100km de Seregno

Photos du site : www.stampaeventi.it

        

100 km de Seregno – Italie, 3 avril 2011, soleil, chaleur, coup de pompe, 3ème M 50, 20ème scratch 8h36.43

        

Les éléments qui expliquent peut-être mon chrono qui me déçoit un peu. Ce qui a pu y contribuer dans une certaine mesure.

Dans l’ordre plus ou moins des événements.

Après mon 50 km de Marburg en 3h36.42 et malgré des crampes lors des derniers 10 km, d’abord dans les avant-bras puis, plus pénalisant dans les mollets, je pensais sincèrement être capable de viser les 8h – 8h10 sur 100 km. Avec une marge de 20 minutes environ par rapport à mon temps de Marburg pour courir les 50 premiers km de Seregno en 3h56, je me disais que je devrais encore être assez frais pour réaliser un chrono de 4h04 à 4h14 pour les 50 derniers et être dans cette tranche de 8h – 8h10.

Mon mois de mars est marqué par un entraînement de volume, 814 km avec 4 jours de repos, dont les 30 et 31 mars pour favoriser la récupération avant Seregno. C’est un fait, c’est un gros volume, avec plusieurs sorties de 50 km, dont une de 85. Excellent pour préparer un 48h ou un 6 jours, ce que je m’apprête à faire en mai et en juin. Ce serait assurément bon aussi pour un 24h, mais pour un 100 km, le volume nuit à une vitesse soutenue en résistance, en endurance rapide. Il y a quelques années, jusqu’en 2009, les 100 kms que je préparais auparavant étaient ciblés 100 km dans la préparation qui était différente. A savoir, des courses de 10 à 20 km pour acquérir une bonne vitesse et des entraînements de 35 à 40 km maximum et une fois par semaine à une vitesse supérieure de 1 km/h à la vitesse moyenne du 100 km. Soit une séance de 3h- 3h30 à 13.5 - 14 km/h. Ce que je ne suis pas en mesure de faire, pour raison de fatigue quand je cours environ 200 km par semaine.

Je travaille ma vitesse dans des séances de 8x3.30 à 7x4 min. une fois par semaine, mais sinon, je plafonne à 13 km/h sur une heure. Si j’allonge à ce tempo, je suis trop fatigué le lendemain pour les 25 km planifiés.

Le hic vient du fait que mes compétitions sont trop rapprochées, car je suis gourmand ou boulimique de courses. Je n’arrive pas à cibler suffisamment quand des grosses compétitions se succèdent chaque mois, ce qui exige un investissement énorme en temps et en kilomètres si on veut y faire de grosses performances. Comme j’axe la priorité sur les courses sur les longues, les résultats sont plus mitigés sur des distances plus courtes, y compris pour un 100 km. Mais mes résultats de 2010 sur 48 h et 6 jours me donnent raison. Et ce 100 km est par contre excellent en tant que préparation pour mes 48h. Deux jours après, j’arrive à courir 25 km en 2 séances, à plus de 12 à l’heure. J’ai eu quelques douleurs le lendemain mais un passage chez le physio m’a bien retapé.

La nuit précédant la course, je me réveille à 2h du matin à cause d’un violent mal de crâne, les yeux comme enfoncés dans leurs orbites et le dessus qui cogne également. Une pastille de 1 g de Paracétamol me permettra de me rendormir vers les 3h mais lors du réveil à 5h, je ressens encore des douleurs dans les yeux. Après le déjeuner et la libération de notre chambre d’hôtel, le trajet de 5 km jusqu’au départ à 7h, je ne ressens plus rien. Mais je remarque d’entrée que mes jambes sont lourdes et que je ne suis pas à l’aise. Cela dure environ 2 h de temps. A partir du 25ème kilomètre, toujours dans mes plans, je reprends espoir, me sentant mieux. Mais de courte durée.

Avec les premières chaleurs de l’année, l’entame des 50 derniers kilomètres se fait sentir. Je me sens mal à nouveau pour les 25 premiers km de la seconde boucle, ayant des vertiges parfois. C’est début avril et il fait chaud, trop chaud pour la saison et pour ce à quoi on est habitué cette année, j’ai du mal à supporter. Je m’arrose pour refroidir la tête mais je rechauffe rapidement. Mon rythme est à ce moment pas terrible. Les 25 derniers kilomètres, s’ils ne seront pas beaucoup plus rapides me seront plus agréables. Je me sens mieux et ne subis plus. Mais le retard pris n’est pas rattrapé, seul l’hémorragie des minutes perdues sur mon rythme espéré est contrôlée. Verdict : 8h36.43.

Ayant couru avec le 1er de ma catégorie une grande partie des 50 premiers kms, encore avec lui à l’attaque de la seconde boucle, j’ai été étonné malgré tout de ne perdre que 9 minutes. Il a connu un problème à partir du 70ème km. Je me voyais déjà à ½ heure de lui.

Un autre fait qui peut aussi jouer un rôle, même si je ne l’aborde pas volontiers, est que je prends comme tout le monde des années. En fait, ça a commencé le jour de ma naissance, alors me le dire…je n’apprends rien. Certains me le rappellent depuis 10 ans mais je ne veux pas en prendre compte pour planifier mon entraînement qui reste similaire en volume, ma motivation est aussi toujours assez semblable, je remarque juste que gentiment le rythme s’amenuise…un peu sur toutes les distances. Mais de là à perdre 32 minutes sur le même parcours en 2 ans, je ne l’accepte pas. Surtout qu’il y a 2 ans, ce n’était pas parfait non-plus, ayant eu une hypoglycémie au 94ème km, devant même marcher avant le ravitaillement du 95ème qui me sauvait littéralement.

Alors, un peu de tout ça résumé ci-dessus a fait que la forme du jour s’en est ressentie….

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Julia lors de la course des 50 km, une histoire à dormir debout…

Julia a couru les 50 km en 4h10, 4ème femme overall, disqualifiée… Voici les faits : A l’arrivée, elle va demander si elle s’est trompée de parcours car elle a vu des coureurs lui arriver par une rue de côté, à vive allure, quelques kms avant l’arrivée. Elle ne savait pas qu’il y avait un semi-marathon qui empruntait les derniers kms de notre parcours. Les chronométreurs regardent son temps de passage au 25ème km, ils voient qu’elle a couru plus vite les 25 derniers, il la disqualifie. Elle a eu beau dire, et moi aussi après ma course, qu’elle était partie tranquille en 5.15 au km, pour ensuite courir en 4.45 environ, qu’elle valait 1h30 au semi et qu’elle avait l’habitude du long, rien à faire, ils ne voulaient pas admettre qu’elle ait pu aller plus vite. Elle a aussi dit qu’elle était dans un petit groupe, que les autres coureurs du 50 km ou du 100 km qui étaient devant elle avaient emprunté le même parcours, ils ne voulaient rien entendre, ils étaient bornés mais n’ont pas cherché à savoir qui étaient avec elle à ce moment là. Du moment qu’elle avait eu un doute, elle s’était trompé, point final.

Des vrais abrutis pour rester poli !!!… il n’y a pas d’autres mots. Surtout, que son doute concernait peut-être une centaine de mètre, car elle contrôlait chaque km au temps, pour voir si elle tenait son rythme. Comme elle a eu à ce moment là, une différence de 30 secondes environ, elle s’est dit qu’elle s’était trompée. Mais les panneaux des kms n’étaient pas toujours placés précisément, car j’ai aussi constaté, au début, quand je contrôlais mon rythme, qu’il y avait des différences de temps, alors que le tempo restait le même. Alors ensuite, je regardais seulement chaque 5 km, ça atténue les différences si les kms sont mal placés. De plus, à chaque carrefour il y avait quasiment toujours un bénévole pour nous diriger, donc je ne sais pas comment ce serait possible de se tromper pour faire 100 à 150 m de moins.... c’est tout bonnement impossible à mon avis.

Ils étaient prêts à lui donner un prix pour sa 4ème place, ce que nous avons refusé s’ils ne l’intégraient pas dans le classement. Ils se réfugiaient ensuite dans le règlement qui dit que les réclamations doivent être faites dans les 30 minutes. En fait ils ne pouvaient pas vraiment se justifier, pourquoi elle et pas les autres qui étaient avec elle. Finalement, ils faisaient mine de nous ignorer, et demandant alors expressément ce qu’ils décidaient pour en finir, un chronométreur a fait mine de téléphoner ailleurs, à un juge extérieur qui n’a quasiment rien entendu des faits vu la longueur du téléphone, pour nous signifier que c’était sans appel, qu’elle était disqualifiée. Ils ont eu droit à ma façon de penser, m’énervant un peu à ce moment là. Une chose est sûre, on n’est pas copains et ils l’ont bien compris.

Le marquage des kms mal placés est un vrai problème en course si on veut contrôler son rythme. A Cheseaux, aux Traîne-Savates, j’aurais fait mon 1er km en 3.24 environ, ce qui est impossible. Puis il y a subitement plus loin des kms en plus de 4 minutes alors que le tempo reste le même. Donc si la distance est juste, le placement des panneaux kilométriques n’est pas au bon endroit. Et cela arrive souvent…Cela ne doit pas être si compliqué de les mettre à la bonne place ? A Seregno, il y avait ainsi des kms qui variaient de 30 secondes.

Noiraigue, le 11 avril 2011