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NOUVEAU LIVRE !

ULTRA RUNNING MAN

 

LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


Défi des 3 Villard en Oisans, 16 & 17 juin 2018

Pour une semaine de récup' après le swiss canyon trail, nous avons opté après 2 footings hebdomadaires, de reprendre avec un nouveau challenge. Certains trails qui m'auraient plus affichaient complets, donc nous nous sommes décidés pour 3 x 1 KV, soit 3 courses de 1000 m de dénivellation pour un total d'un peu plus de 17 km.
A savoir:
samedi matin à 9 h, 1012 m de dénivelé pour 5,4 km de 719 à 1731 m d'altitude entre Bourg d'Oisans et Villard Reymond. Petit plat au départ, puis montée assez régulière, un petit replat en haut et un dernier becquet.
Je fais 3ème de ma catégorie, 27è du scratch en 58.54, Julia 1ère de sa catégorie, 33è du scratch en 1h00.07
http://www.yaka-events.com/yaka-chrono/resultats

Samedi après-midi 16 h, départ à 4 km de Bourd d'Oisans, 6.3km, de 733 à 1624 m d'altitude, avec un plat au départ et un assez long plat au 3/4 de la course, puis 3 descentes entrecoupées chacune d'une montée. La dernière descente sur la route de 500 m environ m'a permis de faire le trou sur 3 coureurs, et Julia en rattrape 2 de ces 3 aussi. Un dernier becquet de 3-4 minutes pour finir à Villard Notre Dame met fin à une grosse montée de transpiration. A chaque fois, complètement trempe dans mon maillot et ma cuissette. Montée plus technique, avec des passages très raides dans la caillasse ou sur de très hautes marches soit taillées dans le roc ou dans la terre et des rondins pour retenir celle-ci. Grâce à cette 2ème montée, qui m'a bien convenu, je vais gagner 2 places au général par rapport au samedi matin, et sauver cette place dimanche matin, malgré que 2 coureurs m'aient battu le samedi matin et dimanche matin. Donc, ça vaut quand même la peine d'être à chaque fois à fond, si on se prend au jeu du classement général. Je finis 3è de ma catégorie, 26è du scratch en 56.11, Julia 1ère de sa catégorie, 28è du scratch en 57.35
http://www.yaka-events.com/yaka-chrono/resultats

Dimanche matin, 10 h, départ à 4 km env. de Bourg d'Oisans, 5.6km, de 720 m à 1720 m d'altitude prévu initialement, mais en raison de travaux de terrassement sur le tracé, l'arrivée s'est faite à Villard Reculas et nous avions que 850 m de dénivelé. Un plat de 700 à 900 m avant d'attaquer une montée tout en forêt, dans les feuilles des hêtres qui faisaient un tapis mou où le rendement n'était pas optimal. Une redescente de 500 à 700 m de long, avant d'attaquer un tronçon assez raide puis plus doux avec une centaine de mètres sur la route, un nouveau tronçon en forêt et un final en descente sur 300 m sur la route. Je prends à nouveau la 3è place de ma catégorie, 30è du scratch en 51.21, Julia 1ère de sa catégorie, 33è du scratch, en 52.38. http://www.yaka-events.com/yaka-chrono/resultats
Au final des 3 courses, classement général, je finis 3è de ma catégorie, Julia sort 1ère de la sienne.

A noter que chaque course était ouverte à des coureurs qui ne prenaient part qu'à une ou deux manche (s), donc qui peuvent interférer dans le classement de chaque course, comme le vainqueur des 2 manches du samedi.

Autant que Julia ou moi-même, nous remontons les concurrents à chaque course au fur et à mesure que l'on s'approche de l'arrivée. Nous partons sans nous mettre dans le rouge mais rapidement pour nos moyens mais je pense que pas mal de coureurs donnent trop d'énergie au début car déjà dans le 1er quart, nous remontons beaucoup de coureurs, puis de moins en moins puis de nouveau dans les 10-15 dernières minutes, 2 à 3 coureurs sur le final. Beaucoup de plaisir pour des efforts intenses qui ne laissent pas trop de marques musculairement, sinon l'impression d'avoir un peu les jambes lourdes. Mais après une nuit à 10 h de sommeil, je me sentais relativement bien. Au 2/3 de la course, j'étais sur les talons du 1er et 2ème de ma catégorie, nous nous suivions vraiment pas dans pas. Je ne les ai pas reconnu, ce sont eux qui m'ont dit à l'arrivée que cela les avaient bien relancés, c'était au moment où on attaquait la descente sur le single bien recouvert de feuilles de hêtres, de 500 à 700 m, difficile d'évaluer la longueur et j'ai peut-être un peu trop assuré, car on ne voyait pas trop sur quoi on posait les pieds. Magnifique organisation avec transfert gratuit pour redescendre à Bourg d'Oisans, apéro à l'arrivée avec grand choix de boissons et nourriture, repas d'après course adapté, varié, très bon à chaque fois et de ce fait, une ambiance magnifique car chacun ne pouvait qu'avoir le sourire tout au long du week-end. Sympathique planche de prix avec des produits du terroirs et un gilet pour courir, que demander de plus?
Classement du défi des 3 Villard par catégories:http://www.yaka-events.com/webchrono/files/classementcategoriedefi3villards.pdf
Classement final général du défi des 3 Villard: http://www.yaka-events.com/webchrono/files/classementgeneraldefi3villards.pdf
 

News postée le : 17.06.2018

Allez voir mes derniers poèmes

Un tout nouveau qui parle d'un traité de paix...paraphé à Singapur,
Bonne lecture, vous le trouvez aussi sur FB
http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=66

News postée le : 14.06.2018

Swiss Canyon Trail 105 km, 5000 m dénivelé, Val-de-Travers/CH

Magnifique Swiss Canyon Trail de 105 km qui en fait faisait 109.8 km pour 5000 m de dénivelé. Nouvelle appellation du Défi Val-de-Travers, puis du Trail de l'Absinthe. De nouveaux tracés à découvrir, dont les magnifiques gorges de la Poëta-Raisse et celle de Covatannaz. Nouvelle approche du Chasseron par de verdoyants vallons à la sortie de la gorge très sauvage. Magnifiques vues depuis la crête du Mont-de-Baulmes jusqu'au Col de l'Aiguillon, sur la mer de brouillard... l'atmosphère était assez tropical avec un air très lourd et humide en première partie de course mais la température était agréable. La descente du Col de l'Aiguillon, très très raide nous a été facilitée avec une corde tendue à laquelle on pouvait s'accrocher et se retenir. Passage assez court mais très prenant. Magnifique. La météo de ces derniers jours avait rendu quelques tronçons très boueux, spécialement après le hameau des Places. A force de courir tête baissée pour essayer de mouiller le moins possible mes pieds, je me suis égaré et 2 allers-retours me font perdre une bonne dizaine de minutes. Que justice, car ma première erreur de parcours après le ravitaillement du Col de l'Aiguillon m'en a peut-être fait gagner une ou deux. Au final, cela ne change rien au classement, mais cela me turlupinait l'esprit un bon moment. A l'arrivée, j'annonçais mes 2 erreurs, pour éviter tout quiproquo. Dans la 2ème ascension en direction du Chasseron, je décidais de forcer l'allure autant que faire se peut pour faire le meilleur temps possible et effacer tout doute de bénéfice qui aurait pu influencer le résultat final. J'ai montré que j'avais la forme. Au final, je finis 6ème sur 160 partants, 1er V2 à 1H09 du premier scratch.
Julia termine à une très belle 2ème place des femmes, 8ème du scratch H/F, à 6 min. 28 de la vainqueure Laurence Yerly, qui elle finit 7ème du scratch H/F. Je me savais chassé par Julia et connaissant sa capacité à très peu faiblir, je ne pouvais pas non-plus me le permettre. Pour avoir de l'énergie, je buvais 1.5 litres entre chaque poste, à raison d'une gourde de coca salé et d'une de boisson isotonique. J'ai pris 4 gels de 40 grammes, et 6 morceaux de gruyère salé qui me faisait le plus grand bien, ainsi que 2 bouts de banane, soit une entière. Pas de problème d'estomac, des descentes bien maitrisées sans trop perdre de temps, il faut dire que hormis celle de l'Aiguillon, elles ne sont pas trop difficiles. En montée, je me suis senti assez bien tout le long, preuve est que c'est spécialement dans ces parties que j'arrivais à rattraper du monde.
Très beau trail à recommander, avec toutes les sortes de terrain auxquels on peut s'attendre.
https://www.mso-chrono.ch/pdfs/results-scratch.php?race=973&import=6728
https://www.mso-chrono.ch/pdfs/results-scratch.php?race=973&import=6730

https://www.mso-chrono.ch/fr/results/973-swiss-canyon-trail-8-9-10-juin/dashboard

News postée le : 10.06.2018

EuroCross 10 km à Vienne le 1er juin 2018

Dans le cadre des banques nationales européennes et institutions bancaires européens, j'ai pris part à notre petit championnat d'Europe de cross des banques centrales, à Vienne. Un parcours était tracé dans le parc du Prater, poumon vert de la ville de Vienne, où un grand nombre de personnes vont faire du sport, des piques-niques, de la détente etc.... Le parc d'attraction du Prater se trouve à une extrémité.

Après mes 100 km du Passatore, j'ai fait 4 jours de repos et repris à Vienne avec un échauffement de 4 km, avant de prendre part à la course. Je finis 5ème de ma catégorie, je manque le sprint pour me battre pour la 3ème place en raison d'une erreur de parcours qui me coûte une quinzaine de secondes... et le 3ème finit 20 secondes devant moi. J'ai bêtement suivi le petit groupe qui était une dizaine de secondes devant. En 44.18, je ne sais pas ce que ça vaudrait sur route, nous avions 2 bosses par tour qui nous freinaient pas mal, surtout une descente dans l'herbe où il fallait se méfier des trous pour ne pas se tordre une cheville. J'étais 42ème sur 176 coureurs au scratch. Mes sensations étaient assez bonnes, même si je n'étais pas préparé au mieux pour ce genre d'effort intensif.

Ensuite, je me suis entraîné, idem le samedi matin et en fin d'après-midi et le dimanche, le long du canal du Danube avant le déjeuner et le long du Danube après avoir mangé. Un total de 92 km pour me remettre le corps en marche et préparer le swiss canyon trail. 

News postée le : 10.06.2018

100 km del Passatore, Firenze-Faenza, env. 1300 m de dénivelé

Pour ma part, j'ai pris part à une grande classique italienne, les 100 km del Passatore, reliant Firenze à Faenza en passant 2 cols des Apennins, soit avec environ 1300 m de dénivelé. Le départ avait lieu à 15 h aussi en pleine chaleur. 3066 dossards annoncés au départ,

je termine 101ème en 10h20.12, 5ème de ma catégorie.https://www.endu.net/en/events/100km-del-passatore/results
J'avais un peu les jambes lourdes de mon dernier week-end mais je gérais assez bien jusqu'au 85ème km, malgré un point qui m'a embêté depuis le 40ème km environ. J'avais aussi de la peine à supporter le coca qui me donne d'habitude de l'énergie et qui me permet de manger moins, mais là ça ne passait pas trop. Leur boisson isotonique était si diluée qu'elle ne m'apportait pas d'énergie et en prenant des gels, j'avais des problèmes, ce qui arriva fortement dès le 85ème km, je dus faire un arrêt d'urgence aux wc du ravito et je n'arrivais ensuite plus à tenir mon rythme. Je perds la 3ème place de ma catégorie peu après et je sors des cent premiers à quelques centaines de mètres de l'arrivée.

Ci-dessous, les temps de passage avec la position et la position pour le secteur couru, je finis mal...https://www.endu.net/en/events/100km-del-passatore/results/2018/40675/88

Toutefois, c'est une course qui mérite d'être courue, cela faisait des années que j'en entendais parler et que je me disais qu'il faudra y aller. Donc je me suis décidé mercredi et ça a fonctionné, hormis pour trouver un hôtel. J'ai trouvé un dortoir dans un très grand hôtel, genre auberge de jeunesse. J'ai vécu un drôle d'épisode durant la nuit. Au retour des 3 autres locataires de la chambre, très bruyant, j'ai été réveillé vers 2 h du matin. Une demi-heure plus tard, un immense tapage contre une porte m'a à nouveau réveillé. Je me lève avec ma lampe frontale pour me rendre aux wc, et que vois-je, un type appuyé contre le mur dans un léger coin. Je m'approche pour voir car il n'a pas l'air d'être bien et il est de toute façon sur le chemin des toilettes. Arrivé vers lui, je vois qu'il est en train d'uriner contre le mur, à 2 m maximum des toilettes. Je me suis un peu énervé, je l'ai insulté de porc... et je lui ai balancé ses habits dans sa pisse qui recouvrait le sol et barrait le passage pour aller au wc. Il s'est à son tour un peu énervé de voir son pull ainsi par terre dans sa flaque de pisse et m'en voulait un peu, mais une chaise dans les mains, je lui ai montré que je n'avais pas peur de lui. Il ne tenait pas debout et ni sa jeunesse de 28-35 ans ni ses 185 cm environ ne m'impressionnait. Finalement, sa copine et l'autre ont dit calmos, calmos, ou quelque chose comme ça, je ne sais pas de quelle nationalité ils étaient. Tout le monde s'est ensuite calmé et la nuit s'est après assez bien passée.

Question course, il y a des orchestres ou des discos ça et là dans les villages le long du parcours. Chaque 5 km, un ravitaillement. Beaucoup de monde qui encourage. Très bien organisé. J'ai pu m'inscrire tardivement, grâce à ma perf de l'Ultrathlétic Ardèche, ça aide parfois...
Jusqu'au 60ème km environ, j'ai couru de jour, puis la nuit est arrivée. Le seul problème est que la circulation n'est pas partout coupée et certains sont pressés de conduire, donc il faut rester vigilant, aussi en raison des vélos que l'on entend pas arriver. Comme on coupe les contours, spécialement dans la descente assez marquée du 2ème col, il vaut mieux jeter un oeil en arrière ou faire des signes avec les bras pour montrer qu'on va se déporter. Au final, un peu déçu mais résultat somme toute assez logique après mes 2 derniers ultras.

La semaine prochaine, le championnat d'Europe de cross des banques à Vienne. A bientôt

News postée le : 28.05.2018

Julia 8ème des 24h des Championnats d'Europe, 2ème par équipe

Julia a terminé 8ème femme des Championnats d'Europe des 24h de course, de samedi 10 h à dimanche 10 h.
à Timisoara, en Roumanie.
Elle a parcouru 223.38 km. https://my5.raceresult.com/98907/#0_EE700B
Avec l'équipe d'Allemagne, dont elle fait la meilleure marque, elle décroche la deuxième place en team.
https://my5.raceresult.com/98907/#0_B6495C

La météo très chaude, plus de 32 degrés a fini par avoir raison du rythme désiré pour essayer de battre son record de l'an passé de 236 km, mais la plupart des coureurs ont été dans le même cas. Des problèmes d'estomac, vomissements l'ont un peu gênée, comme plusieurs lorsque la chaleur est trop importante et que le corps peine à digérer les boissons et autres gels, purée de pomme de terre et ce qui passe bien d'habitude.

Encore une fois, elle termine dans les 8 premières d'un championnat depuis 2009 (d'Europe ou du Monde, c'est la 5ème fois, dont 3ème à Brive aux Championnat du Monde 2010). Je trouve magnifique qu'elle arrive toujours à faire partie des meilleures sur ce format de course.
Un immense bravo, ma Julchen!

News postée le : 28.05.2018

2018.05.20 Trail des Allobroges, 67 km, 4800 m environ de dénivelé

Dimanche matin à 5h, à Bellevaux, hameau situé à une vingtaine de km de Thonon-les-Bains, dans la vallée du Brevon, j'ai pris le départ du Trail des Allobroges. Environ 160 coureurs au départ, je termine 23ème du scratch et 2ème V2 en 10h18.04. http://live.l-chrono.com/raceevent/trails-du-brevon-2018/

http://trailsdelavalleedubrevon.weebly.com/

J'étais vraiment content de mes sensations et du résultat, seulement une semaine après l'Ultrathlétic Ardèche. J'étais bien un peu limite au début dans les descentes, j'avais l'impression que mes jambes n'étaient pas encore très fortes, mais ça a passé au fil des km de descentes, pour dévaler la dernière à toute trombe. Il faut dire que dans la dernière bosse, au premier tiers de celle-ci, je rattrape un V2 et la trouille de me faire rattraper en descente par la suite m'a aussi aidé à déployer mes ailes. J'ai dû toutefois m'arrêter en pleine descente, très brièvement, pour finir une gourde avec de l'eau minérale où j'avais rajouté du sel, car j'étais de nouveau limite avec les crampes. Le quadriceps de la jambe droite serrait un peu parfois aussi, mais au final, je n'ai pas eu de crampes. Les montées, comme les descentes du reste étaient assez droits en haut et droits en bas. J'aime ça et je sentais que j'avais un bon rendement, je rattrapais toujours un peu. Au premier poste, je passe en 41ème position et à mesure que la course avance, je remonte au classement. Je rattrape 4 coureurs dans les derniers 15 km, alors qu'on m'annonçait avoir plus de 5 minutes de retard à 8 km-9km de l'arrivée sur ceux qui me précédaient.
Magnifique vue sur le Mont-Blanc et les sommets qui l'entoure, spécialement depuis la crête du deuxième sommet de la course, de la Pointe de Chavan à la Tête des Follys. Le panorama était vraiment de toute beauté.
Quelques bonnes éraflures aux jambes suite à de petites chutes, dont une sur de la neige dure, gelée. A savoir qu'on a eu plusieurs tronçons de neige avant d'atteindre le premier sommet, dont la couche atteignait par endroit encore le mètre! Le matin, la neige portait, elle était bien dure. Des traces de pas avaient été bien marquées ou même taillées dans un raidillon, pour nous aider à l'escalader. 

Très belle course pour ceux qui aime du dénivelé aux pentes très raides autant en montée qu'en descente. Comme l'an passé après les 24h de Belfast, j'avais fait la Montagn'hard de 65 km et 5500 m, aux mêmes caractéristiques, je me suis dit que cette année, une semaine après les 208 km de l'Ultrathlétic, cela devrait aussi me convenir. L'effort est totalement différent et le fait que le rythme soit lent mais assez axé sur la force semble me convenir après des courses où ce sont surtout des foulées de courses plus naturelles qui priment.
Très beau week-end, bonne ambiance, j'ai élargi mon cercle de gars sympa en discutant après la course avec différents coureurs. Que du bonheur!

News postée le : 21.05.2018

Ultr'Athlétic Ardèche de 208 km, 3690 m de dénivelé, vendredi 11.05.18

Vendredi de l'Ascension, Privas, chef lieu de l'Ardèche, 6 heures du matin. Le départ de l'Ultr'Athlétic Ardèche est donné dans un temps frais, légèrement nuageux. Au terme de cette épreuve, j'ai la grande joie de couper en tête la banderole d'arrivée. Je gagne en 23h27.54 tout heureux une fois d'enlever une épreuve en ligne sur route de plus de 200 km après plusieurs 2ème place (UTLéman 2013, Milan San Remo 2015 et Nove Colli 2016)

J'ai été un peu aidé par l'abandon au 80ème km du vainqueur de l'an passé Dominique Jacquemet suite à une inflammation à un genou et des départs assez rapides de 3 autres coureurs, dont le futur 2ème Christian Dal Corso et Fernando De Magalhaes, futur 5ème, qui ont ensuite un peu payé leur effort dès le 60ème kilomètre. Un peu plus de chaleur nous a aussi rendu la digestion plus délicate, j'ai moi-même été au bord de vomir entre le 80ème et le 110ème km, mais l'ami Christian Dal Corso vomissait plusieurs fois selon ses dires d'arrivée. Sa volonté lui a permi de surmonter ces difficultés qui lui ont fait perdre pas mal de temps dès le 100ème km et de bien tenir jusqu'au bout.

Pour ma part, je n'ai jamais voulu dépasser le 11,5 km/h, même en descente, pour être si possible très régulier du début à la fin. L'estomac est toujours un problème en ultrafond et je peine sur les 28 derniers kilomètres car un peu saturé de toutes boissons et nourritures, j'oublie même de boire entre le 180 et le 190ème km et probablement que cela me coûte en énergie. La longue descente jusqu'à 5 km de l'arrivée me crispe passablement les quadriceps, malgré mon entraînement riche en dénivelé. Souffrant dès le 135ème kilomètre environ d'une périostite sur ma jambe gauche (une fois n'est pas coutume la droite ne m'a en rien procuré de douleurs) cela me freine aussi un petit peu dans les descentes mais c'est surtout le manque de tonus qui m'a fait ralentir. J'espèrais pouvoir battre le record pour le passer sous les 23 heures, mais au fur et à mesure que je me rapprochais de l'arrivée dans les 20 derniers kilomètres, après la dernière ascension sérieuse, j'ai vu que ce serait toujours plus improbable, car même en descente, il m'était impossible d'aller vite, j'étais un peu cassé et rien n'y faisait, les kilomètres semblaient en faire 1.5, c'est du moins le temps qu'il me fallait pour en venir à bout, comme s'ils étaient entre 1/3 et 1/2 plus long... Au final, le record de Dominique Jacquement de 23h15 tient toujours, je l'ai loupé de 12 minutes. Bravo encore à lui, car il l'a fait dans la canicule en 2017!

http://www.ultrathletic-ardeche.fr/

Les résultats: http://www.ultrathletic-ardeche.fr/index.php/course-race/live-2018

La première femme, Claudine Bealchazeau termine en 30h52.51. L'an passé, après un départ très rapide, elle avait arrêté en cours de route victime de sa générosité dans l'effort sur le premier tiers du parcours. Elle a bien appris car elle a bien géré sa course cette année. Bravo Claudine!

Julia a participé aux 60 km qui compte environ 1200 m de dénivelé, sans se donner totalement à fond, se préservant pour les 24 h des Championnats d'Europe de Timisoara en Roumanie. Ils ont lieu dans 2 semaines, soit les 26 & 27 mai 2018. Cela ne l'a pas empêché de gagner chez les femmes, 3ème en tout en 5h38.36. Elle se disait satisfaite des sensations et espérait que cela faisait encore une bonne séance d'endurance avant son échéance des Championnats d'Europe.

 

A relever la superbe équipe de Gérard Ségui, dont plusieurs bénévoles sont des membres de sa famille. Des gens qui viennent de Paris, de Nancy, de Metz, de Bourges, ou d'autres coins de France. Des bénévoles à nos petits soins, une ambiance formidable. J'ai été reconduit à mon hôtel en voiture par Virginie, une charmante personne. J'ai eu le privilège d'avoir une voiture ouvreuse dès le 80ème km, ce qui m'a passablement rassuré durant la nuit, je n'avais pas trop à me soucier du fléchage, car Philippe, le chauffeur m'attendait à chaque carrefour et juste après pour être sûr que je prenais la bonne route. Mis à part quelques très courts tronçons, nous étions toujours sur de très petites routes de campagne ou de montagne où la circulation est vraiment très très faible. Une grande chance avec la météo, car l'an passé, c'était les canicules et aujourd'hui, un jour après, c'était pluie et 7 degré à 11 h du matin en partant de Privas pour rentrer à la maison. Vendredi et samedi, c'était un temps idéal pour notre sport. Je pourrais citer plein d'autres personnes méritantes mais je risquerais de toute manière d'en oublier, donc je vais m'arrêter là. A relever toutefois le bon passage de témoin entre Gérard Cain et son épouse Marie, l'ancien organisateur, toujours présents comme aides, et Gérard Ségui, l'actuel qui organise aussi depuis l'an passé les 6 jours de France à Privas, autre course mise sur pied auparavant par Gérard Cain. Selon les médias locaux et à juste titre, Privas est devenu un lieu incontournable de l'ultra sur route en France avec ces 2 rendez-vous. Alors, l'an prochain, venez renflouer le peloton. C'est en effet un peu dommage de voir une baisse de fréquentation des coureurs de courses sur route, car avec une si belle région et une course si bien organisée, le travail des organisateurs est mal récompensé.
A bientôt

News postée le : 13.05.2018

MIUT Madeira Island Ultra Trail 115 km, 7200 m de dénivelé

Lors du 10ème MIUT de 115 km et 7200 m de denivele, traversant l'ile de Madère de Porto Moniz (nord-ouest) a Machico (sud-est) j'ai pris la 1ere place de ma categorie 55-60 ans, et ce qui me fait très plaisir est que je suis 3ème si l'on prend la tranche d'âge des 50 à 60 ans. Je suis dans ma dernière année de cette tranche d'âge.

J'ai mis 20h53.23, 85ème sur 880 partants mais seulement 496 classés.

La pluie s'est invitée durant la nuit (départ a 00h00 samedi matin) et le terrain très technique et glissant m'a valu 5 chutes dont une ou j'ai vu les étoiles du sol, après avoir tapé la tête sur un bout de rocher.
J'ai vu les étoiles une seconde fois en me cognant à la montee sous un rocher surplombant le sentier que je n'avais pas vu, la visière de ma casquette me masquant partiellement la vue.
Je suis tombé à la renverse, et du fait d'être sonné et d'avoir la tête plus bas que les pieds, je n'arrivais pas à me relever, plusieurs essais se sont avérés infructueux. Finalement, j'ai été aidé par un coureur suisse que je venais de rattraper. Je me suis tordu le poignet gauche et sur la fin, j'avais de la peine d'utiliser mes bâtons, utiles pour m'aider à descendre dans les parties techniques. Le poignet s'est assez fortement manifesté la nuit après la course, m'empêchant de bien dormir.

Ces 2 chocs à la tête m'ont fait être plus prudent en descente dans les parties très techniques, où je perds quand même pas mal de temps de Fanal à Chao de Ribeira, d'Estanquinhos à Rosario, sauf sur le début de la descente sur le chemin à camions très large et très caillouteux, mais peu pentu. Par contre, je pétouille sur les escaliers métalliques très raides entre Pico Ruivo et Pico de Areira. Je connais un gros coup de mou ensuite, je profite de bien m'alimenter et j'arrive à bien finir la descente avant Ribeiro Frio et bien remonter pour la dernière vraie ascension jusqu'à Poiso. De là, je rattrape même en descente, car ce sont principalement des sentiers pas trop techniques ou de larges chemins assez roulants. Le fait de relancer pas mal à 35 km de la fin, je le paie un peu sur les tous derniers kilomètres où j'attends impatiemment l'arrivée. Je perds une place au général sur un petit tronçon technique à 5 km de la fin avec un coureur que j'ai vu depuis le début, moi montant mieux, lui descendant plus vite. Plusieurs fois, j'ai cru qu'il était fini car il montait mal, mais moi j'étais parfois très lent dans les descentes périlleuses...et finalement, il est arrivé peu avant moi, à la faveur du final descendant.

Au départ, le ciel était étoilé et la météo semblait prometteuse. Toutefois, le temps change très vite à Madère sur la partie nord de l'ìle et déjà après la seconde montée, le brouillard épaississait la nuit et rendait le terrain humide et glissant. Ensuite, il commençait sérieusement à pisser et finalement une forte pluie nous rinçait et nous refroidissait pour plusieurs heures. Comme d'autres coureurs, je passais pantalons de pluie et veste imperméables, afin de garder la musculature au chaud. Quelques coureurs continuèrent sans s'habiller, mais au détour des sentiers, certains passaient leur vêtement imperméable plus loin, commençant à souffrir du froid. Le sentier était aussi par endroit un vrai ruisseau, étroit et il n'était pas possible de garder les pieds secs. Au ravitaillement-base de vie de Curral das Freiras, je profitais de changer de socquettes avec le retour du temps sec et des grimpées aux sentiers exempts d'eau. Les cloques n'étaient pas loin avec les pieds complètement fripés et tout blancs. J'ai évité les cloques aussi en raison que j'ai des semelles orthopédiques qui ne se gorgent pas d'eau.

https://madeiraultratrail.info/#/event/69/summary

Mon voyage avait assez mal commencé, mon vol ayant été avancé d'une heure, je ne suis arrivé que 25 minutes avant, donc 1h25 avant mon horaire prévu. Ne trouvant pas le no du vol sur l'écran des départs, je me suis renseigné au check-in. C'est là que j'ai appris ce changement d'horaire. N'ayant qu'un bagage de cabine, je pensais encore pouvoir l'attraper. L'hôtesse téléphonait au steward pour avertir de mon arrivée imminente, mais ils n'ont pas voulu de moi, ils disaient que l'avion était déjà plein. Plein ou prêt pour le départ, je ne le saurai pas vraiment, mais j'ai dû racheter un vol, avec l'aide de l'agence qui m'avait vendu le vol initial. Théoriquement, j'aurais dû recevoir un e-mail de changement d'horaire. Après une nuit passé à l'hôtel IBIS de l'aéroport, je partirai à 6 h du matin et le seul vol disponible de retour fut trouvé pour le mardi matin, soit 36 heures plus tard. J'ai pu profiter du dimanche et du lundi ainsi à Madère, ce qui n'était pas plus mal, d'autant plus que les podiums et proclamation des résultats avaient lieu le dimanche à midi. Mais cela valait clairement la peine d'aller courir là-bas, malgré cette péripétie. L'ìle offre des sentiers et des paysages de toute beauté. Le trail est très bien organisé, on rencontre des coureurs d'horizons très divers et j'ai fait la connaissance de 6 personnes d'une famille de Philippins, qui habitent écartelés entre les USA, l'Irlande du Nord et les Philippines. Et mon résultat m'a vraiment réjoui car les sensations étaient très bonnes dans les parties où le physique joue un rôle. Par contre où c'est l'agileté qui prime pour maintenir un bon rythme, comme dans les descentes scabreuses et glissantes, c'est plus compliqué pour moi mais j'aime ça quand même, malgré que je perde du temps. J'ai gardé une bonne semaine, une croûte au front à gauche de mon choc qui m'a ouvert la peau. Durant quelques jours, j'évitais de dormir sur le côté gauche, ça me faisait quand même un peu mal, comme la base du pouce et le poignet. Il faut savoir garder quelques souvenirs durables, le plaisir doit se payer d'une manière ou d'une autre. Dès le dimanche, je vais trottiner 4 km et marcher un peu ou courir chaque jour entre 8 et 11 km jusqu'au jeudi soir. Vendredi repos, avant un 30 km au seuil le samedi 6 jours après et 42 km et 2400 m de dénivelé le dimanche, soit une semaine après, afin de garder le corps dans une relative activité avant une semaine avec un seul footing de 13 km avant l'Ultr'athlétic Ardèche de 208 km et 3690 m de dénivelé le vendredi de l'Ascension.

Je remettrai une nouvelle avec un clavier en francais, plus complete aussi, ne trouvant pas les accents sur le clavier portugais

News postée le : 30.04.2018

Un poème de morilles

"Oh les morilles, fille, au lait m'horrifient" Un titre qui vous fait déjà travailler vos méninges et ça c'est rien...
Bonne lecture et ne cauchemardez pas !http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=64

 

News postée le : 24.04.2018

15 avril 2018, 100 Km de Seregno, championnat italien des 100 km

Dans les environs de Milan, nous avons couru dimanche les 100 km du championnat national italien. C'est la 4ème fois que nous nous rendons là-bas. Actuellement, le parcours fait 5 boucles de 20 km. Départ à 8 h du matin, température idéale. Beaucoup de changements de directions, quelques petites montées suite à des passages en sous-voie de route ou autoroute mais balisage très bien marqué avec des bénévoles à presque chaque carrefour et des km de barrières ou de rubalises. La circulation était bloquée à chaque carrefour, chaque fois qu'un coureur arrivait. Très bien organisé, avec nos temps par tranche de 10 km consultable. La 2ème partie de la boucle était un peu plus difficile avec les petites montées précitées.
Julia fait une magnifique course toute de régularité, comme à son habitude. Elle termine 2ème femme du scratch, 1ère de sa catégorie d'âge. Evidemment, elle n'avait pas droit à la médaille du championnat d'Italie. Elle termine 21ème au scratch avec les hommes en 8h48.06
Pour ma part, m'étant bloqué le dos en arrivant à l'hôtel samedi soir, en me relevant d'un siège, j'ai très mal dormi et je ne pensais pas que je serais capable de courir. Je pars avec Julia mais son rythme n'allait pas avec mes problèmes ni mon entraînement sur route. Je tiens assez bien mon rythme jusqu'au 30 pour espérer 9h environ, puis je faiblis beaucoupe pour 50 km mais je finis les 20 derniers en accélérant continuellement et de ce fait je rattrape une bonne quinzaine de coureurs sur les derniers 20 km. En 10h04.51, 8ème de ma catérorie, 57ème du scratch sur 125 classés. Mon chrono est mieux que l'an passé à la Ronde des Eléphants à Chambéry, ma jambe ne me cause plus de grosses douleurs, juste encore un peu sous le pied par moment, mais rien qui ne me fasse vraiment ralentir. Il me manque surtout des km de route et du rythme et un dos qui ne me fasse pas trop souffrir. C'est surtout aujourd'hui qu'il m'a fait souffrir. Il faut bien payer quand on court avec des problèmes...
Toutefois, un de mes premiers objectif important est à venir avec le Madeira International Ultra Trail, départ dans la nuit de vendredi à samedi 28 avril à 0h00. J'espère que mon entraînement paiera la moindre. A bientôt

News postée le : 16.04.2018

Trail des Crêtes de Ste-Victoire, à Rousset (Var)

60 kmannoncé et 3250 m de dénivelé à ma montre Polar. Après une semaine à crapahuter dans les gorges du Verdon et dans le Lubéron, à raison de 21 km lundi, 25 mardi, et 3 x de 32 à 35 de mercredi à vendredi, en marchant, marchant-courant ou courant, avec 5500 m de dénivelé, plus la course de dimanche passé à digérer avec ses 2850 m, je me sentais émoussé, les jambes vides, sans force, avec de la peine à faire monter les puls mais tout de suite hors d'haleine. Drôle de sensations... mauvaises pour la confiance, car durant 22 km, je ne vais que me faire rattraper, plongeant dans les profondeurs du classement. Seul la partie à escalader en s'aidant des mains par endroits, donc très raide, qui mène la première fois sur la crête de la montagne Ste-Victoire m'a vu dépasser facilement du monde, bien qu'emprunté un peu avec mes bâtons inutiles dans ce passage. Heureusement, mon corps va se réveiller et après le 2ème ravitaillement du 22ème kil, je vais faire une double bonne ascension pour la 2ème et plus importante montée du trail. Je monte comme un gars neuf la montagne et remonte plein de coureurs au classement. Peu se sont encombrés de bâtons, mais j'ai appris de la semaine passée et ils vont m'aider à rattraper en descente, car j'amortis et garde l'équilibre grâce à eux. En fait, je vais remonter dans tous les secteurs, spécialement dans les montées, ce qui me rassure passablement, tout comme le fait de savoir que je peux être plus compétitif et même rattraper en descente grâce aux piolets. Vu que j'étais vraiment dans les choux après 22 km, il était assez normal que je remonte pas mal au classement, car je ne me trouvais pas à ma place. Je n'ai plus été rattrapé jusqu'à l'arrivée dès ce moment-là. C'est moi qui regrettait alors que la course ne soit pas plus longue afin de continuer ma remontée. Course aux paysages grandioses, la Ste-Victoire est très technique avec ses lapiaz et ses sentiers abruptes plein de caillasse sur certains secteurs. On m'annonçait un parcours plus difficile qu'à Signes, mais au final, j'ai préféré les lapiaz, dont les roches sont fixes, qu'aux pierres roulantes de Signes. Il est clair que les lapiaz en dévers nécessite une concentration totale. Il vaut mieux ne pas mettre son pied dans une fissure. La roche était sèche, bien adhérente, j'avais une totale confiance en mes semelles qui agrippait bien à la roche. Le vent était encore plus fort qu'une semaine auparavant. Sur la crête, j'ai même été stoppé. Mes bâtons devaient être tenus fermement, je crois qu'ils se seraient envolés. J'avais mis un beuf en lieu et place de casquette. Le vent était moins froid qu'à Signes, c'était plus agréable de ce côté là. Je me tord une fois assez fort la jambe droite à réception d'un saut, mais quelques minutes plus tard, je pouvais retrouver toutes mes sensations. Mes bâtons m'ont vraiment avantagé par rapport aux coureurs qui n'en avaient pas sur les secteurs descendants et techniques. Les singles très étroits étaient souvent bordés de genêts très piquants. Les bâtons étaient inutilisables dans ces secteurs si étroits, un bras en avant, l'autre en arrière. Il valait mieux ne pas s'encoubler et finir dans ces plantes ressemblant à des cactus. Ma petite reconnaissance du soir avant m'avait conforté de partir couvert. Toutefois, j'étais quand même marqué de quelques éraflures. Certains courageux en short court ont dû avoir de bons massages par moment. Ces piqûres les ont peut-être réveillé, aiguillonné pour les lancer à pleine vitesse. Ce qui m'a franchement manqué au début. Très belle course dans un paysage et un environnement très beau et sauvage. Encore une fois, j'ai vu que mon endurance n'était pas nulle. J'espère que ces 2 trails, totalisant 119 km et plus de 6000 m de dénivelé m'auront préparé à bien courir le MIUT, Madère international ultra trail de 115 km et 7000 m de dénivelé que je courrai à fin avril. Cette semaine de vacances était prévue pour cela.
9ème V2, 88ème sur 400 coureurs au départ, 308 classés.

News postée le : 13.04.2018

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