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Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


2026.01.31 Les 50 km de Rodgau

Nulle part de la neige en pleine sauf à Rodgau ?. 1.8 km d’asphalte sur chaque tour de 5 km, les 3.2 km restant fait de traces enneigées qui fondent aux passages des 553 partants. Certains tronçons sont rapidement en mode flaques boueuses, seul un bout reste en forêt assez dur mais en bosses, en vaguelettes style tôle ondulée où il n’est pas si facile de poser ses pieds. Au fil des tours, cela devient toujours plus difficile. Pour la majorité des coureurs on peut dire que ça a couté une trentaine de minutes de plus que les années où c’est sec. C’était une partie de cross. Plus de 220 abandons.

À part ça, c’est toujours sympa de courir à Rodgau, organisation au top, on y rencontre bcp de coureurs et d’amis, on se croise on se motive les uns les autres et ça nous motive aussi. C’est bien clair que l’hiver peut rendre les courses difficiles.

Julia finit 3e de sa catégorie en 5h08, moi 4e de catégorie en 5h23.30 lâchant bcp de temps depuis le 30e km, vu que j’étais 50 secondes devant Julia qui me prend finalement 15 minutes. Quand la hanche se manifeste, ça freine… Journée tout de même positive malgré les difficultés. Chronos à oublier vu les conditions. Mais il y a autre chose, celle de pouvoir faire ça démontre qu’on a encore la santé et c’est bien ça le principal. À bientôt

News postée le : 09.02.2026

2026.01.10 Startschuss 6 h de Jegenstorf

Jegenstorf, 6 h d’ultra pour commencer l’année des compétitions.

Conditions hivernales, rafales de vent, chutes de neige en rafales par moment, route gelée et glissante sur les 2 dernières heures qui m’ont un peu fait ralentir, de peur de glisser sur le côté avec ma jambe droite qui me faisait mal à la hanche, et avec le nerf sciatique qui chauffe dans la fesse et jusque sur le bas de la jambe, donc par moment j’assurais. Avec une perf’ quasi pareille à début decembre à Cannero, je ne peux pas me plaindre avec ces conditions loin d’être bonnes.

57.448 km, 7e scratch H/F 5e H, 1er de catégorie mais j’étais peut-être le seul, sur 30 classés (18 h, 12 f) à 168 m derrière la 4e place.

Julia m’a pris 3 tours, elle fait 2e femme, 5e scratch h/f avec 62.586 km, à 299 m de la 4e place scratch. La meilleure performance est l’œuvre de la première femme avec 67.019 km, Irene Ambrozova. Julia a été d’une régularité exemplaire avec 48 secondes entre ses 2 tours les plus lent et rapide, je dois être le 2e plus régulier avec 1 minute 34 secondes. Et je trouvais que j’avais un peu trop faibli avec les tours effectués sur la route gelée. Mon problème principal est qu’il me manque de pouvoir vraiment aller vite, même si je ne pourrais pas tenir longtemps une vitesse rapide, ça peut rendre service…ça commence pas trop mal, à bientôt !

News postée le : 22.01.2026

2025.31.12 Comptes Finaux d'activités sportives

Comptes finaux de 2025

6549.76 km à pied pour 1023 h 127’085 D+

2272.5 km vélo pour 139 h 27’210 D+

Soit 8822.5 km 1163 h 154’295 m D+

En compétition: 3703 km

Je suis 15e mondial en terme de km de compétitions à vie sur la statistique du DUV

Quelques belles courses avec la victoire de la TransSwissRun 508 km, la ViaKalchaki pour découvrir l’Amerique du Sud et plus spécifiquement l’Argentine du nord-ouest.

La motivation est toujours là mais elle fluctue quand même suivant la survenue de mes douleurs au pied gauche et depuis une année à cause du nerf sciatique qui me brûle ou qui fait que ma jambe droite lâche parfois, que la hanche droite grince aussi parfois même si ça passe après plusieurs dizaines de km quand le corps est chaud, que l’épaule gauche s’enflamme… l’essentiel est de pouvoir faire ce que l’on a envie et j’ai clairement l’envie de continuer… donc je gère comme je peux même si l’abandon à la TransEspana était dû au sciatique, inflammation très forte au tibia qui m’ont fait croire à une fracture, à l’abandon à la Pheidippides due au pied gauche trop tôt enflammé et pour finir intenable à supporter. J’espère que ça ira mieux en 2026 question de ça.

News postée le : 22.01.2026

2025.12.13 Barcelone 12 h

12 h de Barcelone sur piste, samedi 13 de 12 à 24 h.

Julia et moi établissons chacun un nouveau record de Suisse de notre catégorie.

Julia améliore son précédent record de 2022 d’un peu plus de 1 km pour le porter à 124.291 km. Elle termine 1ere de sa catégorie W50, 3e femme et 7e du scratch, après une belle course régulière. (Aux 6 h, elle est 15e scratch, avec 63.550 km)

J’améliore le précédent record (95.00 km H. Rinderknecht) de 7.293 km pour le porter à 102.293 km. Je suis 2e de catégorie, 15e h, 20e scratch. (Après 6 h, je suis 40e scratch, avec 51.502 km et 3e de catégorie). À chaque fin d’heure, environ 20-25 minutes avant une nouvelle heure, je relançais pour essayer de maintenir ma moyenne. J’essayais ensuite de garder le rythme mais je baissais insensiblement. Puis je me refaisais un peu violence. Différence de plus d’un km avec le GPS. Je me fixais mon tempo avec celui que m’indiquait la montre GPS. ( au GPS, 103.3 km)

Sincèrement j’espérais dépasser les 108 voir les 110 km, suite à ma course de 6 h du week-end dernier à Cannero Riviera ( lac Majeur) où j’ai fait 57.7 km.

Rapidement j’ai vu que je n’avais pas vraiment bien récupéré et j’étais bien embêté par le nerf sciatique qui me donnait l’impression que ma jambe droite allait lâcher. Malgré tout j’ai fait une course aussi assez régulière mais ça m’a gêné jusqu’à la moitié.

Température très agréable, 61 classés.

Quelques coureurs partis sur des rythmes très rapides ont arrêté après 3-4 h. Ils demandent d’avoir la corde (5e et 6e couloir, 430.034 m) et finalement ne sachant pas vraiment gérer ni serrer les dents, mettent le clignoteur. Et dérangent plus qu’autre chose ceux qui savent gérer.

Toujours du plaisir de courir à Barcelone, l’ambiance et l’organisation sont bonnes et bien rodées. Julia avec Alfonsina Peppa la vainqueure des femmes avec 129.685 km, 1ere W45.

 

News postée le : 18.12.2025

2025.12.07 Cannero-Riviera 6h en bordure du Lac Majeur

6 h de Cannero Riviera au lac majeur.

Hospitalité et accueil grandiose à la fois, avec une finance d’inscription de 15 euros avec 2 soupers, avant et après la course, un sac de récompenses, et bien sûr le ravitaillement.

Merci beaucoup à Enrico Vedilei et Nerino pour cette organisation.

Parcours de 2145 m, avec 10 m de dénivelé par tour, le long de la promenade qui longe le lac et nous offre un panorama grandiose. Sous les palmiers et oliviers… on se rend compte que nous sommes bien au sud des alpes.

J’ai pris quelques risques avec un départ à 10.5 km/h. J’espérais dépasser les 60 km. Après 4 h, avec un ralentissement progressif, il me manquait une centaine de mètres. La seule fois que j’ai regardé le tableau du chronométrage avec les km parcourus, j’avais 250 m de plus à mon GPS. Au final j’ai 58.570 km donc je devrais avoir dans les 58.3 km.

Pieds ok, sensations de chaleur mais supportable, je trempe chaque pied une fois dans mon bac. Par contre la hanche ou adducteur et sciatique qui m’embête fortement depuis le 24e km. La pire période depuis ce moment jusqu’aux 4 h de course environ. Toujours une baisse progressive mais jamais plus lent que le 9 kmh avec un final à plus de 10 kmh pour le dernier km après déjà 2 km en nette accélération.

Content de retrouver une meilleure forme, d’avoir fait une séance de vitesse après la pheidippides m’a redonné confiance car j’étais plus vite que ce que je me croyais capable. Le mental joue toujours un rôle essentiel!

À bientôt

News postée le : 18.12.2025

2025.11.20 au 24 normalement, Authentic Pheidippides Run 490 km

Authentic Pheidippides Run 490 km en aller-retour Athènes-Spartes-Athènes en 4 jours 2 h maximum. Départ 20.11.25 à 6 h du matin à l’ancien agora, proche de l’Acropole. 66 inscrits.

J’espérais finir. J’avais un assistant, Laurent Fellay, très dévoué et pleins d’ondes positives avec des mots justes et encourageants.

Merci beaucoup à lui. Il a été parfait.

Ceux qui veulent savoir sans tout lire: j’ai arrêté rattrapé par les délais au 205e km. C’était pas un point éliminatoire mais j’avais trop mal et j’arrivais plus à suivre le rythme minimal pour pouvoir rester dans les délais. Plus d’équilibre sûr, chute d’inattention due à un manque de correction d’équilibre à cause de pas pouvoir trop appuyer sur le pied gauche. Donc j’arrête et soyons honnête, ça m’a libéré et soulagé.

J’ai avancé tant que j’ai pu et j’y croyais encore peu auparavant, j’avançais de postes en postes de ravitaillement, comme étapes par étapes dans une course à étapes, comme me le disait de faire Laurent, avec ses mots justes.

Comme j’ai déjà souvent fait. Mais de ne plus pouvoir aller au rythme minimal et d’être dans un temps normalement éliminatoire à cet endroit, m’a indiqué que c’était terminé.

Essayé… pas pu. Je ne voulais pas abandonner, j’ai été éliminé, pour moi c’est acceptable car ce n’était pas un manque de forme ou d’entraînement mais c’était hors contrôle. Et ça risque de devenir mon futur promis mais pas prometteur de beaux jours. Et ça va changer mon avenir dans le choix de mes courses.

J’avais quelques autres problèmes orthopédiques aussi dans les parties montantes, le sciatique qui s’enflammait du dos à mon excroissance du tibia droit. Je sentais le passage dans la fesse, autour du genou et jusqu’à la cheville mais avec des douleurs qui m’empêchaient de pouvoir bien pousser dans la montée finale de la montagne à passer autour du 160e km jusqu’à 1200 m d’altitude. Des km avec des tronçons à plus de 15%, nous avons eu plus de 150 m sur 1 km. Plus il y a de la pente, plus les appuis sur les pieds et les jambes sont longs, et plus ça renforce les douleurs où tu as des problèmes. Pour moi très compliqués sous le devant du pied gauche et au tibia droit et à la fesse, adducteurs droits.

Heureusement, ça allait mieux dans les parties plus ou moins plates. Et les ondes négatives s’en vont aussi, les positives te repoussent en avant.

Le passage sur la piste en début de descente sur 3 ou 4 km, avec un vent de face ou de côté sitôt qu’on a passé le col m’empêchent d’avancer normalement. Je ne sais pas comment poser mon pied sans crever de douleur. Les moindres cailloux un peu saillants me font mal. Avec le vent, j’ai pas d’équilibre, il me faudrait des bâtons. Je trébuche ou m’encouble sans arrêt. Et malgré mes 3 couches d’habits, gants et bonnet, j’ai froid. À 15 minutes du km c’est pas un rythme assez rapide pour se réchauffer. Mais petit à petit j’avance quand même.

5 chiens très agressifs et très proches de moi au passage d’un troupeau de chèvres me désécurisent en redescendant de la montagne en direction de Nestani, autour du 165e km. Je les maintiens en respect avec des jets de boissons dans leurs directions grâce à mes 2 gourdes de coca et d’eau. Je ramasse un caillou pour avoir un souvenir de cette montagne, de cette course et le rajouter à ma collection de cailloux et des lieux visités.

J’ai un bagage qui me permettait de récidiver d’être finiher d’une course d’environ 500 km comme la Mimilkil 2024 ou la TransSwissRun de septembre 25.

Mais il faut que les problèmes soient moindres, que les douleurs restent facilement supportables.

Car ceux qui me suivent et me lisent le savent: J’ai aussi un bagage qui s’accroche sans que je le veuille bien et qui finalement m’a dépassé. Je parle de mes couinements orthopédiques. Le plus pénalisant est mon pied gauche qui s’enflamme régulièrement. J’ai passé environ 2 mois sans que j’aie trop de douleurs. Puis ça recommence insidieusement et je dois reprendre mon travail d’adaptation à ma semelle orthopédique gauche. J’ai ainsi fait 5 entraînements de 20 km la semaine précédente à la pheidippides, avec des améliorations de jour en jour. Des arrêts parfois chaque km pour déplacer des supports de 1 à 3 mm. Puis les derniers 3 jours, 2 semelles qui me semblent bonnes et qui ne m’obligent plus à devoir les changer. Mais c’était sur 20 km. Avec une forme qui me laissait entrevoir du positif, les sensations étaient bonnes, le moral apaisé vis à vis des chaussures-semelles. Lors de la TransSwissRun j’ai finalement utilisé la même paire depuis le 1er jour après quelques changements initiaux.

Là je prends le départ avec la même semelle.

Les premières inquiétudes commencent autour du 40e km. Premier changement de support sous la semelle autour du 50e km. Premières grosses douleurs après le 86e km et qui m’amènent à devoir faire un gros changement au ravitaillement du 92e. Le moral bien touché car c’est vraiment douloureux. Je fais plusieurs changements, je cours même 2-3 km en nu-pieds Hoka préformé, c’est pas vraiment mieux mais ça me soulage quand même. Mais avec la nuit et des routes pas exemptes de graviers, cailloux, nids de poules ou autres défectuosités, je ne me sens pas très sûr. Je rechausse mes pumas. Je bricole en courant, en décollant des supports sous la semelle qui normalement me convient au mieux. À chaque fois, j’arrive à faire une amélioration, une diminution d’intensité question douleur. C’est clair que chaque petit arrêt pour enlever et remettre la chaussure après avoir fait une modification me coûte du temps. La douleur se paie cash aussi avec un rythme plus lent. Tous problèmes coûtent… et ça se paye en temps et ce temps ne peut pas être utilisé pour se reposer couché. (par exemple pour dormir ne serait-ce que 30 minutes à 1 h la première nuit)

À Nestani, je mange du solide, pdt-jambon, riz-lentilles, je me couche pour 15 minutes, j’en dors peut-être 5-6 avant que le tibia me réveille de lancées douloureuses. J’hésite à repartir de suite mais je reste couché en espérant me rendormir pour le reste du quart d’heure. Ce petit arrêt me relance, je reprends plein d’espoir, je recours sur une dizaine de km.

Et le pied devient toujours plus enflammé. Et je ne sais plus quoi faire pour améliorer la situation. J’ai déjà graissé la semelle, mis du gel, j’ai fait tout ce qui d’habitude m’aide.

Ces choses qui me permettent d’aller au bout de mes courses la plupart du temps quand ça ne va pas. Là j’ai atteint les 205 km mais il en reste encore 285. Les douleurs ont eu raison de mon tempo, des délais à tenir, des temps de récupération que je ne peux plus m’accorder. Et des questions qui m’assaillent. Déçu même si je n’ai rien à me reprocher. On ne peut rien me reprocher et ça m’est important de le savoir. Mais c’est dur et inquiétant pour l’avenir. Si je retente une course de ce calibre kilométrique, il me faut plus de délai à disposition, pour avoir du temps de récupération durant la course, durant les nuits, afin que le pied ou les endroits sensibles puissent se refaire partiellement et accepter de remettre la compresse pour une nouvelle période de 100-120 km journalière. L’avenir le dira ou non? À suivre…

News postée le : 18.12.2025

2025.11.13 Jubiläumslauf 24 h Ubstadt-Weiher

24h d’Ubstadt-Weiher, le club Laufsportgesesellschaft Weiher, LSG Weiher fêtait ses 10 ans de fondation du club et pour cela, le club a organisé ses premiers 24h. Parcours plat dans un camping, tente chauffée, nourriture et boisson à profusion, offerte gratuitement. Quelques excellents coureurs au départ vont rapidement arrêter. Il fait très froid, 1 degré humide avec un petit vent. Rapidement je me rends compte que le rythme que je pensais devoir être agréable, 9kmh, ne l’est pas. Je peine à le tenir après 4h de temps. Je ne regarde plus trop ma montre et essaie juste d’aller au mieux.

Je remonte régulièrement au classement et j’augmente mon avance sur les gars de ma catégorie. Avec 166.233 km

Finalement 11e scratch, 10e homme, 1er m65 mais aussi des m60 et m55, 2e m50. Énormément mal au pied gauche sur les dernières heures. Un grand merci à Julia pour son assistance dans ce froid. À bientôt

News postée le : 18.12.2025

2025.10.19 au 29 Via Kalchaki, 10 étapes en Argentine

Via Kalchaki Argentine, 410 km en 10 jours du dimanche 19 au mercredi 29 octobre.

2025.10.19 dimanche, petit prologue en côte de 3.5 km avec 210 m D+.

Casimir 24 ans, le seul vraiment jeune de tous les 12 coureurs, gagne en 19 min 59, je termine 3e à 3 secondes de Vincent Perreau qui me distancie sur les derniers 350 m après m’être revenu dessus 400 m avant. Impossible de sprinter pour essayer de le reprendre, j’étais déjà à fond.

2025.10.20 Lundi, 1ère étape 39.9 km assez plat avec des vagues qui nous donnent 278 m D+.

Je navigue en 5e position, à 100-200 m derrière Casimir Dumont St. Priest et Lionel Rivoire. Cathy Perreau et son mari Vincent très vite avec 500 m d’avance puis on ne les voit plus malgré une route souvent rectiligne. Lionel et Casimir marchent dans les montées de ces vagues. Je me rapproche mais ils remettent à chaque fois bien les gaz. Ça me convient très bien de suivre le rythme que j’ai, sans trop devoir demander à mon corps. Puis subitement, nous revenons sur Cathy en difficulté au 25e km 1 km avant le 2e et dernier ravito. Je rattrape à cet endroit Casimir et Lionel et je remplis rapidement mes 2 gourdes. Je repars en 2e position et j’accélère un peu durant 4 km histoire de faire un trou que j’espère dissuasif. Casimir revient à 200 m mais va faiblir ensuite et la chaleur nous fait tous un peu souffrir sur les derniers kilomètres. Heureusement avec mes 2 gourdes de coca et d’eau, je tiens jusqu’à l’arrivée où j’arrive 17 minutes après Vincent qui a bien accéléré sur les 14 derniers kilomètres.

Paysages pas trop folichons en début de journée mais qui s’améliorent nettement à l’approche des montagnes.

J’espère que demain pour la plus longue étape ayant le plus de dénivelé (50.8 km avec env 1000 m D+) que je ne ressentirai pas trop de mes efforts de fin de course qui m’ont vu de déroger un peu à mon rythme que je voulais tenir pour l’entier de l’étape. Mais ça fait toujours plaisir de faire un bout presque tout devant.

 

 

News postée le : 18.12.2025

2025.10.02 au 06 Backyard Ultra Tour du Lac de MONTEUX (Avignon)

Ultra tour du lac de Monteux Backyard, UTLM backyard du jeudi 2 à 15 h à… aussi longtemps que vous pouvez courir 6.706 km en 1 h maximum avec 1 nouveau départ chaque heure.

Un format de course qui est difficile pour moi. J’espérais atteindre les 30 tours histoire d’améliorer mon record de l’année dernière d’un tour minimum.

Depuis la TransSwissRun, mes entraînements passaient de très bonnes sensations à de mauvaises, d’un jour à l’autre. Les dents de scie… qui laissent augurer de belles choses, à rien de bien également.

Mes 3 premiers tours m’ont laissé entrevoir que ça irait très bien. Puis déjà un coup de frein… au 7e tour j’étais content d’avoir au moins la distance d’un ultra marathon, ça n’allait plus très bien question énergie et mentalement, j’avais pas trop d’envie de courir. J’avais aussi l’impression d’être en manque de sommeil, les voyages pour aller et revenir d’Athenes ayant rogné des nuits de sommeil à 6:30 et 4:30, avec une nuit quasi blanche en ravitaillant Julia au Spartathlon, se faisant sentir. Des gênes à respirer, l’impression d’être sans force au niveau du coffre et d’avoir sans cesse faim ne présageaient rien de bon à ce moment là. Courant en dessous des 50 minutes, j’ai réussi à dormir plusieurs fois 5-8 minutes et d’avaler rapidement des calories jusqu’au 12 h. Je me fixais des objectifs intermédiaires de 3 tours en 3 tours qui sont à chaque fois 20 km de parcourus supplémentaires. Objectif 10 tours, puis 80 km, 100 km ou 15 tours, puis 120 km 18 tours, 140 km avec déjà des douleurs musculaires, l’objectif des 100 miles 160 km 24 tours atteint assez difficilement. Le 25e tour à valider pour passer au classement les nombreux arrêts de concurrents, le 26e où je dois me faire déjà violence pour tourner à mi-parcours avec un peu de marge, je le valide aussi difficilement, je ralentis sans le vouloir mais me dis que ça va peut-être me permettre d’économiser quelques forces pour atteindre les 30 tours. Sauf que malgré cette vitesse lambinante, je suis à fond… Je dois vraiment tirer sur toutes les cellules du corps pour tourner à mi distance en dessous des 30 minutes et je suis bien obligé de faire pareil pour finir le 27e tour. Je repars pour le 28e mais le réservoir est vide de chez vide. J’essaye de trottiner pour relancer la machine mais je dois me mettre à marcher et là pour moi c’est la fin des haricots, la récolte des tours est terminée, je ne sais pas marcher rapidement, surtout si je suis à bout. J’ai regardé et encouragé les 26 coureurs encore sur le circuit à l’endroit du demi-tour et j’ai été ramené à l’arrivée sur un porte bagage avant de vélo. J’étais fracassé. J’étais broyé comme disait un autre coureur, j’ai au moins appris un nouveau terme.

Je n’aurais pas cru atteindre 27 tours, je ne me sentais pas terrible. C’est ma 2e meilleure marque sur les 6 que j’ai faite. C’est pas terrible en comparaison des meilleurs mais je n’ai rien à me reprocher. J’ai donné tout ce que j’avais. Ce format n’est pas non plus très plaisant pour moi. J’ai eu un estomac étonnant qui a tout bien accepté ce que je lui enfilais. Merci à Julia pour son soutien indéfectible et de qualité, qui me permettait de profiter pleinement des minutes de répit entre les tours. Un grand merci pour les nombreux encouragements des spectateurs, accompagnateurs des autres coureurs, des organisateurs, des autres coureurs, des amis et des concurrents directs… n’est-ce pas Eric? L’ambiance est assez extraordinaire, j’en bave toujours beaucoup sur ces Backyard, mais à Monteux, tout est parfait, ça fait ch..anter ça me pousse à y revenir… enfin on verra.

Des nouvelles connaissances faites durant et après la course, nous sommes revenus samedi pour encourager les champions encore sur le parcours et rediscuter avec toutes ces personnes sympathiques qui nous donnent tant d’énergies positives par des paroles pleines de gentillesses.

Vraiment dur mais vraiment énergisant… ce sont les pôles qui s’affrontent.

Et un immense immense bravo aux coureurs, qui tournent qui tournent… et à tous ceux qui sont venus se défier.

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News postée le : 13.10.2025

2025.09.278 & 28, Julia au Spartathlon de 245 km

Quelques nouvelles de Julia du Spartathlon,hier magnifique de régularité avec un rythme assez constant, qui baisse assez peu si le terrain est relativement plat, elle accuse un petit coup de mou en fin de nuit, après environ 21 h d'effort. Parti hier de l'Acropole à 7 h du matin, les temps de passage au marathon et à chaque ravitaillement jusqu'au 81è km spécialement, obligent à partir un peu plus vite que souhaité, et cela finit tôt ou tard par se payer. Mais elle n'en souffre pas trop tout de même.. Avec la pluie glaciale comme la température bien descendue à 11 degrés, qui a coûté des hypothermies à quelques-uns, ça n'aide pas. Le passage de la montagne sur les sentiers rocailleux et bien raides en descente font chuter à tous, la moyenne horaire, comme les autres montées parfois bien raides sur l'asphalte, mais dans une moindre mesure. Mais Julia s’est bien reprise avec le lever du jour et le moral était toujours bien focalisé sur l’objectif d’atteindre Spartes le mieux possible. Elle fait une course remarquable, elle remonte au classement inlassablement, grâce à son tempomat qui la régularise à pouvoir courir constamment, au contraire de beaucoup qui marchent de plus en plus souvent.

Avec une chute sans gravité dans la descente de la montagne mais une autre chute sur l’asphalte en fin de descente qui a fait couler le sang à plusieurs endroits, plus de peur que de mal même si c’était quand même assez impressionnant.

Julia finit 8e femme, 50e du scratch h/f, en 30h49 après avoir apparu à la 49è place, sur le live d'arrivée.

Magnifique première pour son Spartathlon, à quand le 2ème ?
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News postée le : 13.10.2025

2025.09.14 au 18 puis au 20 TransSwissRun 508 km, de Chancy à Müstair GR

TransSwissRun 508 km non stop avec 10’000 m D+.

Ou la traversée de la Suisse de la borne la plus à l’ouest à Chancy à celle la plus à l’est à Mustair. 4 j 5 h 51 minutes, ?

Course organisée par Markus Joerg avec tracé gpx pour se diriger. Assistance fortement conseillée. 5 cols alpins (Jaunpass, Susten, Oberalb, Albula et Ofenpass)

Il est possible de suivre les routes si l’on veut au lieu de suivre les pistes cyclables. Je choisis l’option route et le fais savoir.

Le départ est donné avec 10 minutes de retard le dimanche 14 septembre à 7:40, à l’ouest de Chancy. 7 inscrits, 6 au départ dont une femme. Nous partons 3 en tête pour traverser le canton de Genève.

Hervé Friquet est mon accompagnateur qui va me ravitailler et m’aider.

Il m’a déjà ravitaillé et assisté l’année dernière à la Mimilkil avec une belle 4e place scratch finale et 2e homme. Premier ravitaillement avec 2 gourdes au 11e km pour pouvoir parcourir les 14 suivants. Douleurs à la fesse droite depuis le 18e km, j’espère que ça ne va pas trop s’aggraver. Je perds contact avec Lilou Rabatut et Alexandre Forestieri et Eusebio Bochons me rattrape. Derrière il y a encore Matteo Tenchio et Pierre Zürcher. Paola Coccato n’a pas pu prendre le départ, blessée.

Mes problèmes articulaires se développent souvent dès le 21e km.Mon rythme baisse à contrecœur. Matteo me rattrape à l’entrée de Rolle. Ne reste plus que Pierre derrière moi. À Morges, chez le glacier Berthet, petit regroupement, Alexandre est là, j’arrive suivi par Matteo peu après. Je mange une glace qui va changer beaucoup de choses, je ronge aussi une pomme en repartant et un sandwich est emporté par Hervé pour plus tard. Repartant avant Alexandre le spécialiste de ce genre de course et devant Matteo, ils ne vont plus me revoir avant l’arrivée. Dans la raide montée de Lausanne, David Balme le chronométreur m’accompagne sur

400-500 m tout en me disant qu’Eusebio est devant à 2 km et Lilou à 1 km. Je les retrouve chez Monique au 85e km où un généreux ravitaillement est organisé. La cousine de Markus. Le fait d’avoir retrouvé les premiers me motive à fond pour essayer de tenir en tête. La montée m’a permis de revenir. Et comme discuté avec David, je vais essayer de courir longtemps la première nuit pour la jouer tactique. Et contrôler ensuite la course avec des temps de sommeil assez court.

Quand je repars de ma nuit de 2 h après charmey, 130 km de parcourus, Alexandre n’est plus qu’à 2 km. Je monte le Jaun sans traîner mais sans me faire trop mal. Hervé me renseigne sur la course grâce à une application de live stream. J’arrive à faire une descente sans être rattrapé à un bon rythme, qui va s’avérer plus rapide que celui d’Alex. Je vais creuser l’écart sur les autres ce 2e jour. Je dors 2 h à Gadmen après 250 km. 5 minutes après mon entrée dans le VW T3 une pluie diluvienne s’abat durant une bonne demi-heure. J’ai eu beaucoup de chance de ne pas devoir la subir. Depuis cette nuit là, mon avance sera de plus de 30 km avec un pic à 46 km.

Je dors en général 2 h la nuit et 1h-1h30 à un autre moment. Parfois (surtout le 2e jour) juste 5 minutes sur le ventre sur mon lit de camp pour soulager mon pied gauche qui brûle bien assez. Le dos et le nerf sciatique me laissent heureusement assez tranquille. J’ai des contacts plusieurs fois par jour avec Julia ma femme qui me renseigne et me donne quelques paroles encourageantes. Avec d’autres personnes aussi. Hervé me ravitaille à la demande selon des distances convenues entre nous et la déclivité du parcours, ses difficultés, la chaleur de la journée. Un très grand merci Hervé, toujours prêt à subvenir à mes besoins et bon cuisinier. (Mangé 15 oeufs, de délicieux haricots. Et 14 joghurts et pleins d’autres choses.)

Je me refroidis la tête dans les fontaines.

2e jour dans la descente du Susten et la montée de l’Oberalb, estomac qui n’accepte plus rien, je nourris les renards avec ce que j’essaye de manger mais qui ne me convient pas. Gros coup de mou à Sedrun mais j’arrive ensuite à me relancer depuis Disentis/ Muster pour une vingtaine de km jusqu’à la nuit. Je tangue ensuite jusqu’à Illanz où je me sens obligé de dormir un peu, après 350 km. Mon but était situé à Bonaduz pour cette 3e période de 24h, et j’y arrive après une montée à Versam et la descente qui suit avec de magnifiques vues sur le Rhin au lever du jour. Mais je dors debout, c’est assez l’horreur d’avancer dans de telles conditions. Le rythme est très mauvais aussi. À Bonaduz, 375 km je dors 2 h. Je ressors de l’auto un peu paumé, ne sachant plus très bien ce que je fais ici. Il me faut bien 10 minutes pour retrouver mes esprits. La journée qui commence doit me voir arriver au col de l’Albula. Et j’aimerais y arriver avant la tombée de la nuit. Je peux remanger comme souhaité, l’estomac tient bien. Mais il va faire très chaud depuis 11 h et surtout dans le bas du col depuis Tiefencastel à Bergùn. Col très raide par endroits. Je calcule ma moyenne et force un peu pour arriver au col à 20 h. 4 km avant j’engloutis 3 œufs au plat, théoriquement j’ai quelques minutes d’avance sur le plan. Mais je vais craquer et avoir mille peines à finir l’ascension et finalement j’arrive au col à 20:15 avec un peu de retard. Mais surtout de très mauvaises sensations corporelles thoraciques. Après m’être habillé en raison du vent polaire qui occupe les lieux, 9 km m’attendent pour atteindre La Punt-Chamues-ch. I me faut presque 2 h, j’arrive pas à me relancer et la descente me paraît extrêmement désagréable pour le corps en entier. La descente du Susten n’avait pas trop bien passé non plus mais là je suis vraiment content de retrouver du plat. J’avance encore 5 km péniblement avant de dormir 1 h sauf erreur et de manger de délicieux haricots aux herbes et à l’ail. Je bricole 2 x ma semelle gauche dans les km qui suivent et Hervé me voit d’extrême justesse dans la nuit, couché dans l’herbe à scotcher des bouts de semelle. Et je rechausse mes pumas bien plus amortissantes que mes topos. Je décide de finir cette tranche de 10 km amorcée après les haricots. Titubant de droite à gauche et de gauche à droite de la chaussée j’atteins le bus pour dormir 2 h. Je dormais littéralement debout. J’ai bu pourtant pas mal de sirop agrémenté de café soluble depuis le matin. Mais le dernier café n’a pas fait d’effet. J’ai d’ailleurs pleins d’hallucinations, voyant des maisons ou le bus à de nombreux endroits déserts de tout ça. Il me faut 2 h pour parcourir ces 10 derniers kilomètres avant de pouvoir dormir.

En repartant ça va assez bien. À Zernez, ne voyant pas venir Hervé et n’ayant pas mon téléphone portable qui est en charge, je téléphone à ma femme avec le portable d’un travailleur prenant son service à la sortie du village. Et ma femme doit ?appeler Hervé pour lui demander de me rejoindre. J’avais souci qu’il prenne une mauvaise direction comme déjà 2 fois.

Il va bientôt me rejoindre. Mon avance sur Matteo a baissé d’un peu plus de 33 km à 21 km. Mes derniers km depuis le col de l’Albula ont été trop mauvais question vitesse. L’avance se refait un peu jusqu’à mon arrivée avec presque 26 km. Je connais ce col pour l’avoir couru l’an passé lors de ouest-est des coureurs fous en 10 jours à travers la Suisse. Mais j’ai une lacune quand, je vois notre véhicule à l’hôtel Fuorn avant le col et passe sans me faire connaître par Hervé, qui s’est endormi. Je crois qu’il ne reste que 2 km mais il y en a 4 au moins et ils sont bien raides. J’y laisse un message vocal qu’il n’entend pas arriver. J’y téléphone quelques 2 km plus bas. J’aurai encore parcouru 3 km supplémentaires en descente lorsqu’il arrive. J’ai bien soif étant à sec depuis presque 10 km. Mon rythme de descente n’est pas mauvais du tout, étonné en bien. Mais j’ai des jambes de plomb sur la partie assez plate plus bas et je mange un sandwich au pâté de poulet et me décide à forcer pour retrouver une foulée de coureur pour finir ce périple. J’arrive à bien redescendre avant Valchavas direction Santa Maria jusqu’à l’entrée dans le chemin final de 4 km environ jusqu’à l’arrivée. Je me dis que je vais réaugmenter mon avance sur le 2e et les autres pour fixer définitivement à 25.9. David est venu à vélo à ma rencontre pour partager ces derniers 3 km. J’essaye de relancer sans cesse pour finir sur une note positive de coureur. Mais je remarque bien qu’il est devenu difficile de courir à 9 km/h, j’ai l’impression d’être dans un sprint. Les jambes sont vraiment lourdes.

La bière a rarement été si bonne, Hervé et David font quelques photos, je parle un moment en allemand avec des cyclistes touristes sur la course après que David ait dit que j’étais le premier…

J’avais peur de cette course avec les ennuis articulaires qui m’ont pourrit plusieurs épreuves à étapes ou les autres de cette année. Finalement, et comme d’habitude ça s’améliore au fil des jours. Je n’ai plus ressenti mon sciatique. Mais je remarque que j’ai quasiment toujours porté mes pumas beaucoup plus amortissantes que mes autres chaussures.

Très content de ma course évidemment avec ma tactique payante même si j’ai bénéficié que Matteo portait un sac de 5-6 kg et qu’il n’avait pas d’assistance et de plus qu’il était malade à vomir la première nuit. Chapeau à lui. Mais chapeau aussi à tous les autres finisheurs car c’est vraiment un très gros challenge de faire ça en non stop.

La difficulté majeure est que l’on dort un minimum, et que l’on avance en style zombie à chaque période de 24h, surtout de nuit. Des périodes de douleurs, d’autres où l’estomac n’est plus décidé à vouloir travailler et où tout alimenter dégoûte. Les renards ont bien dû m’apprécier. Le gros orteil du pied gauche qui remonte un peu et qui frotte le tissu de la savate a bien morflé. Un effleurement me fait très mal.

Hervé m’a badigeonné de gel des pieds aux genoux après la descente du Susten, ayant mal aux articulations. Ça m’a aidé.

Au début de mes siestes, toujours des grosses douleurs nerveuses aux pieds, et l’impression que mes genoux sont compressés dans un étau.

Mais avec la fatigue, depuis le mardi soir, j’arrivais à dormir, les 2 premiers jours plutôt à somnoler mais c’était quand même réparateur.

Beaucoup à dire encore mais repos… toujours bien fatigué et en manque d’équilibre aujourd’hui en marchant, alors à bientôt ?

Et la temps de 4 j, 5h, 53 minutes et quelques secondesPeut être une image de 1 personne et texte qui dit ’C froj Bcce! ?? und Ermfich eautorirz autorizz’

Peut être une image de 2 personnes

Avec Hervé Friquet, mon assistant de choc attentionné, opérationnel et dévoué magnifiquement

News postée le : 13.10.2025

2025.09.07 Etna Extrême, les 100 km del Volcano

7 sept 25, Etna Extrême ou 100 km del volcano (101.2 annoncé) 2450 D+

Départ à minuit entre samedi et dimanche. Température agréable pour la nuit. J’aurai parfois chaud avec les courants chauds et parfois froid car ça change souvent. Estomac bloqué et plein, je ne me sens pas très bien. Ça part en côte assez raide à travers Bronte, sur 1 km environ puis nous rejoignons une route genre départementale SSP 92 sauf erreur. Et ça continue à monter. Ravitaillement chaque 5 km. Je n’arrive quasiment rien à manger durant une trentaine de km. J’assure un rythme de 12 h avec les montées mais ça va pas comme je le voudrais. Hanche droite et bas de jambe douloureux, y compris la fesse droite qui pique. Depuis le 20e ça s’accentue et ça me met au ralenti jusqu’au 40e environ. Je me fais beaucoup rattrapé et je ne peux pas réagir. Ça me plombe bien le moral. Ma vitesse chute à 6 kmh environ. Ma moyenne en prend un coup aussi. Puis ça va s’améliorer par tronçons, des moments ok, d’autres toujours aussi difficiles. Au 50e km à la base de vie pour retrouver nos sacs je retrouve une bonne dizaine de coureurs qui m’avaient dépassé. Une grosse commission va me libérer et j’ai aussi nettement moins mal dans la descente qui nous attend sur 3-4 km. Je vais moins vite que les autres mais j’arrive à limiter la casse. Puis une montée de 1600 D+ nous occupe bien jusqu’à 1930 m d’altitude. Je vais rattraper sauf erreur 19 coureurs jusqu’au point de basculement pour attaquer le début de la descente finale (entrecoupée de quelques remontées)

Depuis ce point, Rifugio Sapienza, jusqu’à l’arrivée je vais rattraper une dizaine d’autres coureurs.

Et jamais ils n’arrivent à me suivre ou prendre mon rythme. C’est étonnant mais dans les parties raides de l’ascension le bas de la jambe me faisait parfois très mal, y compris la hanche mais en descente, quasi pas de douleur si ce n’est le pied gauche que je dois recroqueviller à fond. J’ai changé de semelles à la moitié et transformé la semelle en milieu d’ascension.

Aux ravitos, je fais hyper vite et mange toujours très peu aujourd’hui. Mais j’ai utilisé mes 3 gels sur la fin. De rattraper des coureurs assez régulièrement, ça me motive à accélérer en les dépassant afin de les décourager à me suivre. Et au jumelage des 100 km d’Asolo et de l’Etna, cela m’a fait terminer 3e , 3 minutes devant le 4e, j’ai eu de la chance.

À mon avis je dois avoir le nerf sciatique coincé. J’ai fait 2 séances de stretching durant la course, pour le dos et les fessiers et ça m’a fait du bien.

Je termine aussi 1er de ma catégorie. Même si j’espérais faire un temps comme à Asolo, ces 2 h de plus me satisfont quand même avec les cadeaux d’être bien classé. C’est quand même grâce à ma renonciation d’abandonner que finalement ça a payé. Mais j’y ai pensé mais comme cette année j’ai déjà eu un abandon, c’était pas à l’ordre du jour. Mais j’en avais marre clairement, ça m’arrive trop souvent de devoir lutter, et d’avancer au ralenti en ayant mal ça n’aide pas à avoir du plaisir. Donc cerveau sur off, avancer sans réfléchir et sans calculer le temps final… qui serait démotivant au possible.

Sur les 13-14 derniers km, sentiers de trail très techniques, surtout avec des chaussures de routes instables. C’était magnifique question paysage mais plusieurs ont juré. Après 87 km ça n’était pas évident de devoir lever les pieds et d’essayer d’avancer rapidement.

Très chaud depuis midi, final épuisant car quasiment pas d’ombre.

Rencontré avant la course, Romain Joly, Francesco Adornetto (mines réjouies) Jean Michel Colombaro et sa femme

News postée le : 13.10.2025

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