la visière en arrière et le soleil de face, j'étais très exposé au soleil. Aujourd'hui, la seule explication est je pense la fatigue qui s'installe.

La suite reprend ce que j'ai écrit sur Facebook, donc ça peut se recouper un peu au début des prochaines lignes qui ne parlent pas du début. La voici:

Bonjour, après un moment de silence radio sur FB et mon site, voici quelques nouvelles. Avec le Tor des Géants qui était mon but principal de l'année, j'avais quelques trails de préparation en juillet, août et 6 jours au Val d'Aoste pour faire des repérages d'entraînement. Le but était aussi de m'acclimater à l'altitude, de parfaire ma technique sur les sentiers techniques en descentes et de repérer le tronçon de la Tour d'Herrera à Gressoney, car je pensais devoir courir de nuit.

En effet, la nuit a commencé alors que j'étais dans la dernière descente en forêt avant Bard. La montée sur Persoz était attaquée dès 21h30 et tout allait bien jusqu'au Col de la Vecchia, puis j'ai connu un immense passage à vide, même en descente, je n'avais plus la force de courir. Mes jambes me tenaient à peine. Le col Lazouney fut difficilement franchi. Kurt Nadler me rattrape au début de la descente de col, peu pentu direction Greyssoney. Je fais une dégustation de fromage à l'alpage ravitaillement de Loo. Cela ne me conviendra pas trop, car ils sont assez vieux, donc secs et bien gras. Ils sont bons mais pas adaptés à mon estomac de coureur. Tout comme les yoghurts mangés ailleurs le premier jour, ils seront longs à digérer.. A Gressoney, je dormais une heure, je mangeais des pâtes avant et après cette sieste et me remettait un peu d'aplomb pour escalader le Col Pinter. Là, c'est le froid qui m'a vraiment gêné, le buff sur la bouche pour essayer de respirer un peu de chaud ne m'a pas empêché d'attraper une bronchite. Les cafés bus à Gressoney ou à Alpenzu me remontent sans arrêt, mais c'est un goût d'incarom qui me revient sans cesse. Plusieurs fois, je rote à la limite de vomir. J'aurais peut-être mieux fait. Ce seront les derniers cafés sauf erreur que je boirai car je me renseigne ensuite si c'est du vrai café ou de l'incarom.

La descente nocturne sur Crest m'a paru très très longue car le haut est très technique et très raide. Avec mon pied que je ne peux relever, j'ai toujours la trouille de m'encoubler car là, cela ne pardonnerait pas. (Quelques chutes, dont 2 en redescendant du refuge Coda m'ont d'ailleurs laissé des traces sur le corps, à l'épaule droite et au quadriceps gauche. J'ai fait un tour et demi avant de m'arrêter sur le sentier, plus bas. C'était dans une courbe descendante.) A Crest, frigorifié, j'ai fait une sieste d'une heure et bu soupe bouillante, 3 laits bouillants mais rien n'y faisait, j'ai grelotté 3 heures de temps. Je repars à 6h du matin, dans le froid de canard du lever du jour. A Champoluc, j'ai demandé un bouillon, mais il n'était pas terrible, pas assez chaud et en demandant qu'il ait davantage de goût, en fait après il était surtout tellement salé qu'il était imbuvable. Je repars et à la sortie du village, je commence à tituber de sommeil jusqu'à St-Jacques. Je monte honnêtement une heure de temps puis je commence à peiner sérieusement à nouveau. Au refuge du Grand-Tournalin, je constate à midi que j'ai oublié mon médicament pour la thyroïde. Je fais une petite sieste juste avant le Col di Nana et descend sans énergie jusqu'à Chéneil, au ralenti. A ce moment, je mettais en doute mes capacités à finir le Tor dans les délais samedi à 16h à Courmayeur. J'ai dû faire guère plus de 37 km en 24 heures. La nourriture ingurgitée à Grand-Tournalin ne m'a pas donné l'énergie voulue.

Finalement, je pense que le médic a fait son effet, car sans manger autre chose qu'une barre et boire un petit peu (je ne voulais pas trop porter pour la descente qui aurait dû durer 1h 15 environ au lieu des 3h30...., donc j'ai aussi souffert de la soif) je retrouve de l’énergie pour finir la descente toujours plus rapidement… A n’y rien comprendre !

A Valtournenche, une grosse assiette de pâte et un magnum acheté dans un petit magasin m'ont permis de repartir à fond. Je voulais arriver de jour à la Fenêtre de Tzan soit à 20h et j'y arrive 1 minute avant! Excellent temps de montée, très bonne descente ensuite au refuge Lo Maggia où je remange une grosse assiette de pâte (payée car pas prévu à ce ravito, mais ça m'est bien égal, j'ai vu que ça me donnait la pêche) Je dors 1h30 avant d'attaquer la montée sur le refuge Cuney à nouveau en pleine forme, d'attaquer la descente jusqu'au refuge Clermont, pâtes à nouveau en vitesse, puis attaque du dernier col avant la descente sur Oyace. Là, je remplis en vitesse mes gourdes et repars à l'attaque du col Brison.Un Chinois (la trentaine d'année) essaye de me résister mais explose après 40 minutes d'ascension et il était parti 15 minutes avant moi. La descente du Brison, je la fais en compagnie du vice-champion du monde 24h 2017, le Suédois Johan Steene et on n'arrête pas de bavarder, tout en descendant rapidement. Il me largue sur les 2 ou 3 derniers kils du gros chemin caillouteux pour les 4x4. A Ollomont, je le retrouve et mange rapidement quelques pâtes. Je mets le reste de ma portion dans un sachet plastique dans ma poche cargo. Je mangerai tout en marchant en attaquant à fond la montée à nouveau. Je suis hyper motivé car je ne fais que rattraper, aucun coureur n'arrive à me suivre en montée ni ne me rattrape en descente depuis Valtournenche. On m'apprend que Thomas Vetterli est parti d'Ollomont 30 minutes avant moi environ, un copain suisse. Donc ça motive pour essayer de boucher le trou.. je le rattrape après le ravitaillement de Goilles inférieur, et nous trottinons jusqu'à St-Rémy. Je dois juste marcher le dernier kil avant le ravito, ma jambe droite me fait souffrir comme si elle était cassée, en fait c'est les nerfs qui se réveillent, donc, quand la douleur est trop forte, je ralentis malgré ma bonne volonté, sinon ce sont de telles douleurs que j'arrive presque plus à avancer. A St-Rémy en Bosse, je mange à nouveau mes pâtes, mais mouilé par la pluie, je grelotte rapidement, donc je m'habille davantage et me remets directement en route. Thomas dit devoir dormir. Quelques Italiens, dont une femme repartent quelques minutes avant moi. Je suis sûr que je vais les bouffer rapidement. Mais voilà, ma respiration, avec la bronchite contactée les jours avant commence sérieusement à me gêner. Cela me fait même mal en respirant dans la cage thoracique. Je monte honnêtement, mais je n'arrive plus à tirer sur la machine. Une tempête de neige dure 30 à 45 minutes, je grelotte malgré la montée et l'air froid me gêne toujours davantage et j'ai toujours plus de peine à respirer. Au refuge Frassati, la Dr. trouve pas très prudent de continuer, tellement je siffle en respirant. C'est comme si je ne trouvais pas d'air. Elle me fait respirer 2x du Ventolin. Je ne vois pas vraiment de différence pour gravir les dernier 500 m de dénivelé avant le Col Malatra. Il y a 10 cm de neige et pour tenir debout, il vaut mieux marcher dans l'herbe recouverte de neige que sur le sentier devenu très boueux et glissant. Je peine vraiment dans la partie sommitale du col, très raide pour les derniers 70 m de dénivelé. Au versant sud, heureusement, il y a nettement moins de neige. La partie avant le refuge Bertone me semble interminable et malgré 3 gels depuis Frassati, je crève de faim. Je me rappelle alors mes pâtes dans mon cornet plastique et je les mange. La descente de Bertone à Courmayeur me semble même facile malgré un sentier pleins de cailloux fixes, surtout. A Courmayeur, je me trompe au premier rond-point, comme d'autres et fais un détour de 500 m environ. Sur le moment, j'ai cru que ça faisait un kilomètre.... Je suis stressé de savoir que je risque de perdre une place à cause de cette erreur. Alors j'essaie de courir aussi vite que possible jusqu'à l'arrivée, après avoir stoppé une auto en me mettant en travers de la route, les bras écartés avec mes bâtons pour la forcer à s'arrêter. Le jeune m'indique la route à prendre au prochain carrefour et de suivre tout droit. Je risque de confondre le tout droit avec la droite et je lui fais remarquer que c'est à sinistra (à gauche) pas destra (droite) mais lui, il m'a dit tutto dretto.... comme quoi, si j'arrive à me débrouiller en italien, il est des moments de stress où on risque de faire tout faux car on ne comprend pas tout exactement. Ce stress de finir en trombe me fait respirer de plus en plus mal, jusqu'au point de ne plus pouvoir courir. Je me vois contraints de marcher les 200 ou 300 derniers mètres, à la limite de l'asphyxie. Enfin, la ligne, c'est terminé.... Une tente chauffée m'aide à patienter en buvant du thé bien chaud avant que je me fasse rapidement conduire par un bénévole jusqu'à mon hôtel. J'avais réservé une chambre depuis le jeudi.... mais j'espérais arriver avant 10h du matin, pour finir en moins de 4 jours

Finalement, je peux m'estimer heureux d'avoir terminé en 107h39 minutes et 43 secondes, car lors de mon passage à vide, le fait de vouloir finir avec mon tempo de 1.5 km/h était complètement utopique. Je finis 7ème en V2 après avoir couru longtemps, en se passant et se repassant avec Delfino, le 4ème, juste sous les 100 heures, aussi une barrière enviée par beaucoup de coureurs. A retenter... il a fait froid mais nous avons eu la chance qu'il y ait que très peu de précipitations. Le départ a été paraît-il très rapide par rapport aux autres années. Je me sentais bien en montée, mais j'ai peut-être aussi été un peu rapide ou plutôt stressé dans les ravitos où je ne me suis pas correctement ravitaillé les premières 24 heures. Les gels et barres ne me conviennent pas vraiment sur du si long. Ce peut-être des encas entre deux, mais il est nécessaire de manger des pâtes et de prendre le temps d'avaler de bonnes portions. La pêche que j'ai eu sur la fin le prouve. Idem pour dormir, pour moi, ne dormir que 20 à 30 minutes sur cette course ne m'a pas suffit au début, car l'énergie était rapidement loin. Avec mes problèmes de nerfs qui me font sursauter au pied droit quand je suis couché, il me faut au moins 30 minutes pour que ces spasmes se calment et s'espacent suffisamment pour que je puisse m'endormir, même si mon sommeil en est toujours perturbé. Soudainement, je tressaute à nouveau....Enfin, l'oubli de mon médicament pour ma thyroïde ne m'a pas aidé non-plus. Avec la fatigue, on n' est pas toujours suffisamment conscient. Cela m'a obligé par exemple d'avoir ma réserve de piles dans mon sac, plutôt que de prendre le nécessaire pour chaque nuit. C'est ce que j'ai fait dès la 2ème nuit. J'espèrais terminer avant 20 h à Courmayeur, mais je ne savais pas que c'était si long sur la fin. Quand j'ai mis ma frontale vers 20h15 après Malatra, en forêt avant Bertone, j'ai vu que les piles étaient presque plates, je ne les avais pas changées. Mais heureusement placées dans ma poche de pantalon, je n'ai pas perdu trop de temps car je n'ai pas dû les chercher dans le fouillis de mon sac. Au niveau équipement, après bien des essais d'habits et de chaussures, et selon la météo assez fraîche annoncée, je suis parti en pantalon salomon assez léger. L'avantage est que je n'ai pas dû m'arrêter en cours de route pour m'habiller le bas, hormis pour me protéger de la pluie le dernier jour et pour passer le Col Lozon où il avait fait très froid, en passage nocturne. Des gants de jardinage en caoutchouc et tissu m'ont protégé continuellement les mains contre la dégradation de la poignée des bâtons qui rendent les mains noires et contre les chutes et le froid. De plus, la tenue des bâtons est meilleure, ils glissent moins en mains. Depuis Greyssonet, j'ai même pris un pull de plus au matériel obligatoire car j'avais vu au Lozon que c'était limite. Avec la fatigue, on est aussi plus sujet à avoir froid. Et même lors de la montée du Pinter, avec 4 couches, je grelottais, alors que j'essayais d'aller aussi vite que possible pour me réchauffer. Le buff et un bonnet et même le capuchon de la veste couvraient ma tête. Mais le vent fort qui y souffrait nous transperçait.

Quand ça allait mal, je me suis souvenu qu'au Spartathlon, un finish d'enfer m'avait valu de rattraper 22 coureurs sur les derniers 39 km. Là j'en rattrape plus d'une quarantaine sauf erreur sur les derniers 100 km. Il n'y a eu que les 3 coureurs partis juste avant moi à St-Rémy que je n'ai pas rattrapé. Le Français qui termine derrière moi montait mieux que moi Malatra, mais peinait en descente sur Courmayeur. Sans mes pâtes ressorties de ma poche avant Bertone, j'aurais eu de la peine à finir, car Bertone était un peu loin pour attendre de me ravitailler. En tout cas, j'ai fini plein d'énergie et au final, je passe au-dessus de la douleur pour les derniers 2 kilomètres sur l'asphalte à Courmayeur. Après, c'est autre chose....La première nuit, assommé, j'ai dormi comme un chef. La deuxième, les spasmes des nerfs m'ont régulièrement réveillé. Musculairement, ça va, c'est une grosse fatigue qui s'abat, donc, coool pas de stressss, bien mangé, beaucoup discuté avec les copains hier et aujourd'hui, j'ai récupéré mon sac et je vous livre mes impressions, tranquille en chambre. Je ressors tantôt pour voir les derniers arriver et aller croquer un morceau avec les copains.

Cette préparation m'avait bien pris du temps, c'était la raison pour laquelle, FB et mon site internet avait été laissé de côté, sinon, c'est vite des heures de sommeil en moins.... A la prochaine!

News postée le : 16.09.2017

Voir les archives     

Dernières mises à jour :

07.06.2017 :

- Nouvelle vidéo