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Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


2022.07.23 à 28 Crossing Switzerland 390 km, 24'000 D+ & D-, de Vaduz à Montreux

Julia Fatton a pris la 3ème place finale des femmes sur le Crossing Switzerland de 390 km pour 24'000 m de D+ D-. Cette course suit le tracé de la Via Alpina de Vaduz à Montreux, avec quelques petites variantes pour éviter soit une réserve naturelle à Elm ou le village de Grindelwald, qui ne désire pas être traversé par ses autorités. Ou pour rejoindre un poste de ravitaillement éloigné du parcours.

Il faut préciser que le parcours n’est pas balisé par la course hormis quand le tracé sort du chemin de la Via Alpina. Sur celui-ci, il faut repérer le marquage 01 et ce n’est pas toujours bien indiqué. Les panneaux sont parfois trop rares à certains embranchements ou traversées de villages. Les erreurs de parcours vont être nombreuses. Certains se dirigent mieux que d’autres. Julia, malgré le parcours enregistré dans sa montre-gps va se perdre une multitude de fois.

Julia a été en tête dès le km 105 peu après le Col du Klausen jusqu’au km 362, à Rossinières.
Elle passe la marque des 24 h à Altdorf et dors pour la 1ere fois à Engelberg après 154 km.
Elle a l’air de bien gérer comme à son habitude et remonte continuellement au classement. Elle sera au mieux 13ème du scratch. Mais assez habituellement autour de la 20-24ème place.
Julia arrive à Marmor Bruch (Grindelwald) le mercredi à 0h51.

A cet endroit,la course est bloquée en raison d’un orage. Cependant, son avance de 1 à 4 h de temps sur certaines personnes va fondre, car derrière, certains ne sont pas bloqués ou s’en vont plus tôt que ne l’autorise la course. Finalement, on lui dit que la course va repartir à 5h, quand on la réveille à 4h34. Et elle s’entend dire qu’il y avait jusqu’à 17 personnes sous la tente du ravitaillement, alors qu’il n’en reste plus que 5 ou 6 à 5h. Et où sont-ils les autres ? Ils sont déjà partis, dès 4h30. Voilà en gros comment cet orage et la gestion de celui-ci a été géré par les responsables du poste. De manière très légère. Ses 4 h d’arrêt ne seront pas décomptés. Pour les premiers de la course qui étaient arrêté à Griesalp, il semblerait qu’ils sont repartis les uns après les autres, selon les écarts qu’ils avaient en y arrivant. Soit, de manière équitable.

Julia a quelques difficultés à pouvoir dormir lorsqu’elle souhaite se reposer. Cela va jouer clairement en sa défaveur sur la fin du parcours.

A Gstaad, elle a encore 4 h d’avance sur Fanny et 9 h sur Weronika. Elle va se perdre entre Gstaad et le Col de Jable où elle n’a plus que 2 h d’avance. Julia téléphone à l’organisation pour se retrouver et prendre le bon chemin. Elle se retrompe peu après le col et c’est moi qui suis en live qui lui téléphone pour lui dire de faire demi-tour. Mais je peux constater au téléphone qu’elle manque de lucidité et cela va se confirmer à son arrivée à l’Etivaz.
A cette dernière base de vie, où les sacs suiveurs sont à disposition, elle n’a plus que 30 minutes d’avance environ. Elle essaie de dormir 20 minutes. Sans vraiment y réussir. Elle repart juste avant l’arrivée de Fanny Jean. Qui a l’air bien plus fraîche que Julia en montant les escaliers menant au ravitaillement. Ça paraît cuit pour Julia, si elle n’arrive pas à réagir.

Julia s’accroche comme elle peut et accuse à mon étonnement que 2 km de retard au Col de Chaude, selon le live. Puis elle va avoir des hallucinations, elle me voit à plusieurs places depuis l’Alpage de Chaude, dans les pâturages, alors que je ne suis pas là. Elle voit une vipère et se couche dans l’herbe juste quelques mètres après. Trop d’hallucinations, trop de fatigue, elle peine à garder son équilibre et avance au ralenti. Les cailloux ont des visages qui lui sourient. Elle dort une heure, couchée dans l’herbe, la casquette sur les yeux.
Elle va finir les 2 km d’ascension des Rochers de Naye, assez bien. Dans le début de la descente raide et technique des Rochers de Naye, elle va se perdre et c’est à nouveau grâce à un téléphone d’amis qu’elle va retrouver le bon chemin, mais avec un dénivelé supplémentaire positif de 150 m environ, non essentiel et non désiré. Elle descend de surplus au ralenti, se fait dépasser par quelques coureurs, malgré les écarts importants. Elle redort une heure sur les hauts de Caux. Sur le live, je vois l’avance que Julia a encore sur Weronika, fondre comme beurre sur une plaque de cuisson. Julia est cuite, ses oedèmes, du bout des orteils jusqu’au milieu du ventre, ses ampoules situées au point d’appui et de relance du pied ne facilitent en rien sa progression. A 2 km de l’arrivée, 100 m avant l’entame des escaliers à la sortie de Glion, Weronika Troxler la dépasse, toute heureuse de cette aubaine. Elle est surprise en bien et c’est bien légitime. Julia arrive en 3ème position à 2 minutes de la 2ème. Mais heureuse d’être Finisheuse.

Jamais un mot de regret, jamais une plainte, jamais un juron. Il faut un sacré mental pour accepter une fin de course comme elle l’a vécu, en laissant filer la victoire qui lui semblait promise. Mais sur ces courses extrêmes, où l’on joue avec la gestion des heures de sommeil, où les erreurs de parcours sont fréquentes avec la fatigue, le manque de concentration, la perte de lucidité, les hallucinations, des black-out parfois même, à ne plus savoir ce que l’on fait et pourquoi l’on est là, tant qu’on n’a pas passé la ligne d’arrivée, rien n’est acquis.

Elle va mettre 10 h pour les derniers 14 km, sieste comprise après le Col de Chaude. Voulait-elle savourer ?

Julia ne s’est jamais plainte. Elle accusait 7 kg de plus sur la balance à la maison que son poids de départ. Presque 10 kg, une fois l’eau partie de son corps 4 jours après la fin de la course. Car en ayant aussi perdu du poids. Elle a vraiment eu un problème qu’on peine à expliquer. Ses jambes pleines d’eau, un immense œdème jusqu’au bas ventre. Des pieds d’éléphants. Elle ressemblait à un bonhomme Michelin.

Reste à savoir pourquoi exactement ? L’effort et les chocs répétés ? Le manque de sommeil, le manque d’avoir les jambes à l’horizontale ? L’excès de boissons isotoniques, riches en sels minéraux, que Julia a bu comme boisson principale tout au long de l’épreuve ? Certainement un peu de tout ça. Son problème majeur, nous semble-t’il à Julia et moi est son incapacité à vraiment dormir durant les compétitions. Ainsi, elle ne récupère jamais vraiment et n’arrive pas à retrouver la fraîcheur nécessaire pour retrouver un bon rythme. Elle a tenu 4 jours et demi environ puis s’est vraiment effondrée. Mais chapeau à son mental à toute épreuve pour tenir et finir malgré tout.

En parlant des coureurs de la région, à noter l’excellente performance du Duo Chasseral, de Yannick Chédel et de Kurt Nadler, (La Neuveville et Kerzers) qui terminent à la 13ème place du scratch. 1er des Duos.
Et aussi la très belle 24ème place de Philippe Carrard, de Tête-de-Ran, un ami qui a été au contact de Julia vers Linthal, puis depuis la descente du Hohtürli sur Kandersteg et encore ensemble vers Gstaad.

Christophe Nonorgue de Neuchâtel s’est arrêté à Altdorf.
Jean Rota, de Môtiers s’est arrêté à Lauterbrunnen.

Bravo à tous les finishers, finisheuses, aux bénévoles sympas et accueillants, aux organisateurs d'avoir mis sur pied une course compliquée à organiser. Mais une aventure à vivre absolument pour chaque ultra-traileur. J'espère le faire en 2023.
Il y aura un rapport plus complet dans Expérience, d'ici quelques jours, avec le lien ici à la fin du CR. 
A bientôt, si je ne cours pas, je suis les courses en live et me fais un plaisir de vous les raconter, si Julia participe.

 

Clt. par points crossing switzerland - crossing switzerland - LiveTrail®  : pour les classements intermédiaires par postes de contrôle et de ravitaillement.

Coureur 61 - Julia FATTON - crossing switzerland - LiveTrail®  pour consulter la progression de Julia, les classements à chaque poste, etc…

News postée le : 05.08.2022

Nouveau poème relatif à mon hospitalisation

et aussi le plaisir de relire mon International Tour de Taïwan Ultra Marathon, ou ITTU. Des souvenirs riches sur la vie trépidante de Taïwan, sur les conditions de course très difficiles et même dangereuses, sur la gentillesse et l'hospitalité des organisateurs, du peuple de Taïwan et de la famille Chen, qui a accueilli plusieurs coureurs Européens. 
Des faits de courses etc... prenez le temps de fouiller les comptes-rendus de mes courses, si vous êtes coureurs, peut-être que vous apprendrez quelque chose, mais vous sentirez d'autant plus les choses, car vous vous y croirez à mon avis, comme les non-coureurs qui se demandent souvent pourquoi et comment on fait pour supporter parfois autant de problèmes, de douleurs.
Et ce poème écrit hier, le 11 juin 22, sur l'impression que donne la prise de médicaments opiacés, très efficaces contre la douleur, mais qui sont aussi très efficace chez moi pour me faire dormir à tout oublier, jusqu'à me retrouver dans des positions incontrôlées et peut-être inadéquates pour rester en vie. Mais rassurez-vous, un poème est aussi fait par quelques rimes pour un peu exagérer quelques situations. Mais il reflète bien ce que je ressens avec mes médocs de mon aimée Doc. Toujours un peu d'holorimes chez moi, mon style, mais celui-ci n'en regorge que peu et est très compréhensible... n'ayez pas peur des poèmes. Lisez-les 2 ou 3 fois parfois tranquillement pour saisir parfois ce qui ne vous semble pas explicite en première lecture. J'en fais de même avec des auteurs ayant fait leur preuve, semble t'il, mais qui ne sont pas toujours non-plus très clairs... et aisé à saisir tous le ou les sens possibles.

News postée le : 12.06.2022

2022.06.04 Berne, os tôt ou hosto ?

Moins de 2 m carré à disposition, une mezzanine m’est à disposition. Je vois le sommet d’un tilleul chargé de fruits à quelques 5 m. Les tisanes ne vont pas manquer pour qui les ramasseras, ces fruits. Je côtoie presque les hirondelles et autres oiseaux qui font encore de rares apparitions mais qui voltigeaient à l’effleurer au lever du jour. Le soleil tape, presque plus d’oiseaux en vue. Mais de drôles d’oiseaux courent ici et là et je les suis. Sur les routes d’Ardèche et sur les sentiers du Val-de-Travers. Tel un magicien, je suis tantôt en Ardèche tantôt dans ma vallée au Swiss Canyon Trail. Je voyage sur le dos d’une souris bien compatissante. Un clic et je vois ma femme remonter au classement des 222 km de l’ultr’Ardèche. Un Clic et je suis avec mon fils Grégoire et je l’encourage à fond par ondes positives. Vu que ça fonctionne avec Julia, ça doit aussi fonctionner pour lui. Parfois, je jette un coup d’œil à l’avancée d’autres amis-amies. Ils ont l’air de bien s’en sortir au Swiss Canyon. En Ardèche, le live fait des sauts de puce, j’imagine que la connexion satellite se cache parfois au fond d’une gorge ou reste crochée aux arbres chargés de soleil.
Je dois faire attention à ne pas trop tirer sur les tuyaux reliés à ma main gauche, pas trop sur celui de la jambe gauche. Du liquide arrive dans mon poignet, pour me désaltérer aux électrolytes, pour me soustraire à la réalité des douleurs et pour me garder hors de portée d’une infection que je suis en train de distancer. Ma mezzanine est occupée par ma jambe gauche, surélevée sur mon lit, mes 2 mètres carré. Mon arbre est métallique et sur 3 de ses branches, un sachet rempli de vie s’égoutte gentiment. L’infection se fait rare dans le tuyau, je la vois toujours un peu et je tiens à ce qu’elle garde ses distances. Car je suis en train de la semer. C’est une autre course, mais ma course de ces derniers jours et elle dure encore. Jusqu’à quand ? Mais une compétition qui peut être vitale. De la cheville, l’infection s’en va grâce à une pompe, lui faisant miroiter un appartement exprès pour elle, au sein d’un loft de 2 décimètres cube dans un compartiment plastique sécurisé. Et elle a l’air de vouloir y rentrer complètement.
Après 4 jours complets dans cette chambre d’hôpital, je vous rassure. L’opération pour ostéotomie à mes métatarses 2, 3 & 4 s’est bien passée. Le hic, c’est ce qui a été trouvé sous le pied. Une belle infection qui prenait place dans un trou, de plusieurs centimètres sous le pied, formé semble-t-il par les métatarses affaissés. Comment l’infection est arrivée, il y a une bonne supposition… A présent, au lieu de 48 h prévu à l’hôpital, j’en ai pour 10 jours au moins, je ne peux plus poser le pied pour que ce trou guérisse en se refermant et que les métatarses prennent leurs nouvelles places un peu plus haut à l’avant du pied. La pompe va m’accompagner plusieurs semaines, elles tirent les chairs autour du trou pour l’aider à se combler. On m’a fait comprendre d’avoir eu de la chance. Que l’infection n’ait pas eu envie d’aller se promener dans le corps par les vaisseaux sanguins. Un tendon s’est mis à guigner par le trou du pied. Alors, devant cet état des lieux, j’essaie d’être positif, j’y arrive, j’ai bien compris que j’ai eu de la chance et que cette attitude va m’aider à rester à flot. Malgré bien des complications à vivre avec cet attirail pour ces prochains temps. Mais il vaut mieux ça qu’une spatule en lieu et place du pied. J’ai peut-être un peu insisté lors de mes dernières compétitions. Je suis comme je suis depuis mes 15 ans, quand j’ai commencé à courir. On est toujours plus intelligent après un événement fâcheux qu’avant. On ne peut pas tout prévoir. Il faut accepter et aller de l’avant. J’espère pouvoir vous suivre, peut-être l’an prochain si tout va bien, de nouveau en chair et en os. On m’a dit qu’après une telle opération, c’était possible après 4.5 mois. Là, ça va rallonger à cause de ce trou à boucher. Je ne veux prendre aucun risque avant que ce soit fait. Donc, d’ici là, je risque de vous suivre avec l’aide de ma souris et de la magie d’internet. Ou alors vous suivre des yeux sur une boucle de circadie. Pour autant que mes 2 pieds touchent terre. Prenez soin de vous.

News postée le : 04.06.2022

2022.05.23 BIB Trail 52 km de Remiremont/Vosges

Dimanche, par une météo très propice à faire des efforts physiques, Julia a pris le départ de ce trail roulant tracé sur les chemins et singles des forêts avoisinantes à Remiremont. Elle a évidemment choisi la distance la plus longue, se préparant pour les 222 km de l'Ultr'Ardèche. Elle gagne la catégorie féminine dans un temps de 5h08. Pour ma part, une dégradation de mon pied gauche au niveau de l'appui m'a fait prendre la décision de ne plus courir jusqu'à nouvel avis. Un nerf probablement me complique beaucoup la vie depuis quelques jours, en plus des métatarses 2 et 3 affaissés. Là, il n'est plus question de pouvoir courir, je n'arrive même plus à marcher sans cannes anglaises. Le fait de poser le pied par terre me procure de terribles douleurs. Des examens plus poussés sont en cours et une probable décision de passer sous le bistouri se fait plus précise. Nous ne serons pas au Swiss Canyon Trail cette année, moi, j'avais opté l'Ultr'Ardèche sur route pour espérer moins souffrir qu'au Swiss Canyon de 2021, où l'inflammation m'avait déjà bien fait souffrir. Julia, elle, m'avait suivi pour l'Ultr'Ardèche voulant défendre son titre de 2019, la course ayant été annulée en 2020 et 2021 en raison du Covid. Donc, pour cette année, nous ne terrasserons pas les sentiers du Swiss Canyon, de nos foulées. A bientôt
http://christianfatton.ch/presse/_upload/2022.05.25_cvt_hebdo_julia_fatton_s_offre_5h08_d_effort_explic.pas_de_swiss_canyon_22_.pdf

News postée le : 25.05.2022

2022.05.07 Hard 50 km

Sur la montagne du Hard, au-dessus de Zunzgen BL, nous avons pris part à notre 4ème course organisée par l’ami Michaël Misteli.

Au programme du week-end, nous avons choisi la plus petite distance, car il y avait aussi un 100 km, un 12 h et un 24 h. Etant engagé depuis mercredi 11 sur les 48 h de France à Vallon-Pont-D’Arc en Ardèche, je ne voulais pas trop me fatiguer avec une longue distance et avec un rythme trop soutenu.

Je pars à une allure proche du 10 km/h, aux sensations. Nous avons 10 boucles de 5 km avec environ 70 m de D+ par tour. Au final, c’est environ 65 m par tour, puisque j’ai presque 650 m de D+ à ma montre-GPS Suunto.

Je me sens de mieux en mieux au fil des tours et me prend un peu au jeu quand même, car nous sommes un petit groupe de 4 sur les 2 premiers tours. Mon pied gauche chauffe un peu, je m’arrête une première fois après 4 km pour tremper mon pied dans un nid de poule rempli d’œuf, euh d’eau, pardon.

Les 2 tours suivants, je vais m’arrêter dans un contour, afin de ne pas me faire voir de mes poursuivants, pour rapidement mettre de la crème antifriction sortie d’un tube. Puis tous les tours jusqu’à l’avant-dernier, je vais tremper mon pied dans une grosse flaque d’eau qui longe le parcours. Cela me prend nettement moins de temps, 20 à 30 secondes. Après 25 km, j’ai assez exactement 2h20. Je suis presque étonné. Reste à tenir, même si je suis loin de mon rythme de cet hiver aux 6 h de Vesoul ou des 100 km des Mines Réjouies. La deuxième moitié, motivé à ne pas flancher question rythme va me faire courir plus vite de 5 min.30 environ, en négatif split. Mon dernier tour sera le plus rapide en 26.39, le plus lent étant le 2ème en 28.00 et tous les autres entre 26.59 et 28.00, soit une belle régularité. Ne m’étant pas baigné le pied lors du dernier tour pour gagner du temps, je ne vais plus le sentir pour les 3 derniers km, très pénible pour résister à continuer de courir jusqu’à l’arrivée. Mais en sachant très bien ce qui allait arriver à ce moment-là. Durant plus de 3 minutes, assis sur un banc vers le chronométrage, je vais avoir une sorte de débattue, soit le sang qui circule à nouveau dans l’avant du pied. Des douleurs que je ne souhaite à personne… Michaël voyant que ça ne va pas me l’arrose généreusement avec de l’eau, mais cela ne va pas faire baisser beaucoup cette souffrance. Avant, durant la course, c’est toujours une question de savoir jusqu’à quel moment je veux bien supporter. J’ai assez bien géré, c’était acceptable mais la flaque d’eau se faisait des fois bien attendre quand même, il me semblait qu’elle s’éloignait au fil des tours.
Je termine en 4h33.38, 4ème, sur 12 classés, 1er et unique M 60. Mon temps de passage aux 50 km lors des 100 km de Belvès était à quelques secondes près pareil. Sauf qu’il y avait encore 50 km à parcourir et que le pied s’enflammait toujours plus.
Julia va commencer sa course en discutant avec Gabrielle, aussi aux 24 h 2 semaines avant. Elle accélère aussi en deuxième partie de course, puisqu’à mi-course elle a environ 9 minutes de retard sur moi et à l’arrivée aussi. Son dernier tour est plus rapide que le mien de 2 minutes. Elle est première sur 3 des 4 femmes au départ, Gabrielle ayant arrêté après 25 km, en raison d’une inflammation.
Julia met 4h42.36, 5 secondes derrière le 5ème avec qui je courais au début, entre autres. Les autres qui formaient le petit groupe sont derrière aussi ou étaient partis sur le 100 km et ils vont bien caler.

Résultats : https://statistik.d-u-v.org/getresultevent.php?event=86413

News postée le : 23.05.2022

7 mai 2022, Hard 50 km, Zunzgen BL

Samedi sur la montagne du Hard, au-dessus de Zunzgen BL, nous avons couru la Hard 50 km.
Environ 70 m de dénivelé par tour de 5 km à parcourir 10 fois.
Nous partons Julia et moi assez prudemment, ne sachant pas trop où se situe notre forme après les 24 h Freelap de Couvet.
Et je pars mardi pour un 48 h en Ardèche à Vallon Pont d'Arc, départ mercredi 9 h du matin. Donc, ne pas trop se mettre dans le rouge.
Je passe à 25 km en 2h20 assez exactement, Julia suit à 9-10 minutes.
J'ai pris l'option petit tube de crème pour mon pied, et je m'arrête 2 fois au début pour pommader rapidement ma semelle
mais je perd un peu trop de temps. Donc, ensuite, je vais profiter de flaques d'eau assez profondes pour me tremper le pied gauche chaque tour.
Je ne souffre pas trop, je n'en ai pas envie, mais lors du dernier  ça va être compliqué pour tenir le coup jusqu'à l'arrivée, car je saute le trempage des pieds et les 4.5 km restants jusqu'à l'arrivée, vont être très pénible ne sentant progressivement plus l'avant de mon pied gauche.
En enlevant la chaussure à l'arrivée, plus de 3 minutes de sensation débattue intense.... Michaël, l'organisateur, me verse de l'eau sur mon pied, ça  fait du bien en diminuant la douleur mais ça reste tenace. Des spasmes nerveux vont me faire des impressions d'électrocution une dizaine de fois jusqu'au soir., ça dure 1 seconde environ mais très désagréable, incontrôlable et imprévisible.
Mais je suis content de mes 25 derniers km, fait en négative split, soit près de 6 minutes de gagnées sur les 25 premiers kms. Julia fait pareil, puisqu'elle est toujours à 9-10 minutes derrière moi

https://statistik.d-u-v.org/getresultevent.php?event=86413

Il y avait aussi d'autres courses organisées, 100 km, 12 h, 24 h, mais trop peu de monde. Si on cherche une perf', ce n'est pas un parcours idéal, trop difficile par contre c'est très plaisant pour courir et faire une bonne séance au seuil, comme course de préparation pour d'autres objectifs. Super ambiance, on a ensuite un peu traîné à l'arrivée à prendre du bon temps.Très bonne organisation, professionnelle avec puces électroniques, temps à chaque tour consultable après coup etc... A recommander et faire connaître.

News postée le : 10.05.2022

23 et 24 avril 2022, 24 h Freelap, EspaceVal Couvet

Mes 24 h Freelap, en tant que coureur. (version organisateur, voir FB)

Après les 100 km de Belvès où mon pied a été très enflammé, j'avais de la peine à randonner durant nos jours de vacances en Périgord Noir.

Je ne pensais vraiment pas courir encore le jeudi matin, 2 jours avant le départ des 24 h. Puis je me suis dit j’essaye de faire au moins 45 kms pour mes statistiques DUV pour me rapprocher des 42’000 kms, mon but à atteindre en km de compétition, avec la statistique du DUV comme référence. Alors, en course j’ai beaucoup réfléchi au début car j’en bavais pas mal. Soit j’accepte et je peux encore faire des ultras ou alors je peux dire adieu aux 42’000 km.

J’ai vu qu’avec l’eau ça n’irait pas cette fois pour refroidir mon pied car ça m’irritait trop et j'avais peur d'attraper des ampoules. On m'a conseillé de faire une pédicure, ce que j'ai fait après Belvès, mais la peau toute fine en lieu et place de ma corne plantaire a à mon avis encore accentué le mal de l'inflammation, car la peau fine ne protège pas les métatarses qui sont affaissés… donc j’ai pensé qu’avec de la graisse, comme en mécanique, ça refroidirait ma mécanique douloureuse qui s’échauffe trop… j’ai pas pensé qu’il faudrait autant de graisse et j’ai vite réalisé qu’avec mes tubes à moitié vides j’irais pas au bout des 24 h de course.

J’ai alors demandé à l'amie de mon fils aîné, bénévole pour la course, d’aller m’acheter 500 g de graisse à traire. Je pensais que c’était bon marché. 4 pots pour 600 g au total coûte 30.- dans un commerce réputé bon marché. J’ai presque tout utilisé. Chaque demi-heure environ, je tartinais ma semelle et spécialement la pelote plantaire. Je ne regrette pas cet achat ni les 30.- mais pour les prochains ultras il me faudrait quand même trouvé une crème ou graisse meilleur marché.

Comme quoi des solutions existent pour des problèmes qu’on croit insolubles. Je ne pensais pas que ce tartinage de semelle durerait si peu longtemps, environ 30 minutes sans douleurs à faible allure et encore moins longtemps à la fin où je recours à plus de 9 voir 10 km/h. Des fois j’ai couru 40 minutes pour économiser du temps sur les arrêts mais ça m’en coûtait 2 fois plus arrêté car la douleur au pied devenait si forte en enlevant la chaussure qu’il me fallait déjà attendre que le pic de la douleur passe pour commencer à tartiner la pelote plantaire et la partie avant de la semelle. Certaines fois, j’avais vraiment de la peine à finir un tour si je me disais ça peut encore aller. Car la douleur montait en flèche s’il n’y avait plus de graisse à traire.

C’est là que j’ai vu que j’atteindrais pas mon objectif de 211 km
211 km pour un record de Suisse de ma catégorie. Malgré que je courais entre 9.5 et 9.7 km/h, avec les arrêts à répétition ça me faisait a peine du 9.1 de moyenne.
Donc réfléchir au sens de continuer ou non lors des premières heures.
Après 6 h j’avais 54 kms et quelques poussières.
Donc j’ai pensé faire au moins 100 kms, que je pensais atteindre en 11 h environ et après au moins 12 h et si possible près de 108 km, quand j’ai commencé à ralentir.

Mais les 100 km m’ont pris 12:21., aux 12 h, j'avais dans les 98 km. Pourquoi si peu ? Pourquoi une telle baisse de rythme ?

Malgré la graisse sur ma semelle gauche, je boitais quand même pas mal car une gêne était omni-présente. Supportable mais quand même... Et si la graisse diminuait beaucoup l’échauffement et donc la douleur, le fait de boiter m’a donné une tendinite toujours plus forte au tendon d’Achille et j’avais aussi très mal à l’adducteur gauche, ou en tout cas au pli de l’aine à l’intérieur.Mon cerveau tournait bien plus vite que moi sur le stade, lui il a dû faire dans les 350 km, le double des jambes.
Je cherchais une solution car ça devenait vraiment gênant et très désagréable voire douloureux.

Une talonnette était la solution mais j’en avais pas prévu. Couper une semelle de rechange, oui mais pas une semelle orthopédique à 400.- ou 500.- la paire. J’avais 2 autres paires de chaussures et là j’ai réalisé que j’avais des talonnettes collées dans une paire de trail. Donc je les ai décollées et mises sous le pied gauche. La tendinite va alors peu à peu disparaître et l’adducteur devenir de moins en moins douloureux.

Ça va me permettre de retrouver une allure de footing et de ne plus marcher. Ma vitesse avait chuté à moins de 5 km/h. J'étais aussi motivé à garder ma place, Roland se rapprochant à 3 km de moi à un moment donné. Je retrottine, je reprends ainsi pied dans la course et remonte au classement petit à petit grâce aussi au fait que sous la pluie abondante de la nuit, certains s’arrêtent un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Pendant que je tourne inlassablement, avec 5 couches d’habits dont une doudoune et une pèlerine par dessus tout pour rester au sec au moins au corps. Les manches vont un peu percé sous l’abondance de l’eau malgré une veste qui coûte un bras pour soi disant supporter 30’000 « schmerber » de colonne d'eau.

Bref je suis toujours en course motivé dorénavant à essayer de passer les 174 kms et de maintenir ma 4e place que j’ai acquis avec persévérance.

On court toujours plus vite que ce que l’on croit quand on est fatigué. Mais la lecture des chiffres ne ment pas, alors que je croyais être à plus de 8.5 km/h. c’est plus ou moins du 8 km/h. qui me fait passer les courbes du stade. Pas de danger d’être déporté à cette vitesse.
Progressivement j’accélère pour finir à 10 km/h les derniers tours et être sûr d’avoir mes 174 km.
D’accélérer jusqu’à la dernière seconde, je gagne des minutes durant la dernière heure qui me permettent de gagner 1 km et de totaliser 175 km et 40 mètres.
Pourquoi voulais-je absolument 174 kms?
Pour passer la marque de 37’800 kms, vu que j’en étais avant la course à 37’626 kms de compétition d’ultra à mon compteur DUV.
Et que j’espère arriver à 42’000 km de compétition d’ici 2-3 ans si possible. Et prendre ma retraite sportive des objectifs.

Comme quoi ce sont quand même les buts élevés qui nous tirent le plus haut, même si ces buts intermédiaires sont trop hauts, ça motive beaucoup pour essayer de s’en approcher au plus près. Idem pour le but final. J’espère arriver aux 42’000, même s’il me faudra quelques années supplémentaires.

J'ai enfin un diagnostic à mon problème, métatarsite des 2è et 3è métatarses. La voûte plantaire transversale s'affaisse avec l'âge, ai-je appris de cette spécialiste du pied et chirurgienne.

Et ceux qui ne courent pas sont aussi touchés, mais cela ne me console pas pour autant. On peut opérer, 4 mois et demi d'arrêt. Ce que j'entrevois peut-être pour cet automne. D'ci là, je vais commencer une thérapie d'Hydrotomie, soit des injections d'eau de mer. Thérapie que Corinne Gruffaz a semble-t-il essayer et qui lui a réussi. C'est encore peu connu, mais je place de l'espoir que ça aille mieux grâce à ça en redonnant peut-être un peu de volume sous le pied. Nouvelle semelle orthopédique aussi en vue une pelote et différentes couches plus ou moins dures, bien placées pour retarder au moins l'inflammation à la marche et à la course si possible. Ces jours, j'ai repris l'entraînement et je teste différentes chaussures avec différentes méthodes de refroidissement du pied durant l'entraînement. Arrêt simple, trempage dans l'eau, injection de graisse genre Nok ou d'autre sur la semelle, j'ai même essayé le savon liquide mais ce n'est pas assez écologique à mon avis et pas assez concluant non-plus. Et par temps de pluie, je ne veux pas que les dépôts moussent dans la nature. Bref, la graisse reste encore le plus efficace. Mais je cherche et teste.

Je compte bien pouvoir faire les compétitons auxquelles je suis déjà inscrit depuis cet hiver, pour me garantir un dossard. Et si possible sans trop souffrir. Je ne suis pas maso... même si j'essaie d'aller au bout lorsque je décide de prendre le départ. C'est au moins la satisfaction que j'ai eu aux 24 h Freelap, vu que je suis resté sur le circuit sans arrêt, les seules pauses et aussi courtes que possible mais aussi longues que nécessaires ont été la seule raison de ne pas me voir avancer, aussi bien ou aussi mal que possible. C'était clairement une victoire sur moi-même. J'avais une conférence de prévue une semaine plus tard à Couvet, invité par le Cinéma du lieu durant laquelle j'avais prévu de parler motivation et volonté, buts à définir pour rester en course quand ça ne va pas comme on le voudrait. Donc, je ne pouvais tout simplement pas me permettre d'arrêter avant la fin des 24 h. Encore une chose qui m'a poussé en avant. Et c'est justement n'importe quelle chose qu'il faut trouver pour se formater l'esprit à rester positif et trouver une satisfaction qui fait qu'on reste en course. Dans l'ultra, si on n'accepte pas un minimum de douleurs, de contrariétés, de redéfinition de son but en cours de route si ça ne fonctionne pas comme voulu, on risque de ne pas être souvent à l'arrivée.

Et là, je vous livre une de mes phrases de ma conférence : Il faut être fort pour accepter d'être faible

https://statistik.d-u-v.org/getresultevent.php?event=81614

News postée le : 10.05.2022

9 avril 2022, 100 km du Périgord Noir, Belvès

Belvès, 100 km du Périgord Noir, 9 avril 2022
Charmant village de Belvès, dont nous découvrirons le dédale des ruelles le lundi matin avant de repartir.
La course fait office de Championnat de France des 100 km. Un peloton de près de 300 coureurs attend le départ à 7 h du matin. A l’arrivée, j’aurai 100.9 km et près de 800 m de dénivelé.

Je pars sur une base de 9h25 espéré, le parcours n’étant pas tout plat et ayant un peu perdu la forme à mi-mars avec une semaine de bonne grippe.
Je me fie à ma montre mais j’ai de la peine à me régler après les 3 premiers kms, plutôt descendants.
Mon rythme varie de 15 secondes par km, sur du plat… pas très bon signe pour moi.
Mon pied gauche commence à s’échauffer dès le 15ème km. Je recroqueville les orteils pour libérer un peu la voûte plantaire qui chauffe trop. Cela va être de plus en plus difficile de recroqueviller le pied et il s’enflamme toujours plus, mais je tiens ainsi jusqu’au 55ème où je dois vraiment m’arrêter à un stand et tremper mon pied dans l’eau, en fait j’asperge abondamment le pied et la semelle intérieure et je repars, environ 1 minutes de perdue. Mais quel bien énorme, ça me procure. Quelques kms fait plus ou moins normalement, et ça recommence à chauffer. Pas d’eau en vue, j’asperge avec une gourde ou alors je mets mon pied à l’air. C’est aussi assez efficace pour soulager la douleur.

Aux 50 km de ma Suunto, j’ai 4 h34, donc si je double, cela me fait un temps de 9h08, soit en doublant, cela me ferait arriver dans mes temps de février aux 100 km des Mines Réjouies, 9h08.22, sauf qu’aux 50 km, j’avais passé en 4h25.

Bref, avec les douleurs que j’ai, j’espère finir dans les 9h25 comme espéré. Sauf que sur les 45 derniers kms, je vais devoir m’arrêter une dizaine de fois, parfois déjà après 2-3 km, pour mettre mon pied à l’air ou alors mouiller abondamment ma semelle intérieure avec de l’eau. Je perds parfois une bonne minute et en plus je n’arrive plus à tenir mon rythme avec ce pied douloureux. Difficile de savoir quelle serait ma forme sans ces problèmes ? Je pense que j’aurais pu passer sous les 9h30, mais c’est de la supputation, une impression selon ma forme et le dénivelé.

Peu importe finalement, je n’ai rien lâché mentalement, mis à part ces arrêts pour refroidir mon pied le moins souvent possible mais aussi souvent que nécessaire pour pouvoir supporter la douleur, j’ai toujours avancé en y croyant pour faire le meilleur temps possible. Au 55ème km, nous nous sommes croisés avec Julia et j’avais entre 12 et 14 minutes d’avance. Elle me rattrape au ravitaillement du 90ème km et me prend 8 minutes sur les 10 derniers jusqu’à l’arrivée. C’est dire.

A l’arrivée, grosses douleurs durant 1 bonne heure, je suis un peu choqué par l’intensité, le froid de l’asphalte sous mes pieds me calme un tout petit peu, mais je vais avoir mal toute la nuit suivante, sans pouvoir fermer l’œil. Les promenades durant nos jours de vacances de la semaine qui suit vont être pénibles, je ne sais pas trop comment marcher et avec quelles chaussures, quelles semelles.
Je n’ai plus envie de souffrir pareillement en compétition, ça m’a un peu choqué et dégoûté.
Je ne comprends pas ce qu’il s’est passé à mon pied, mais il s’enflamme beaucoup trop vite, toujours davantage depuis fin février et spécialement durant cette course.

Finalement, je suis classé 3è de ma catégorie du Championnat de France, mais n’étant ni Français ni licencié en France, je suis classé 1er Open de ma catégorie. Environ 80 coureurs étaient classés dans le championnat de France, les autres en open. Julia finit 4è de sa catégorie du championnat, 1ère en open de sa catégorie. Nous gagnons chacun des produits du terroir, c’est sympa et émoustille nos papilles. Belle course, surtout la boucle initiale jusqu’à St-Cyprien et la boucle finale, qui retourne là-bas. Sinon, le bourg de Monpazier où nous tournons au 55ème km est très beau.
https://statistik.d-u-v.org/getresultevent.php?event=85632

News postée le : 10.05.2022

CONFERENCE ULTRA MARATHON 29 AVRIL 2022

LE CINEMA COLISEE M'INVITE A DONNER UNE CONFERENCE SUR L'ULTRA MARATHON LE VENDREDI 29 AVRIL A 20H30. 
AU PLAISIR DE VOUS VOIR BIENTÔT

 

News postée le : 05.04.2022

2022.03.05 La Patat'off, 6 heures autour de l'aérodrome de Vesoul

Samedi 5 mars à 9 h du matin, à l'aérodrome de Vesoul-Frotey, nous avons pris le départ des 6 h de la Patat'off. (La région s'appelle en patate, à ce qu'on m'a expliqué). Nous étions 15 au départ.

La boucle de 3.75 km qui tournait autour de la piste d'atterrissage comportait environ 50 m de dénivelé par tour. (mon GPS indiquait 890 D+ et 905 D-, j'ai fini en début de montée)

Il était très dur de se régler. Il y avait des kms rapides en descente et des plus lents avec une longue montée et le dénivelé principal. Cela nous donnait une différence de 30 à 40 secondes par km. Et il y avait encore une petite montée assez raide, plus courte mais qui finissait par faire mal avec les répétitions et les heures passant. Quelques petites portions de plat, sinon en descente. J'étais constamment en train de changer de rythme au niveau des jambes. Il fallait sans cesse relancer et ne pas se mettre en zone de confort. Même pas en descente, vu que cela permettait de gagner les secondes perdues en montées, pour être proche de la moyenne donnée par mon GPS, qui a indiqué très longtemps une moyenne de 5.03 par km durant 12 tours sauf erreur avant que la moyenne ne grimpe jusqu'à 5.16 par km, sur l'ensemble, soit 11.39 km/h. J'ai peut-etre un peu présumé de mes forces avec cette moyenne de 5.03 que j'ai essayé de tenir le plus longtemps possible. Mais les derniers tours, avec quelques épisodes de crampes (pour ramasser un gel tombé par terre, je suis étalé avec la jambe gauche en arrière pleine de crampes, j'arrive à me relever mais les crampes reviennent.. Heureusement ma salière va rapidement me tirer d'affaire, en léchant ma main saupoudrée de sel.)

En optant pour un rythme de 5.07, je pense que j'aurais pu avoir au final une moyenne de 11.6 environ et dépasser les 69 km.  Au final, le dénivelé joue aussi son rôle. Il devenait toujours plus difficile de passer la plus longue côte. 
Le froid du départ avec son zéro degré (-4 à 8 h du matin) nous a directement motivé à partir à une bonne allure, pour nous réchauffer. Puis, dès 10h30 cela est devenu agréable jusqu'à 15 h, à la fin de l'épreuve.

3ème durant 6 tours, je passe en 2ème position au tiers environ de la course et je passe en tête un peu plus tard, sans m'en rendre compte, car le premier était arrêté au ravitaillement (ce que j'ai appris après la course). Je passe aux 50 km en 4h16.20, soit 9 minutes plus vite qu'au 50ème km des 100 kms des Mines Réjouies, j'avais encore 5.07 /Km de moyenne. C'est assez clair que ma fin de course a un peu trop baissé. Mes crampes qui me font perdre je pense 2 x 1 minutes, mes pieds qui surchauffent et me font mal me freinent un peu, mais c'est difficile de savoir de combien de secondes par km. Quand je les trempe dans mon bacquet d'eau, par 3 fois seulement, cela fait bien 20 secondes par trempage, donc 1 minutes de perdue sur la course, je mets un pied l'un après l'autre. Tout ça fait partie de la course et de ses aléas, mais je trouve intéressant d'analyser les fins de course qui me coûtent toujours du temps malgré le désir d'en perdre un minimum. Les crampes, durant des années, je ne savais pas ce que c'était. Cela a vraiment commencé il y a une dizaine d'années. Je ne pourrais pas dire quand précisément, mais des fois, cela me prenait sitôt l'arrivée franchie ou sur la table de massage d'après-course, au dos par exemple au 100 km de Seregno, soit en 2009 ou en 2011, lors de mes 2 premières participations à ce 100 km. Pour les faire passer, durant la course, je prends du sel et je complète avec du magnésium, mais c'est vraiment le sel le plus efficace. Après la course, je bois si possible des boissons minéralisées et je complète avec du calcium et du potassium, 2 sels minéraux qui ont plusieurs fois été en valeurs trop basses dans le sang. Du moment que la prise de sels minéraux les fait passer, il me paraît assez claire que mes valeurs sanguines doivent être trop basses avec ces sels minéraux.

 Voici mes 18 temps de tours : 0:19:08 / 0:19:10 / 0:18:42 / 0:18:46 / 0:19:07 / 0:18:39 / 0:18:54 / 0:19:02 / 0:19:00 / 0:19:15 / 0:19:22 / 0:19:41 / 0:20:19 / 0:20:12 / 0:21:41 / 0:21:52 / 0:21:32 / 0:20:57. Mes tours les plus rapides sont dans l'ordre en moins de 19 min: le 6ème, le 3è, 4è, 7è, puis sous les 20 min: le 9è, le 8è, le 5è, le 1er, le 2è, le 10è, le 11è, le 12è, puis sous les 21 min le 14è, le 13è, le 18è, puis 3 tours entre 21 & 22 minutes, le 17è, le 15è et le 16ème le plus lent. On remarque donc que jusqu'au 12ème tour, il y a 62 secondes de différences entre le plus rapide et le plus lent, mais ce n'est pas du plus rapide au plus lent vu que le plus rapide est le sixième tour, et que le 9ème tour est enocre le 5ème le plus rapide. A partir du 12ème il y a 2 paliers avec les 3 tours les plus lents du 15ème au 17ème. 

Julia remonte au classement pour finir 2ème scratch derrière moi, dépassant le 2ème dans la dernière boucle, Le  coureur parti en tête finit 4ème. Julia finit fort en faisant son meilleur temps dans le dernier tour.

J'étais très content de ma performance, car je peux dire avoir été très régulier durant 11 tours, mais sur l'ensemble de la course, je peux aussi dire ça. Après coup, on peut toujours dire ceci ou cela, comme je l'ai écrit plus haut, mais le risque de mon rythme rapide pour moi me semblait quand même raisonnable. Et il faut parfois oser un peu pour passer des paliers. 

J'arrive toutefois à bien finir. J'ai été à moins d'une minute de Julia, à environ 100 m, mais n'ai pas réussi à lui prendre un tour. A ce moment-là, sauf erreur au début de mon 13ème tour, j'ai pris le temps de me tremper les pieds pour les refroidir dans mon baquet d'eau et je perds 100 m d'un coup. Puis elle va prendre un peu le large, moi ayant mes problèmes de crampes et de pieds qui brûlent. La routine, mais pénible quand même. 

J'ai trop peu bu durant un bon tiers de course, comme parfois quand il fait froid et les conséquences sont souvent les mêmes avec les crampes. Mais comme dit plus haut, je dois être limite avec certains sels minéraux. Les crampes surviennent uniquement en compétition, car sur de longs entraînements, l'intensité n'est pas comparable. Je ne fais pas mes compét' en zone de confort et cela change beaucoup. Pourtant, je n'ai pas l'impression d'avoir soif. Et je me fais souvent avoir. Quand les jambes commencent à devenir dures, je pense à boire davantage et le fais mais c'est un peu tard. De plus, j'avais peut-être pas assez salé mon sirop de menthe. J'avais aussi de l'isotonique mais ce n'est pas assez salé non-plus à mon goût quand je suis en plein effort. J'ai mangé 2 madeleines et avalé 3 gels de 35 g. Tout a bien passé, sans être écoeuré. Une belle journée qui nous a fait plaisir. Avec les kms rapides fait en descente, j'attrape mon premier ongle violet de l'année sur l'orteil du pied gauche. Pourtant mes chaussures sont bien assez grandes, mais l'ongle frotte le tissu car l'orteil est légèrement surélevé. Donc, à la longue, il prend des couleurs.Cet orteil  s'est fait remarquer durant la première nuit avec quelques lancées rythmées à l'arrivée du sang, aux saccades des pulsations.

Christian Fatton, 68.340 km (11.39km/h) Julia Fatton, 65.940 km (10.99 km/h Anthony Zanetti, 65.510 km (10.91 km/h)
A bientôt

News postée le : 07.03.2022

Mon effort perso sur les 100 kms des Mines Réjouies du 19 février 22

Mon effort perso sur ces 100 km des Mines réjouies m'a comblé de bonheur, avec les douleurs ça rime et les pieds ont voulu évidemment s'en mêler une fois de plus, mais c'était assez supportable, grâce aussi à mon baquet d'eau qui m'attendait à mon coin de ravitaillement. Le temps de prendre une bouteille, un gel et ou une madeleine, les pieds trempaient durant une dizaine de secondes et ça repartait...

Avec un peu de stress avant le départ, pour la distribution des dossards et petits présents, les dernières consignes aux athlètes, j'étais chaud question rythme cardiaque.

Le départ donné, je me retrouve avec Stéphane Mathieu et tout en blaguant un peu, on se retrouve au 1er km. 12 km/h, 5 min.00... ouh là là, trop vite pour moi si je ne veux pas exploser vite fait.

Donc je prends un rythme plus proche des 6 h, autour des 11.3 km/h, 67.5 aux 6 h, qui me fait tourner à 44 min le tour durant 7 tours... hyper régulier, bien que le rythme s'adapte au vent, où on perd du temps contre lui mais qui nous en fait gagner quand il nous pousse dans le dos. A ce jeu-là, ma montre me démontre un rythme régulier de 5:20 au km, durant 6-7 tours, pour finalement baisser et se fixer à 5:31 de moyenne finale, soit un petit 10.9 de moyenne. Au total. 411 m de D+,à ma Suunto, cela fait 34.25 m par tour. Cela me convenait bien et correspondait plus ou moins aux mesures faites de nombreuses avant en préparant le parcours.

Mon rythme m'a un peu fait douter au début, en pensant que j'allais avoir une fin de course très pénible, les 100 km commencent toujours après 70-75 km où se trouve le mur, pour moi, sur cette distance. Mais j'ai certes un peu faibli, mais assez peu pour courir longtemps avec l'espoir de faire aussi bien que Julia l'an passé. Et au fil que je me rapprochais de l'arrivée, tour après tour, tout en calculant mon rythme et ajoutant le temps correspondant aux kms restants, j'ai vu que j'arriverais peut-être à passer sous les 9h10, soit gagner 5 minutes sur elle. Temps qui me semblait certes possible avec la forme que j'avais l'automne passé, mais depuis, le Covid m'avait bien tiré en bas, voir ma course des 6 h d'il y a 3 semaines à Jegenstorf. Mais mon secret espoir de pouvoir courir au rythme des 6 h en en gardant un petit peu sous le pied, j'espérais tenir ensuite le mieux possible un peu au-dessus des 10 km/h, vu qu'en décembre j'avais pu tenir ce rythme durant 12 h. Un mix des 2 courses pour une distance intermédiaire, vu que j'ai couru 9h08 min et .20 secondes. Du bonheur à l'état pur, que ça ait assez bien fonctionné. Je m'améliore sur ce parcours depuis l'an passé de 25 minutes et réalise mon meilleur temps sur 100 km depuis... 5-6 ans. Avec l'opération du coeur qui m'a bien fait renaître le vendredi 13 oct. 2020, pour les superstitieux, ça porte aussi chance pour ceux qui veulent y voir un signe.

Avouons tout de même qu'en limitant la casse au maximum pour les 4- derniers tours, perdant 5 minutes sur mes tours les plus rapides, j'étais bien dans le dur pour finir les 33 derniers km. Il a fallu serrer les dents et desserrer les crampes à coup de prises de sel répétées. Mais c'est tellement efficace et rapide, que j'avais pas trop peur, ayant ma salière sur moi. Quelques lancées de sel directement sur la langue ou sur le dos du gant (beurk, t'as fait ça m'a dit Julia ? Ben ça fait vaccin à la longue que j'ai répondu), ça aide, ça empèche les crampes et ça permet de courir...

Quand même une belle fatigue qui s'est manifestée avec une nuit d'après-course bien compliquée, avec les nerfs qui se réveillent et me réveille, pour autant que j'étais juste en train d'essayer de m'endormir. Mais ça on connaît, la course s'arrête à l'arrivée, mais les douleurs continuent à se manifester quelques jours. Vive l'Ultra, Quand est-ce qu'on recommence ? Bientôt...

Merci aux nouvelles wave Rider de Mizuno qui m'ont propulsé en avant
et à Sponser qui nous a aidé
Merci A mes sponsors
LBG Génie Civil
Verrivent
Marti-Sports... depuis bien des années

News postée le : 20.02.2022

2022.02.19 100 km des Mines Réjouies, Travers

La deuxième édition des 100 km des Mines Réjouies, avec départ et arrivée sur le site des Mines d'Asphalte de Travers, à La Presta a vécu. Malgré le petit nombre de coureurs, suite à de nombreux désistements cette dernière semaine, pour cause de Covid, de blessures principalement ou d'autres, nous étions finalement 11 à nous élancer sur le coup des 8 h du matin. Le ciel était assez chargé, il ne va pas manquer de se décharger rapidement sous forme de grésil-neige et grâce au vent aussi bien présent, le ciel va pousser ce gros nuage bien noir vers d'horizons plus lointains. La température a passé sous zéro l'espace d'une heure environ, rendant bien glissant un pont en bois enjambant la rivière Areuse et une partie ombragée à l'attaque de la 2ème des 12 boucles de 8.38 km à parcourir. (Mesurage SuisseMoblile Plus, au GPS des montres, cela donne moins, mais les tracés sont très fantaisistes quand on les consulte sur les PC. Au GPS des montres, cela coupe à travers les maisons, nous fait courir sur la rivière Areuse etc.. et la distance est selon les marques de montres-GPS entre 99.2 et 99.6 km)

Le soleil nous a alors réjouit nos visages un peu rafraichit avec le vent venant de l'Ouest en allant à son encontre et nous a aussi réjouit quand il nous poussait alors que nous courions en direction de l'Est. La route est devenue sèche sous l'action du vent. 

Le parcours varié, avec peu de lignes droites, en courbes légères, aux abord de rivière, très légèrement valloné avec 5 bosses pour une trentaine de mètres de dénivelé, en forme de 8 avec un aller-retour sur 1 km, permettait de se contrôler aux autres après quelques tours, ou alors en se voyant sur de grandes parties du parcours, à travers champs. Et de s’encourager mutuellement malgré tout. Ces petites variations de dénivelé permettent d’utiliser plusieurs groupes musculaires et évitent une lassitude de pas semblables si on court à plat. Cela nous relançait un peu dans les descentes. Face au vent, il fallait être concentré pour ne pas trop ralentir malgré tout, surtout avec la petite bosse finale, en plein vent contraire. Au soleil, on avait presque un peu chaud avec le vent dans le dos, mais un peu froid face au vent si on s’était découvert la tête, quand même humide de transpiration. Mais nous avons eu une énorme chance avec la météo, finalement ensoleillée et agréable malgré le vent qui a heureusement pas toujours soufflé avec la même intensité.

Sitôt le départ, Pascal Rüeger et Dominik Erne sont partis sur des bases élevées, entre13.6 et 14 km/h de moyenne. Suivent derrière Stéphane Mathieu (qui en était à son 289ème 100 km en compétition) et Christian Fatton. A 12 km/h exactement. Christian lève immédiatement le pied, car il juge que c'est trop rapide, cela fait un temps final de 8h20. Stéphane continue et creuse l'écart, prenant quasiment 1 km d'avance après 3 tours. Devant, Pascal mène le bal mais Dominik suit assez proche, à 2 minutes au tiers de la course, puis à 5 à mi-course. Derrière, cela suit assez proche de Christian, avec Michaël qui le rejoint dans le 3ème tour, Pierre suit juste derrière, puis Céline, puis Julia et Gabriele, Roland, Paola. La course se décante fortement dès la mi-course, avec Pascal dès lors bien isolé devant avec l'avance qui va se creuser jusqu'à plus de 39 minutes sur Dominik qui fait une bonne course avec un nouveau record personnel de 18 minutes en 8h13.53. Pascal, devant ne faiblit pas. Au 50 km, il passe en 3h47. Vous doublez ce temps, et vous trouvez son temps final de 7h34.45. Avec le meilleur temps de ses tours pour le dernier, histoire de finir en apothéose totale.
A l’entame de la 2ème moitié, Christian rattrape Stéphane et va finir 3ème en 9h08.20, après être passé en 4h25 à mi-course. Donc débours de 18 min pour les 50 derniers kms. Mis à part Pascal qui fait 2 moitiés de courses aux temps identiques, un vrai cas d’école rarissime, il y a Julia qui a une différence de 3 min 34 pour les 50 derniers km par rapport aux 50 km initiaux. Pour Christian, cette différence était parfaite. Julia remonte à la 5ème place scratch, termine 1ère femme. Paola s’est arrêtée après 25 km et Gabriele après 6 tours, soit 50 km, à 5 minutes à ce moment de Julia. Céline améliore son temps de l’an passé de 22 minutes.
Michaël s’est mis à ralentir à peine qu’il avait rattrapé Christian, après un tour ensemble environ, courant ensuite à quelques encablures devant Pierre, hormis lors du passage du 6 au 7ème tour où Pierre, tentant de revenir sur Christian, devant lui à 2-3 minutes, accélère. Cela ne va pas être trop bien supporté et l’écart va augmenter jusqu’à 35 minutes.
Aspect intéressant avec le temps à consulter d’après course, les écarts les plus faibles entre le tour le plus rapide et le plus lent est l’apanage de Julia, avec 3 minutes de différence. Puis vient Pascal, avec 4 minutes, mais pour lui on pourrait aussi dire 3 minutes, car cette différence monte à 4 minutes en raison d’un finish de feu où il fait nettement son meilleur temps au tour. Je suis ensuite avec une différence de 5 minutes, puis suit Mickaël avec 7 minutes et Dominik avec 10 minutes. Cela permet quand même de remonter un peu au classement (comme Julia et moi) ou d’assurer sa place comme Mickaël. Dominik avait tellement d’avance que ça ne changeait rien pour lui de faire 3-4 tours plus lent que la moyenne de ses tours.

Quand à Pascal, c’est cela qui lui assure ce magnifique temps de 7h34. 45.
Le Classement est à consulter dans les photos ou sur le lien suivant :
Statistiques d'ultramarathon de DUV (d-u-v.org) (pas actif au 20.02.22 à 20 :02-22
et ce n’est pas un witz, c’est l’heure que je vois en ce moment.

News postée le : 20.02.2022

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